Ferdinand BRUNETIÈRE (1849-1906). Manuscrit autographe, Après le Procès. Avertissement, [1898] ; 65 page in-4 avec ratures et corrections (certaines à l’encre rouge). Sur l’affaire Dreyfus. Ce long article, qui a servi pour la composition, est totalement différent de celui publié sous ce titre par la Revue des deux mondes le 15 mars 1898. « On peut sans doute en être flatté, quoi que cela d’ailleurs soit assez peu philosophique, mais on est parfois bien étonné du tapage que l’on fait. Il y avait près de six mois que tout le monde, en France, et à l’étranger même, s’expliquait sur l’affaire Dreyfus avec une liberté sans mesure. Je vais m’expliquer à mon tour, et n’ayant pas d’opinion personnelle, parce que je n’ai pas eu les moyens de m’en former une, je ne touche pas à l’affaire Dreyfus. Je ne parle en quatre mots de l’affaire Zola que pour avoir un prétexte à parler d’autre chose, et n’estimant pas qu’il y ait de proportion entre ce qui se voit de l’affaire à l’émotion qu’elle a soulevée, je le dis. Je cherche alors les vraies causes »… En 27 points, il évoque l’antisémitisme, l’histoire de la notion de race, le socialisme, le rôle des intellectuels, etc.
Estimation
400 € - 500 €
Résultat
640 €
Frais de vente
28%
Ferdinand BRUNETIÈRE (1849-1906). Manuscrit autographe, Après le Procès. Avertissement, [1898] ; 65 page in-4 avec ratures et corrections (certaines à l’encre rouge).
Sur l’affaire Dreyfus. Ce long article, qui a servi pour la composition, est totalement différent de celui publié sous ce titre par la Revue des deux mondes le 15 mars 1898.
« On peut sans doute en être flatté, quoi que cela d’ailleurs soit assez peu philosophique, mais on est parfois bien étonné du tapage que l’on fait. Il y avait près de six mois que tout le monde, en France, et à l’étranger même, s’expliquait sur l’affaire Dreyfus avec une liberté sans mesure. Je vais m’expliquer à mon tour, et n’ayant pas d’opinion personnelle, parce que je n’ai pas eu les moyens de m’en former une, je ne touche pas à l’affaire Dreyfus. Je ne parle en quatre mots de l’affaire Zola que pour avoir un prétexte à parler d’autre chose, et n’estimant pas qu’il y ait de proportion entre ce qui se voit de l’affaire à l’émotion qu’elle a soulevée, je le dis. Je cherche alors les vraies causes »… En 27 points, il évoque l’antisémitisme, l’histoire de la notion de race, le socialisme, le rôle des intellectuels, etc.
Vente
mardi 4 octobre 2022・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris