Sigismund THALBERG (1812-1871)
9 L.A.S. et 1 P.A.S., 1857-1862, à Jacques-Léopold Heugel ; 15 pages in-8 ou in-4, adresses. Intéressante correspondance, principalement sur ses recueils L'Art du chant appliqué au piano et Soirées de Pausilippe en hommage à Rossini. New York 6 septembre 1857, en tournée aux Amériques, il envoie l'autorisation exclusive au Ménestrel de publier « mes oeuvres de piano dites du domaine en France, les mettant en lieu et place de mes propres droits, pour la France et la Belgique ». Il travaille tant qu'il n'a pas eu le temps de s'occuper de L'Art du chant. Il va aller à la Havane et peut-être au Mexique : « Mon succès se résume en ces quelques mots : je n'espérais pas faire le tiers de ce que j'ai fait »... Naples 29 novembre 1861, il fait copier les « douze premières pensées » pour les lui envoyer, auxquelles il refuse de donner des titres : « Quant aux titres que vous me demandez pour chaque pensée séparément, cela serait un travail d'Hercule au-dessus de mes forces ; le règne végétal, minéral, animal, et toutes les saintes du calendrier y suffiraient à peine ». Il trouve en outre ridicule cette manie contemporaine des titres, la plupart du temps sans rapport avec le morceau : « c'est une honte [...] que souvent un bon morceau de musique ne se vend pas faute d'un titre absurde ou excentrique. Un homme d'esprit et d'influence comme vous devrait ramener le public à des idées plus saines, et nous relever un peu de cette décadence dans laquelle nous pataugeons. -Je ne puis que numéroter les Pensées »... Il n'oublie pas « la 2de partie de L'Art du chant », et va écrire sur des motifs d'opéras français... Posilipo13 janvier 1862, au sujet du portrait de Rossini... Pausilippe 27 janvier, il espère qu'il a reçu « les 12 dernières pensées » ; il sélectionne des oeuvres pour la 3e série de L'Art du chant : il refuse l'air de Betty, « cette machine m'est par trop antipathique », et avoue en rougissant mal connaître Haydn. Mais il cite plusieurs airs de Mozart, de Weber et Zingare
Catalogue jeudi 26 mai 2011・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°180

Sigismund THALBERG (1812-1871) 9 L.A.S. et 1 P.A.S., 1857-1862, à Jacques-Léopold Heugel ; 15 pages in-8 ou in-4, adresses. Intéressante correspondance, principalement sur ses recueils L'Art du chant appliqué au piano et Soirées de Pausilippe en hommage à Rossini. New York 6 septembre 1857, en tournée aux Amériques, il envoie l'autorisation exclusive au Ménestrel de publier « mes oeuvres de piano dites du domaine en France, les mettant en lieu et place de mes propres droits, pour la France et la Belgique ». Il travaille tant qu'il n'a pas eu le temps de s'occuper de L'Art du chant. Il va aller à la Havane et peut-être au Mexique : « Mon succès se résume en ces quelques mots : je n'espérais pas faire le tiers de ce que j'ai fait »... Naples 29 novembre 1861, il fait copier les « douze premières pensées » pour les lui envoyer, auxquelles il refuse de donner des titres : « Quant aux titres que vous me demandez pour chaque pensée séparément, cela serait un travail d'Hercule au-dessus de mes forces ; le règne végétal, minéral, animal, et toutes les saintes du calendrier y suffiraient à peine ». Il trouve en outre ridicule cette manie contemporaine des titres, la plupart du temps sans rapport avec le morceau : « c'est une honte [...] que souvent un bon morceau de musique ne se vend pas faute d'un titre absurde ou excentrique. Un homme d'esprit et d'influence comme vous devrait ramener le public à des idées plus saines, et nous relever un peu de cette décadence dans laquelle nous pataugeons. -Je ne puis que numéroter les Pensées »... Il n'oublie pas « la 2de partie de L'Art du chant », et va écrire sur des motifs d'opéras français... Posilipo13 janvier 1862, au sujet du portrait de Rossini... Pausilippe 27 janvier, il espère qu'il a reçu « les 12 dernières pensées » ; il sélectionne des oeuvres pour la 3e série de L'Art du chant : il refuse l'air de Betty, « cette machine m'est par trop antipathique », et avoue en rougissant mal connaître Haydn. Mais il cite plusieurs airs de Mozart, de Weber et Zingare

Estimation
1 000 € - 1 500 €
Résultat
900 €
Frais de vente
0%
Sigismund THALBERG (1812-1871) 9 L.A.S. et 1 P.A.S., 1857-1862, à Jacques-Léopold Heugel ; 15 pages in-8 ou in-4, adresses. Intéressante correspondance, principalement sur ses recueils L'Art du chant appliqué au piano et Soirées de Pausilippe en hommage à Rossini. New York 6 septembre 1857, en tournée aux Amériques, il envoie l'autorisation exclusive au Ménestrel de publier « mes oeuvres de piano dites du domaine en France, les mettant en lieu et place de mes propres droits, pour la France et la Belgique ». Il travaille tant qu'il n'a pas eu le temps de s'occuper de L'Art du chant. Il va aller à la Havane et peut-être au Mexique : « Mon succès se résume en ces quelques mots : je n'espérais pas faire le tiers de ce que j'ai fait »... Naples 29 novembre 1861, il fait copier les « douze premières pensées » pour les lui envoyer, auxquelles il refuse de donner des titres : « Quant aux titres que vous me demandez pour chaque pensée séparément, cela serait un travail d'Hercule au-dessus de mes forces ; le règne végétal, minéral, animal, et toutes les saintes du calendrier y suffiraient à peine ». Il trouve en outre ridicule cette manie contemporaine des titres, la plupart du temps sans rapport avec le morceau : « c'est une honte [...] que souvent un bon morceau de musique ne se vend pas faute d'un titre absurde ou excentrique. Un homme d'esprit et d'influence comme vous devrait ramener le public à des idées plus saines, et nous relever un peu de cette décadence dans laquelle nous pataugeons. -Je ne puis que numéroter les Pensées »... Il n'oublie pas « la 2de partie de L'Art du chant », et va écrire sur des motifs d'opéras français... Posilipo13 janvier 1862, au sujet du portrait de Rossini... Pausilippe 27 janvier, il espère qu'il a reçu « les 12 dernières pensées » ; il sélectionne des oeuvres pour la 3e série de L'Art du chant : il refuse l'air de Betty, « cette machine m'est par trop antipathique », et avoue en rougissant mal connaître Haydn. Mais il cite plusieurs airs de Mozart, de Weber et Zingare
Vente jeudi 26 mai 2011・14:00 (Europe/Paris)
Salle 9 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris