Jean-Lambert TALLIEN. L.A.S., Paris 14 janvier 1816, à Son Altesse le Prince Eugène à Munich ; 2 pages in-4, adresse. Longue lettre de sa vieillesse, alors qu’il est banni de France, et veut se réfugier en Bavière. Il rappelle l’amitié du Prince pour lui « dès votre plus jeune âge, l’amitié dont m’honoroit votre respectable mère », et explique qu’il est « atteint par la loi d’amnistie, quoique depuis plus de 20 ans, je ne me sois aucunement mêlé d’affaires politiques, quoique depuis le 20 mars je n’aie rempli aucune place, aucun emploi, mais j’ai voté pour l’acte additionnel, ayant à conserver ma pension sur les affaires étrangères, ma seule et unique ressource pour vivre […] Aujourdhui je me trouve obligé de quitter mon pays, sans argent, sans ressources pour en avoir en ne sachant où diriger mes pas ». Il demande au Prince l’autorisation de résider en Bavière, « fut-ce même sous un autre nom que le mien », ainsi qu’une somme annuelle « pour avoir les moyens de vivre obscurément […] Je m’occuperois pendant les momens de relache que me laisseroient mes infirmités de quelques travaux litteraires et peut-être même de publier une histoire de la Révolution dont je m’occupe depuis longtems et que j’ai été, comme vous le savez, à même de bien observer »… Etc. On joint une l.s. du comte Anglès, préfet de Police,20 septembre 1816, au Dr Barras, pour qu’il aille examiner Tallien, et savoir s’il est en état de voyager à l’étranger. (1 p. in-4).
Estimation
400 € - 500 €
Résultat
512 €
Frais de vente
28%
Jean-Lambert TALLIEN. L.A.S., Paris 14 janvier 1816, à Son Altesse le Prince Eugène à Munich ; 2 pages in-4, adresse.
Longue lettre de sa vieillesse, alors qu’il est banni de France, et veut se réfugier en Bavière. Il rappelle l’amitié du Prince pour lui « dès votre plus jeune âge, l’amitié dont m’honoroit votre respectable mère », et explique qu’il est « atteint par la loi d’amnistie, quoique depuis plus de 20 ans, je ne me sois aucunement mêlé d’affaires politiques, quoique depuis le 20 mars je n’aie rempli aucune place, aucun emploi, mais j’ai voté pour l’acte additionnel, ayant à conserver ma pension sur les affaires étrangères, ma seule et unique ressource pour vivre […] Aujourdhui je me trouve obligé de quitter mon pays, sans argent, sans ressources pour en avoir en ne sachant où diriger mes pas ». Il demande au Prince l’autorisation de résider en Bavière, « fut-ce même sous un autre nom que le mien », ainsi qu’une somme annuelle « pour avoir les moyens de vivre obscurément […] Je m’occuperois pendant les momens de relache que me laisseroient mes infirmités de quelques travaux litteraires et peut-être même de publier une histoire de la Révolution dont je m’occupe depuis longtems et que j’ai été, comme vous le savez, à même de bien observer »… Etc.
On joint une l.s. du comte Anglès, préfet de Police,20 septembre 1816, au Dr Barras, pour qu’il aille examiner Tallien, et savoir s’il est en état de voyager à l’étranger. (1 p. in-4).
Vente
mercredi 23 février 2022・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris