Jehan RICTUS (1867-1933). 8 L.A.S, dont 4 avec dessins, Paris 1908-1914, à Frédéric Brou ; 1908-1914 ; 17 pages in-8.
Belle correspondance illustrée de dessins à la plume.
[Le sculpteur Frédéric Brou (1862-1925) était un ami de Léon Bloy, qui avait défendu son projet pour la tombe de Villiers de l’Isle-Adam.]
10 août 1908, envoi d’un article du Matin, sur la bagarre mortelle entre deux rôdeurs, « deux loups » qu’il dessine avec la légende « Les deux loups décidèrent d’en venir aux mains, etc. etc. Pour le Sottisier ». 10 mars 1911 : il voudrait vendre ses « dessins de Rodin (si légers) Avec ce viatique, je pourrais lâcher les poèmes que je polissais pour Comœdia » ; dessin (pour faire rire Thérèse, fille de Brou et sa filleule) « Cousot dans Paris ». 10 juillet 1911. Il s’installe Rue Camille Tahan et aurait besoin de plâtre et d’une glace d’occasion. 21 décembre 1911. Il ne sera pas là pour Noël mais a rencontré le Petit Jésus qui lui a donné un livre pour Thérèse. 5 septembre 1912. Il recherche « les notes et photographies sur Rosso [le sculpteur Medardo Rosso] que je vous avais remises pour éclairer la lanterne du père Bloy » ; il en a besoin pour un article pour Comœdia ; « je vous jure que je vais essayer de faire boire la goutte à Rodin. Oui, il va prendre quelque chose ! » ; il embrasse tout le monde même l’oiseau Fifi, qu’il dessine à la fin de la lettre face à son profil. 6 septembre, il a tout retrouvé : « A présent nous allons faire boire une grande tasse de chiendent à la grande barbe de l’hôtel Biron ». 20 décembre 1912. Il envoie un livre à Thérèse – avec dessin du Petit Jésus lui remettant le livre « Pour la petite Sainte de la rue Tourlaque ». 10 juillet 1914. Au sujet d’une lettre qu’il écrit à Henri Barbot à propos de son livre Paris en feu , « avec une énorme envie de rigoler (contenue) »…
Live lundi 13 mars 2023・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°169

Jehan RICTUS (1867-1933). 8 L.A.S, dont 4 avec dessins, Paris 1908-1914, à Frédéric Brou ; 1908-1914 ; 17 pages in-8. Belle correspondance illustrée de dessins à la plume. [Le sculpteur Frédéric Brou (1862-1925) était un ami de Léon Bloy, qui avait défendu son projet pour la tombe de Villiers de l’Isle-Adam.] 10 août 1908, envoi d’un article du Matin, sur la bagarre mortelle entre deux rôdeurs, « deux loups » qu’il dessine avec la légende « Les deux loups décidèrent d’en venir aux mains, etc. etc. Pour le Sottisier ». 10 mars 1911 : il voudrait vendre ses « dessins de Rodin (si légers) Avec ce viatique, je pourrais lâcher les poèmes que je polissais pour Comœdia » ; dessin (pour faire rire Thérèse, fille de Brou et sa filleule) « Cousot dans Paris ». 10 juillet 1911. Il s’installe Rue Camille Tahan et aurait besoin de plâtre et d’une glace d’occasion. 21 décembre 1911. Il ne sera pas là pour Noël mais a rencontré le Petit Jésus qui lui a donné un livre pour Thérèse. 5 septembre 1912. Il recherche « les notes et photographies sur Rosso [le sculpteur Medardo Rosso] que je vous avais remises pour éclairer la lanterne du père Bloy » ; il en a besoin pour un article pour Comœdia ; « je vous jure que je vais essayer de faire boire la goutte à Rodin. Oui, il va prendre quelque chose ! » ; il embrasse tout le monde même l’oiseau Fifi, qu’il dessine à la fin de la lettre face à son profil. 6 septembre, il a tout retrouvé : « A présent nous allons faire boire une grande tasse de chiendent à la grande barbe de l’hôtel Biron ». 20 décembre 1912. Il envoie un livre à Thérèse – avec dessin du Petit Jésus lui remettant le livre « Pour la petite Sainte de la rue Tourlaque ». 10 juillet 1914. Au sujet d’une lettre qu’il écrit à Henri Barbot à propos de son livre Paris en feu , « avec une énorme envie de rigoler (contenue) »…

Estimation
400 € - 500 €
Résultat
832 €
Frais de vente
28%
Jehan RICTUS (1867-1933). 8 L.A.S, dont 4 avec dessins, Paris 1908-1914, à Frédéric Brou ; 1908-1914 ; 17 pages in-8. Belle correspondance illustrée de dessins à la plume. [Le sculpteur Frédéric Brou (1862-1925) était un ami de Léon Bloy, qui avait défendu son projet pour la tombe de Villiers de l’Isle-Adam.] 10 août 1908, envoi d’un article du Matin, sur la bagarre mortelle entre deux rôdeurs, « deux loups » qu’il dessine avec la légende « Les deux loups décidèrent d’en venir aux mains, etc. etc. Pour le Sottisier ». 10 mars 1911 : il voudrait vendre ses « dessins de Rodin (si légers) Avec ce viatique, je pourrais lâcher les poèmes que je polissais pour Comœdia » ; dessin (pour faire rire Thérèse, fille de Brou et sa filleule) « Cousot dans Paris ». 10 juillet 1911. Il s’installe Rue Camille Tahan et aurait besoin de plâtre et d’une glace d’occasion. 21 décembre 1911. Il ne sera pas là pour Noël mais a rencontré le Petit Jésus qui lui a donné un livre pour Thérèse. 5 septembre 1912. Il recherche « les notes et photographies sur Rosso [le sculpteur Medardo Rosso] que je vous avais remises pour éclairer la lanterne du père Bloy » ; il en a besoin pour un article pour Comœdia ; « je vous jure que je vais essayer de faire boire la goutte à Rodin. Oui, il va prendre quelque chose ! » ; il embrasse tout le monde même l’oiseau Fifi, qu’il dessine à la fin de la lettre face à son profil. 6 septembre, il a tout retrouvé : « A présent nous allons faire boire une grande tasse de chiendent à la grande barbe de l’hôtel Biron ». 20 décembre 1912. Il envoie un livre à Thérèse – avec dessin du Petit Jésus lui remettant le livre « Pour la petite Sainte de la rue Tourlaque ». 10 juillet 1914. Au sujet d’une lettre qu’il écrit à Henri Barbot à propos de son livre Paris en feu , « avec une énorme envie de rigoler (contenue) »…
Vente lundi 13 mars 2023・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris