François de Salignac de La Mothe FÉNELON (1651-1715). L.A.S. « Fr. Ar. Duc de Cambray », Cambrai 15 mai1709 ; 4 pages in-8.
Belle lettre à un curialiste.
Il assure son correspondant de son estime… « Si j’osois, je me servirois de termes plus libres, pour vous professer que je vous aime tendrement. Je me souviendrai toute ma vie avec consolation de la droiture, de l’équité, et de la sincérité de votre cœur. J’ai vû avec joye et édification votre amour pour l’église, et votre attachement sans politique mondaine pour le S. Siège »… La requête est délicate, et « il ne tiendra qu’à vous […] que je ne l’exécute, quand vous me ferez savoir qu’on peut le faire avec quelque fruit et sans indiscrétion. Je dois me deffier de mes pensées, supposer que les supérieurs ont des Lumieres superieures, et être ravi de me taire avec un profond respect… C’est ce que je ferai, s’il plait à Dieu, sans peine et le reste de mes jours. Ce qui est certain, c’est que malgré le zèle sans borne que j’ai pour ceux qui sont mécontents de moi, je ne puis pas aller plus loin que j’ai été. Si on connaissoit l’état des choses, on n’en douteroit pas, et on me feroit justice sur les expressions dont je me suis servi. Pendant qu’on est arresté par des delicatesses, on laisse croitre le mal […] et on abandonne ceux qui soutiennent la bonne cause. D. le voit, et le permet. Je n’ai qu’à l’adorer, et qu’à le prier, pour ceux qui ont en partage la sollicitude de toutes les églises »…
Live lundi 13 mars 2023・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°90

François de Salignac de La Mothe FÉNELON (1651-1715). L.A.S. « Fr. Ar. Duc de Cambray », Cambrai 15 mai1709 ; 4 pages in-8. Belle lettre à un curialiste. Il assure son correspondant de son estime… « Si j’osois, je me servirois de termes plus libres, pour vous professer que je vous aime tendrement. Je me souviendrai toute ma vie avec consolation de la droiture, de l’équité, et de la sincérité de votre cœur. J’ai vû avec joye et édification votre amour pour l’église, et votre attachement sans politique mondaine pour le S. Siège »… La requête est délicate, et « il ne tiendra qu’à vous […] que je ne l’exécute, quand vous me ferez savoir qu’on peut le faire avec quelque fruit et sans indiscrétion. Je dois me deffier de mes pensées, supposer que les supérieurs ont des Lumieres superieures, et être ravi de me taire avec un profond respect… C’est ce que je ferai, s’il plait à Dieu, sans peine et le reste de mes jours. Ce qui est certain, c’est que malgré le zèle sans borne que j’ai pour ceux qui sont mécontents de moi, je ne puis pas aller plus loin que j’ai été. Si on connaissoit l’état des choses, on n’en douteroit pas, et on me feroit justice sur les expressions dont je me suis servi. Pendant qu’on est arresté par des delicatesses, on laisse croitre le mal […] et on abandonne ceux qui soutiennent la bonne cause. D. le voit, et le permet. Je n’ai qu’à l’adorer, et qu’à le prier, pour ceux qui ont en partage la sollicitude de toutes les églises »…

Estimation
1 000 € - 1 200 €
Résultat
1 408 €
Frais de vente
28%
François de Salignac de La Mothe FÉNELON (1651-1715). L.A.S. « Fr. Ar. Duc de Cambray », Cambrai 15 mai1709 ; 4 pages in-8. Belle lettre à un curialiste. Il assure son correspondant de son estime… « Si j’osois, je me servirois de termes plus libres, pour vous professer que je vous aime tendrement. Je me souviendrai toute ma vie avec consolation de la droiture, de l’équité, et de la sincérité de votre cœur. J’ai vû avec joye et édification votre amour pour l’église, et votre attachement sans politique mondaine pour le S. Siège »… La requête est délicate, et « il ne tiendra qu’à vous […] que je ne l’exécute, quand vous me ferez savoir qu’on peut le faire avec quelque fruit et sans indiscrétion. Je dois me deffier de mes pensées, supposer que les supérieurs ont des Lumieres superieures, et être ravi de me taire avec un profond respect… C’est ce que je ferai, s’il plait à Dieu, sans peine et le reste de mes jours. Ce qui est certain, c’est que malgré le zèle sans borne que j’ai pour ceux qui sont mécontents de moi, je ne puis pas aller plus loin que j’ai été. Si on connaissoit l’état des choses, on n’en douteroit pas, et on me feroit justice sur les expressions dont je me suis servi. Pendant qu’on est arresté par des delicatesses, on laisse croitre le mal […] et on abandonne ceux qui soutiennent la bonne cause. D. le voit, et le permet. Je n’ai qu’à l’adorer, et qu’à le prier, pour ceux qui ont en partage la sollicitude de toutes les églises »…
Vente lundi 13 mars 2023・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris