Charles MOUCHEZ (1867-1911) fils de l’amiral, officier de marine, professeur à l’École navale. Manuscrit autographe signé, [Voyage à bord de “l’Iphigénie”], 1887-1888 ; 84 pages in-4 Récit d’une navigation vers les Canaries, Dakar et les îles du Cap-Vert. Relation d’une croisière effectuée à bord de l’Iphigénie entre le 6 octobre 1887 (embarquement à Brest) et le 17 février 1888 (arrivée à Barcelone). Elle est illustrée de 6 dessins dans le texte : Carte de Dakar et Gorée (f. 14), Hamac (f. 16), Pointe d’Europe à Gibraltar (f. 19), Crête à 415 m (id.), Vue générale de Gibraltar (id.), Château San Carlos, à Majorque (f. 20), et une carte hors texte montrant l’itinéraire de Dakar à La Praya, réalisée à l’encre sur papier calque (f. volant). Ce récit, rédigé au jour le jour, était destiné à sa famille : les 4 premières pages, envoyées à sa mère, contiennent des détails sur les préparatifs d’embarquement à bord du navire-école d’application, qui appareille le 10 octobre 1887. L’Iphigénie arrive à Vigo (Espagne) le 14 pour y rester jusqu’au 18, passe à proximité du détroit de Gibraltar le 20 et mouille à Las Palmas (Grande Canarie) du 25 au 27 octobre. Mouchez visite la ville et en donne une description. Puis il relate la fête du passage du Tropique, qui a lieu les 31 octobre et 1er novembre. Le navire mouille au large de Dakar le 8 novembre : l’équipage ne peut pas descendre à terre à cause d’un cas de variole et tout ravitaillement est impossible. Le 15, l’Iphigénie appareille pour se diriger vers La Praya (îles du Cap-Vert), où elle mouille le 18. Mouchez se rend trois fois à terre et visite une plantation de canne à sucre. Le 24 novembre, le navire appareille et arrive à Dakar le 2 décembre. L’élève-officier visite le village noir et rend visite au roi de Dakar, puis il achète un poignard et des oiseaux empaillés avant d’effectuer des exercices de canon. Le départ a lieu le 8 décembre ; le 11, l’Iphigénie mouille à proximité de Gorée, puis à l’anse Bernard, près de Dakar, mais reste en quarantaine. Le 18, le navire appareille pour La Praya. Les approvisionnements terminés, il reprend sa route le 23. Un nouveau mouillage a lieu à Gorée le 29 décembre, puis à La Praya du 3 au 11 janvier 1888. Mouchez effectue des observations astronomiques et des exercices à terre ou à bord du navire ; il visite aussi Trinité et l’île aux Cailles. Puis l’Iphigénie entame son voyage de retour : passage à proximité de Ténérife le 20 janvier, mouillage à Gibraltar du 5 au 7 février (avec une description de la ville), puis à Majorque (Baléares) du 10 au 12, et à Minorque, à Port-Mahon, du 13 au 15 ; jusqu’l’arrivée à Barcelone, le 17 février 1888. Dans cette relation, la vie à bord est longuement décrite, ainsi que les conditions de navigation. Mouchez précise que les travaux demandés aux élèves-officiers leur laissent peu de temps disponible, et que leurs seuls loisirs sont les visites à terre qu’ils effectuent à tour de rôle. « M. Testot-Ferry, l’officier photographe, nous fait une petite conférence puis fait la photographie de notre poste. Il fera reproduire tous les clichés à Toulon par un photographe et nous pourrons en acheter... Le papier sensible s’abîme rapidement et l’opération prendrait trop de temps à bord... » (23 octobre 1887)… Etc. On joint 2 documents manuscrits (dates de départ des correspondances depuis Paris ; numéro de service actif) et un document autographié (extrait de baptême du passage de la Ligne pour l’aspirant de 2e classe Mouchez).
Estimation
800 € - 1 000 €
Résultat
1 024 €
Frais de vente
28%
Charles MOUCHEZ (1867-1911) fils de l’amiral, officier de marine, professeur à l’École navale. Manuscrit autographe signé, [Voyage à bord de “l’Iphigénie”], 1887-1888 ; 84 pages in-4
Récit d’une navigation vers les Canaries, Dakar et les îles du Cap-Vert.
Relation d’une croisière effectuée à bord de l’Iphigénie entre le 6 octobre 1887 (embarquement à Brest) et le 17 février 1888 (arrivée à Barcelone). Elle est illustrée de 6 dessins dans le texte : Carte de Dakar et Gorée (f. 14), Hamac (f. 16), Pointe d’Europe à Gibraltar (f. 19), Crête à 415 m (id.), Vue générale de Gibraltar (id.), Château San Carlos, à Majorque (f. 20), et une carte hors texte montrant l’itinéraire de Dakar à La Praya, réalisée à l’encre sur papier calque (f. volant).
Ce récit, rédigé au jour le jour, était destiné à sa famille : les 4 premières pages, envoyées à sa mère, contiennent des détails sur les préparatifs d’embarquement à bord du navire-école d’application, qui appareille le 10 octobre 1887. L’Iphigénie arrive à Vigo (Espagne) le 14 pour y rester jusqu’au 18, passe à proximité du détroit de Gibraltar le 20 et mouille à Las Palmas (Grande Canarie) du 25 au 27 octobre. Mouchez visite la ville et en donne une description. Puis il relate la fête du passage du Tropique, qui a lieu les 31 octobre et 1er novembre. Le navire mouille au large de Dakar le 8 novembre : l’équipage ne peut pas descendre à terre à cause d’un cas de variole et tout ravitaillement est impossible. Le 15, l’Iphigénie appareille pour se diriger vers La Praya (îles du Cap-Vert), où elle mouille le 18. Mouchez se rend trois fois à terre et visite une plantation de canne à sucre. Le 24 novembre, le navire appareille et arrive à Dakar le 2 décembre. L’élève-officier visite le village noir et rend visite au roi de Dakar, puis il achète un poignard et des oiseaux empaillés avant d’effectuer des exercices de canon. Le départ a lieu le 8 décembre ; le 11, l’Iphigénie mouille à proximité de Gorée, puis à l’anse Bernard, près de Dakar, mais reste en quarantaine. Le 18, le navire appareille pour La Praya. Les approvisionnements terminés, il reprend sa route le 23. Un nouveau mouillage a lieu à Gorée le 29 décembre, puis à La Praya du 3 au 11 janvier 1888. Mouchez effectue des observations astronomiques et des exercices à terre ou à bord du navire ; il visite aussi Trinité et l’île aux Cailles. Puis l’Iphigénie entame son voyage de retour : passage à proximité de Ténérife le 20 janvier, mouillage à Gibraltar du 5 au 7 février (avec une description de la ville), puis à Majorque (Baléares) du 10 au 12, et à Minorque, à Port-Mahon, du 13 au 15 ; jusqu’l’arrivée à Barcelone, le 17 février 1888.
Dans cette relation, la vie à bord est longuement décrite, ainsi que les conditions de navigation. Mouchez précise que les travaux demandés aux élèves-officiers leur laissent peu de temps disponible, et que leurs seuls loisirs sont les visites à terre qu’ils effectuent à tour de rôle. « M. Testot-Ferry, l’officier photographe, nous fait une petite conférence puis fait la photographie de notre poste. Il fera reproduire tous les clichés à Toulon par un photographe et nous pourrons en acheter... Le papier sensible s’abîme rapidement et l’opération prendrait trop de temps à bord... » (23 octobre 1887)… Etc.
On joint 2 documents manuscrits (dates de départ des correspondances depuis Paris ; numéro de service actif) et un document autographié (extrait de baptême du passage de la Ligne pour l’aspirant de 2e classe Mouchez).
Vente
mardi 4 octobre 2022・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris