Jean COCTEAU. L.A.S. « Jean », 12 octobre 1951, à Mary Hoeck ; 1 page petit in-4.

   À sa traductrice anglaise. « Mon baromètre des mains annonçait la pluie. J’attends un remède d’Amérique (à moins que l’Amérique, qui achète tout, y compris la Chine, n’achète mes mains pour les mettre au Musée d’art moderne ». Ce qu’elle dit de son cheval blanc lui rappelle un chapitre de Swift… « Une traduction est une œuvre. On n’imagine pas qu’il y aura contact et que cette hypnose deviendra objet et que cet objet cherchera à provoquer l’hypnose collective »… Il a reçu d’un jeune homme appelé Millecam, d’Algérie, un manuscrit sur lui qu’il juge admirable, dont une phrase l’a frappé… Il prie d’excuser ses courtes lettres : « Mes pauvres mains ne me permettent pas de tenir longtemps le porte-plume. J’arrive à peindre avec des gants. Je peins la tentation du Christ sur la montagne. J’ai fait un Satan charmant, comme de juste »…
Live mardi 4 octobre 2022・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°132

Jean COCTEAU. L.A.S. « Jean », 12 octobre 1951, à Mary Hoeck ; 1 page petit in-4. À sa traductrice anglaise. « Mon baromètre des mains annonçait la pluie. J’attends un remède d’Amérique (à moins que l’Amérique, qui achète tout, y compris la Chine, n’achète mes mains pour les mettre au Musée d’art moderne ». Ce qu’elle dit de son cheval blanc lui rappelle un chapitre de Swift… « Une traduction est une œuvre. On n’imagine pas qu’il y aura contact et que cette hypnose deviendra objet et que cet objet cherchera à provoquer l’hypnose collective »… Il a reçu d’un jeune homme appelé Millecam, d’Algérie, un manuscrit sur lui qu’il juge admirable, dont une phrase l’a frappé… Il prie d’excuser ses courtes lettres : « Mes pauvres mains ne me permettent pas de tenir longtemps le porte-plume. J’arrive à peindre avec des gants. Je peins la tentation du Christ sur la montagne. J’ai fait un Satan charmant, comme de juste »…

Estimation
150 € - 200 €
Résultat
Non vendu
Frais de vente
28%
Jean COCTEAU. L.A.S. « Jean », 12 octobre 1951, à Mary Hoeck ; 1 page petit in-4. À sa traductrice anglaise. « Mon baromètre des mains annonçait la pluie. J’attends un remède d’Amérique (à moins que l’Amérique, qui achète tout, y compris la Chine, n’achète mes mains pour les mettre au Musée d’art moderne ». Ce qu’elle dit de son cheval blanc lui rappelle un chapitre de Swift… « Une traduction est une œuvre. On n’imagine pas qu’il y aura contact et que cette hypnose deviendra objet et que cet objet cherchera à provoquer l’hypnose collective »… Il a reçu d’un jeune homme appelé Millecam, d’Algérie, un manuscrit sur lui qu’il juge admirable, dont une phrase l’a frappé… Il prie d’excuser ses courtes lettres : « Mes pauvres mains ne me permettent pas de tenir longtemps le porte-plume. J’arrive à peindre avec des gants. Je peins la tentation du Christ sur la montagne. J’ai fait un Satan charmant, comme de juste »…
Vente mardi 4 octobre 2022・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris