François Pascal Simon GÉRARD, dit BARON GÉRARD (Rome, 1770 - Paris, 1837) La Justice Paire d’huiles sur toile et papier huilé marouflé sur toile Esquisses pour le pendentif du Panthéon (Paris, 1832-1836). Une étiquette ancienne en bas à gauche, portant le numéro : « 9 » ; une étiquette ancienne en bas à gauche, portant le numéro : « 8 ». Selon la tradition familiale, ces étiquettes furent probablement appliquées pendant le partage successoral du comte Foy. 46 x 55 cm (Rentoilées mais châssis d’origine) Provenance : - Baron Henri Gérard (1818-1903), neveu et héritier du baron François Gérard. - Comtesse Marie Foy (1849-1915), fille du précédent ; demeuré dans sa descendance. En 1821, Gérard obtient la commande du décor des quatre pendentifs de la coupole du Panthéon. Il choisit d’y représenter La Mort, La Patrie, La Gloire et La Justice. Si les quatre compositions sont probablement en grande partie définies dans les années qui suivent, l’exécution des pendentifs est quant à elle sans cesse repoussée. En 1830, le ministre Guizot demande à l’artiste de reprendre ses études pour les adapter au « caractère purement patriotique et national » de l’édifice. C’est de cette période que datent nos deux esquisses. Dans la première des deux compositions, La Justice, une balance sous le bras et armée de son glaive, vient au secours de la Vertu, étendue au premier plan, qu’oppriment l’Envie, la Calomnie, la Violence, le Mensonge et la Vanité. Très proche de la version définitive, une de nos esquisses présente quelques variantes comme le Pégase en haut à gauche qui est remplacé par un orage. La seconde esquisse quant à elle diffère bien plus de l’exécution finale. Gérard propose plusieurs compositions différentes pour un même sujet. Ainsi, La Justice ne vient plus au secours de La Vertu mais abat son bras vengeur sur les vices qui l’entourent et qui prennent la fuite. Cette composition dénote avec toutes les autres, La Justice y étant vu de dos, là où la Gloire, la Mort et la Patrie sont toutes traitées de manière très frontale, presque hiératique. Il existe également deux dessins en lien avec une troisième proposition toute aussi différente (Paris, musée du Louvre). La Justice semble être le pendentif pour lequel le plus de documents sont conservés. Quatre grands modelli très aboutis, de même provenance que nos esquisses, sont réapparus en 1999 à la galerie Michel Roche (collection particulière). Il s’agit du dernier grand chantier du peintre.
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30 720 €
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François Pascal Simon GÉRARD, dit BARON GÉRARD (Rome, 1770 - Paris, 1837)
La Justice
Paire d’huiles sur toile et papier huilé marouflé sur toile
Esquisses pour le pendentif du Panthéon (Paris, 1832-1836).
Une étiquette ancienne en bas à gauche, portant le numéro : « 9 » ; une étiquette ancienne en bas à gauche, portant le numéro : « 8 ». Selon la tradition familiale, ces étiquettes furent probablement appliquées pendant le partage successoral du comte Foy.
46 x 55 cm
(Rentoilées mais châssis d’origine)
Provenance :
- Baron Henri Gérard (1818-1903), neveu et héritier du baron François Gérard.
- Comtesse Marie Foy (1849-1915), fille du précédent ; demeuré dans sa descendance.
En 1821, Gérard obtient la commande du décor des quatre pendentifs de la coupole du Panthéon. Il choisit d’y représenter La Mort, La Patrie, La Gloire et La Justice. Si les quatre compositions sont probablement en grande partie définies dans les années qui suivent, l’exécution des pendentifs est quant à elle sans cesse repoussée. En 1830, le ministre Guizot demande à l’artiste de reprendre ses études pour les adapter au « caractère purement patriotique et national » de l’édifice. C’est de cette période que datent nos deux esquisses.
Dans la première des deux compositions, La Justice, une balance sous le bras et armée de son glaive, vient au secours de la Vertu, étendue au premier plan, qu’oppriment l’Envie, la Calomnie, la Violence, le Mensonge et la Vanité. Très proche de la version définitive, une de nos esquisses présente quelques variantes comme le Pégase en haut à gauche qui est remplacé par un orage. La seconde esquisse quant à elle diffère bien plus de l’exécution finale. Gérard propose plusieurs compositions différentes pour un même sujet. Ainsi, La Justice ne vient plus au secours de La Vertu mais abat son bras vengeur sur les vices qui l’entourent et qui prennent la fuite. Cette composition dénote avec toutes les autres, La Justice y étant vu de dos, là où la Gloire, la Mort et la Patrie sont toutes traitées de manière très frontale, presque hiératique. Il existe également deux dessins en lien avec une troisième proposition toute aussi différente (Paris, musée du Louvre).
La Justice semble être le pendentif pour lequel le plus de documents sont conservés. Quatre grands modelli très aboutis, de même provenance que nos esquisses, sont réapparus en 1999 à la galerie Michel Roche (collection particulière). Il s’agit du dernier grand chantier du peintre.
Vente
mardi 21 mars 2023・14:00 (Europe/Paris)
Salle 9 - Hôtel Drouot
9, rue Drouot
75009 Paris