George SAND (1804-1876). L.A., [Nohant 28 (?) octobre 1843, à Charlotte Marliani] ; 2 pages in-8 à son chiffre (2 petits trous en tête sans toucher le texte).

   Sand charge son amie intime de prendre soin de Chopin. [La lettre a été confiée par Sand à son fils Maurice, qui regagnait Paris avec Chopin, qui séjournait à Nohnat depuis le 21 mai.]
   « Chère bonne amie, voilà mon petit Chopin. Je vous le confie. Ayez en soin malgré lui. Il se gouverne mal quand je ne suis pas là, et il a un domestique bon mais bête. Je ne suis pas en peine de ses dîners, parce qu’il sera invité de tous les côtés, et qu’à cette heure-là d’ailleurs, il n’y a pas de mal qu’il soit forcé de se secouer un peu. Mais le matin, dans la hâte de ses leçons, je crains qu’il n’oublie d’avaler une tasse de chocolat ou de bouillon, que je lui entonne malgré lui quand j’y suis. […]  Rien n’est plus facile à son polonais que de lui faire un petit pot-au-feu et une côtelette. Mais il ne le lui dira
pas et peut-être même le lui défendra-t-il. Il faut donc que vous sermonniez Chopin et que vous le menaciez du gendarme Enrico. Chopin est bien portant maintenant, il n’a besoin que de manger et de dormir comme tout le monde. Je suis forcée de rester encore une quinzaine pour faire faire des travaux de jardinage, un renouvellement total d’arbres fruitiers et de plus l’assainissement de la maison qu’une certaine fosse non inodore mal construite infecte d’un côté. […] En outre, j’ai quelques affaires d’argent à régler, je vais me débarrasser de tout cela, afin de vous rejoindre vite, je compte sur vous pourtant pour m’avertir au cas où Chopin serait malade tant soit peu gravement, car je laisserais tout pour aller le soigner »….
   Correspondance, t. VI, n° 2722.
Live mardi 4 octobre 2022・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°207

George SAND (1804-1876). L.A., [Nohant 28 (?) octobre 1843, à Charlotte Marliani] ; 2 pages in-8 à son chiffre (2 petits trous en tête sans toucher le texte). Sand charge son amie intime de prendre soin de Chopin. [La lettre a été confiée par Sand à son fils Maurice, qui regagnait Paris avec Chopin, qui séjournait à Nohnat depuis le 21 mai.] « Chère bonne amie, voilà mon petit Chopin. Je vous le confie. Ayez en soin malgré lui. Il se gouverne mal quand je ne suis pas là, et il a un domestique bon mais bête. Je ne suis pas en peine de ses dîners, parce qu’il sera invité de tous les côtés, et qu’à cette heure-là d’ailleurs, il n’y a pas de mal qu’il soit forcé de se secouer un peu. Mais le matin, dans la hâte de ses leçons, je crains qu’il n’oublie d’avaler une tasse de chocolat ou de bouillon, que je lui entonne malgré lui quand j’y suis. […] Rien n’est plus facile à son polonais que de lui faire un petit pot-au-feu et une côtelette. Mais il ne le lui dira pas et peut-être même le lui défendra-t-il. Il faut donc que vous sermonniez Chopin et que vous le menaciez du gendarme Enrico. Chopin est bien portant maintenant, il n’a besoin que de manger et de dormir comme tout le monde. Je suis forcée de rester encore une quinzaine pour faire faire des travaux de jardinage, un renouvellement total d’arbres fruitiers et de plus l’assainissement de la maison qu’une certaine fosse non inodore mal construite infecte d’un côté. […] En outre, j’ai quelques affaires d’argent à régler, je vais me débarrasser de tout cela, afin de vous rejoindre vite, je compte sur vous pourtant pour m’avertir au cas où Chopin serait malade tant soit peu gravement, car je laisserais tout pour aller le soigner »…. Correspondance, t. VI, n° 2722.

Estimation
1 000 € - 1 500 €
Résultat
4 480 €
Frais de vente
28%
George SAND (1804-1876). L.A., [Nohant 28 (?) octobre 1843, à Charlotte Marliani] ; 2 pages in-8 à son chiffre (2 petits trous en tête sans toucher le texte). Sand charge son amie intime de prendre soin de Chopin. [La lettre a été confiée par Sand à son fils Maurice, qui regagnait Paris avec Chopin, qui séjournait à Nohnat depuis le 21 mai.] « Chère bonne amie, voilà mon petit Chopin. Je vous le confie. Ayez en soin malgré lui. Il se gouverne mal quand je ne suis pas là, et il a un domestique bon mais bête. Je ne suis pas en peine de ses dîners, parce qu’il sera invité de tous les côtés, et qu’à cette heure-là d’ailleurs, il n’y a pas de mal qu’il soit forcé de se secouer un peu. Mais le matin, dans la hâte de ses leçons, je crains qu’il n’oublie d’avaler une tasse de chocolat ou de bouillon, que je lui entonne malgré lui quand j’y suis. […] Rien n’est plus facile à son polonais que de lui faire un petit pot-au-feu et une côtelette. Mais il ne le lui dira pas et peut-être même le lui défendra-t-il. Il faut donc que vous sermonniez Chopin et que vous le menaciez du gendarme Enrico. Chopin est bien portant maintenant, il n’a besoin que de manger et de dormir comme tout le monde. Je suis forcée de rester encore une quinzaine pour faire faire des travaux de jardinage, un renouvellement total d’arbres fruitiers et de plus l’assainissement de la maison qu’une certaine fosse non inodore mal construite infecte d’un côté. […] En outre, j’ai quelques affaires d’argent à régler, je vais me débarrasser de tout cela, afin de vous rejoindre vite, je compte sur vous pourtant pour m’avertir au cas où Chopin serait malade tant soit peu gravement, car je laisserais tout pour aller le soigner »…. Correspondance, t. VI, n° 2722.
Vente mardi 4 octobre 2022・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris