Simon DENIS (Anvers, 1755 - Naples, 1813) Le Vésuve en éruption Papier marouflé sur carton Daté dans la pâte en bas à droite : « 1804 » 46 x 61 cm Parallèlement à ses œuvres destinées à la clientèle aristocratique du «Grand Tour», on trouve dans l’œuvre de Simon Denis un ensemble d’études en plein air, généralement sur papier. Ces œuvres réalisées sur le motif, révélées à l’occasion de l’exposition Paysage d’Italie (Annales du Muséum d’histoire naturelle, Paris, 1804, vol.5, p.448-461), offrent une liberté de motif et de cadrage qui rappellent celles de Valenciennes, rentré à Paris en 1785 et que Denis aurait pu connaître avant son départ en 1786 pour l’Italie. Dans son Voyage de Paris à Naples et dans la notice qu’il consacre à Simon Denis dans son Dictionnaire des artistes néerlandais (Eijnden, Roeland van, Willigen, Adriaan van der, Geschiedenis der Vaderlandsche Schilderkunst, Haarlem, A. Loosjes, 1816-20, pp. 315-318), le compatriote de Denis, l’écrivain Adriaan van der Willigen, rapporte qu’en 1805 celui-ci travaillait à l’exécution d’une commande pour l’Espagne représentant l’éruption du Vésuve de septembre 1804. Cette toile, aujourd’hui disparue, représentait la coulée de lave envahissant les cultures, que des paysans effrayés tentent de sauver au péril de leur vie ; mais surtout, alors qu’il visite l’atelier de l’artiste il remarque plusieurs études et croquis dont une en particulier réalisée sur le motif à proximité du volcan au moment même de cette irruption. Cette dernière pourrait correspondre à la nôtre. Notre vue du Vésuve représente le paroxysme de l’éruption en 1804. Il s’agit du panorama que l’on pouvait embrasser à proximité de la villa Angelica, observatoire utilisé par sir Hamilton pour la rédaction de ses Campi Phlegraeri entre 1776 et 1779, textes fondateurs de la vulcanologie.
Estimation
20 000 € - 30 000 €
Résultat
51 200 €
Frais de vente
28%
Simon DENIS (Anvers, 1755 - Naples, 1813)
Le Vésuve en éruption
Papier marouflé sur carton
Daté dans la pâte en bas à droite : « 1804 »
46 x 61 cm
Parallèlement à ses œuvres destinées à la clientèle aristocratique du «Grand Tour», on trouve dans l’œuvre de Simon Denis un ensemble d’études en plein air, généralement sur papier. Ces œuvres réalisées sur le motif, révélées à l’occasion de l’exposition Paysage d’Italie (Annales du Muséum d’histoire naturelle, Paris, 1804, vol.5, p.448-461), offrent une liberté de motif et de cadrage qui rappellent celles de Valenciennes, rentré à Paris en 1785 et que Denis aurait pu connaître avant son départ en 1786 pour l’Italie.
Dans son Voyage de Paris à Naples et dans la notice qu’il consacre à Simon Denis dans son Dictionnaire des artistes néerlandais (Eijnden, Roeland van, Willigen, Adriaan van der, Geschiedenis der Vaderlandsche Schilderkunst, Haarlem, A. Loosjes, 1816-20, pp. 315-318), le compatriote de Denis, l’écrivain Adriaan van der Willigen, rapporte qu’en 1805 celui-ci travaillait à l’exécution d’une commande pour l’Espagne représentant l’éruption du Vésuve de septembre 1804. Cette toile, aujourd’hui disparue, représentait la coulée de lave envahissant les cultures, que des paysans effrayés tentent de sauver au péril de leur vie ; mais surtout, alors qu’il visite l’atelier de l’artiste il remarque plusieurs études et croquis dont une en particulier réalisée sur le motif à proximité du volcan au moment même de cette irruption. Cette dernière pourrait correspondre à la nôtre.
Notre vue du Vésuve représente le paroxysme de l’éruption en 1804. Il s’agit du panorama que l’on pouvait embrasser à proximité de la villa Angelica, observatoire utilisé par sir Hamilton pour la rédaction de ses Campi Phlegraeri entre 1776 et 1779, textes fondateurs de la vulcanologie.
Vente
mardi 21 mars 2023・14:00 (Europe/Paris)
Salle 9 - Hôtel Drouot
9, rue Drouot
75009 Paris