GUERRE 1914-1918. Manuscrit, Lettre de la Guerre 1914-1918 ; 17 pages et demie in-fol. d’un grand cahier cartonné à dos et coins toilés noir (le reste vierge). Copie d’une écriture appliquée de 26 lettres (la 27e inachevée) écrites par le militaire « Auguste » à son épouse Berthe à Vidalon dans l’Ardèche, du 15 août 1914 au 18 janvier 1915. Il raconte les premiers combats, les premières victoires françaises, puis la guerre. Il fait preuve d’un beau patriotisme, la rassure constamment, etc. Nous n’en citerons qu’un court extrait : « Rupt, 7 décembre […] je pourrais te faire voir quelque chose de terrible depuis le 4 octobre près de 200 boches sont étendus dans la plaine devant nous à la jumelle on distingue très bien leurs corps. Il y a 2 mois qu’ils sont là sans que personne puisse aller les chercher pour les enterrer, car le premier qui se montre hors de la tranchée est impitoyablement fusillé. Heureusement que ce n’est pas l’été car ce serait une infection »… Le 17 décembre il se réjouit : …« il paraît qu’on doit leur envoyer […] 600 à 800 obus. On va avoir les oreilles cassées seulement ça fait tellement plaisir à mes fantassins qu’on les aide un peu »…
Estimation
100 € - 150 €
Résultat
Non vendu
Frais de vente
28%
GUERRE 1914-1918. Manuscrit, Lettre de la Guerre 1914-1918 ; 17 pages et demie in-fol. d’un grand cahier cartonné à dos et coins toilés noir (le reste vierge).
Copie d’une écriture appliquée de 26 lettres (la 27e inachevée) écrites par le militaire « Auguste » à son épouse Berthe à Vidalon dans l’Ardèche, du 15 août 1914 au 18 janvier 1915. Il raconte les premiers combats, les premières victoires françaises, puis la guerre. Il fait preuve d’un beau patriotisme, la rassure constamment, etc. Nous n’en citerons qu’un court extrait : « Rupt, 7 décembre […] je pourrais te faire voir quelque chose de terrible depuis le 4 octobre près de 200 boches sont étendus dans la plaine devant nous à la jumelle on distingue très bien leurs corps. Il y a 2 mois qu’ils sont là sans que personne puisse aller les chercher pour les enterrer, car le premier qui se montre hors de la tranchée est impitoyablement fusillé. Heureusement que ce n’est pas l’été car ce serait une infection »… Le 17 décembre il se réjouit : …« il paraît qu’on doit leur envoyer […] 600 à 800 obus. On va avoir les oreilles cassées seulement ça fait tellement plaisir à mes fantassins qu’on les aide un peu »…
Vente
mardi 14 mars 2023・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris