Max JACOB (1876-1944). Manuscrit autographe, « De Dieu, d’autrui, que viens-tu réclamer, âme fragile… » ; 1 page in-fol., chiffre 234 inscrit au dos au crayon rouge. Très belle méditation inédite sur la beauté de la vie. « De Dieu, d’autrui, que viens-tu réclamer, âme fragile, corps mortel ? Tu vis et ton sang bat et tes sens sont là qui fonctionnent, par miracle, par un miracle quotidien ! Tu vis ! Ô don sublime et fait pour me confondre, je vis ! O mon cœur, gonfle-toi d’amour en ma poitrine : je vis ; et Dieu permet que je subsiste encore ! Mon Dieu a reculé les limites de ma vie, il me fait espérer de vivre encore un jour et de vivre peut-être en lui après ma mort. Je vis ! Ah ! dites moi pourquoi vous m’avez mis par ce monde ! Je cherche en vain pourquoi tu m’as donné la vie, mon Dieu. […] En ce moment mon pauvre corps est plein de vous mais qui sait tout à l’heure à la moindre rencontre si je n’oublierai pas mon devoir, votre nom. Qui sait de quel péché le monde me noircira, au devant de quel crime je vais : cette vie que vous m’avez donné, à quelle noire passion la ferai-je servir »…
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Max JACOB (1876-1944). Manuscrit autographe, « De Dieu, d’autrui, que viens-tu réclamer, âme fragile… » ; 1 page in-fol., chiffre 234 inscrit au dos au crayon rouge.
Très belle méditation inédite sur la beauté de la vie. « De Dieu, d’autrui, que viens-tu réclamer, âme fragile, corps mortel ? Tu vis et ton sang bat et tes sens sont là qui fonctionnent, par miracle, par un miracle quotidien ! Tu vis ! Ô don sublime et fait pour me confondre, je vis ! O mon cœur, gonfle-toi d’amour en ma poitrine : je vis ; et Dieu permet que je subsiste encore ! Mon Dieu a reculé les limites de ma vie, il me fait espérer de vivre encore un jour et de vivre peut-être en lui après ma mort. Je vis ! Ah ! dites moi pourquoi vous m’avez mis par ce monde ! Je cherche en vain pourquoi tu m’as donné la vie, mon Dieu. […] En ce moment mon pauvre corps est plein de vous mais qui sait tout à l’heure à la moindre rencontre si je n’oublierai pas mon devoir, votre nom. Qui sait de quel péché le monde me noircira, au devant de quel crime je vais : cette vie que vous m’avez donné, à quelle noire passion la ferai-je servir »…
Vente
mardi 4 octobre 2022・14:00 (Europe/Paris)
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3, rue Favart
75002 Paris