George SAND. L.A.S., Nohant 25 juin 1853, à Victor de Persigny ; 3 pages in-8, enveloppe marquée « Personnelle » et signée.

   Intervention en faveur d’un prisonnier politique. [Ferdinand François (1806-1868) avait repris la direction de La Revue indépendante fondée par G. Sand, Pierre Leroux et Louis Viardot. Persigny était alors ministre de l’Intérieur, et avait aussi en charge la Police.]
   « Vous souvenez-vous que j’existe ? Vous avez été bon pour mes amis et pour moi, je ne peux donc pas vous oublier. Vous m’avez dit, Je ne suis pas le maître, j’ai cessé de vous importuner. […] Je reviens et j’espère ». Elle le supplie de « rendre justice à mon ami Mr Ferdinand François, qui vient d’être arrêté et conduit à Mazas sans motif imaginable et par suite d’une méprise de la police de Mr de Maupas. Mr François avait traversé l’événement de décembre sans se cacher jamais, sans inspirer aucune méfiance. Il s’occupait de ses travaux, de sa famille. Ennemi-né de toute passion politique, il jugeait les situations historiques en philosophe et n’agissait jamais, et cela par principe dans les conspirations quelconques, dans les luttes violentes. Comment peut-il avoir été l’objet d’une mesure de sûreté ? Laissez-moi croire qu’il vous devra sa liberté »…
   Correspondance, t. XI, n° 5947.
   
On joint : – la copie par sa grand-mère, Mme Dupin de Francueil, d’une lettre de Jean-Jacques Rousseau, 9 avril 1743 ; – une note d’Alexandre Manceau pour le domestique Sylvain Brunet, pour l’achat d’une rame de papier.
Live mardi 4 octobre 2022・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°208

George SAND. L.A.S., Nohant 25 juin 1853, à Victor de Persigny ; 3 pages in-8, enveloppe marquée « Personnelle » et signée. Intervention en faveur d’un prisonnier politique. [Ferdinand François (1806-1868) avait repris la direction de La Revue indépendante fondée par G. Sand, Pierre Leroux et Louis Viardot. Persigny était alors ministre de l’Intérieur, et avait aussi en charge la Police.] « Vous souvenez-vous que j’existe ? Vous avez été bon pour mes amis et pour moi, je ne peux donc pas vous oublier. Vous m’avez dit, Je ne suis pas le maître, j’ai cessé de vous importuner. […] Je reviens et j’espère ». Elle le supplie de « rendre justice à mon ami Mr Ferdinand François, qui vient d’être arrêté et conduit à Mazas sans motif imaginable et par suite d’une méprise de la police de Mr de Maupas. Mr François avait traversé l’événement de décembre sans se cacher jamais, sans inspirer aucune méfiance. Il s’occupait de ses travaux, de sa famille. Ennemi-né de toute passion politique, il jugeait les situations historiques en philosophe et n’agissait jamais, et cela par principe dans les conspirations quelconques, dans les luttes violentes. Comment peut-il avoir été l’objet d’une mesure de sûreté ? Laissez-moi croire qu’il vous devra sa liberté »… Correspondance, t. XI, n° 5947. On joint : – la copie par sa grand-mère, Mme Dupin de Francueil, d’une lettre de Jean-Jacques Rousseau, 9 avril 1743 ; – une note d’Alexandre Manceau pour le domestique Sylvain Brunet, pour l’achat d’une rame de papier.

Estimation
300 € - 400 €
Résultat
448 €
Frais de vente
28%
George SAND. L.A.S., Nohant 25 juin 1853, à Victor de Persigny ; 3 pages in-8, enveloppe marquée « Personnelle » et signée. Intervention en faveur d’un prisonnier politique. [Ferdinand François (1806-1868) avait repris la direction de La Revue indépendante fondée par G. Sand, Pierre Leroux et Louis Viardot. Persigny était alors ministre de l’Intérieur, et avait aussi en charge la Police.] « Vous souvenez-vous que j’existe ? Vous avez été bon pour mes amis et pour moi, je ne peux donc pas vous oublier. Vous m’avez dit, Je ne suis pas le maître, j’ai cessé de vous importuner. […] Je reviens et j’espère ». Elle le supplie de « rendre justice à mon ami Mr Ferdinand François, qui vient d’être arrêté et conduit à Mazas sans motif imaginable et par suite d’une méprise de la police de Mr de Maupas. Mr François avait traversé l’événement de décembre sans se cacher jamais, sans inspirer aucune méfiance. Il s’occupait de ses travaux, de sa famille. Ennemi-né de toute passion politique, il jugeait les situations historiques en philosophe et n’agissait jamais, et cela par principe dans les conspirations quelconques, dans les luttes violentes. Comment peut-il avoir été l’objet d’une mesure de sûreté ? Laissez-moi croire qu’il vous devra sa liberté »… Correspondance, t. XI, n° 5947. On joint : – la copie par sa grand-mère, Mme Dupin de Francueil, d’une lettre de Jean-Jacques Rousseau, 9 avril 1743 ; – une note d’Alexandre Manceau pour le domestique Sylvain Brunet, pour l’achat d’une rame de papier.
Vente mardi 4 octobre 2022・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris