BORDUAS (Paul-Émile). Refus global. [Montréal] : Lithra-Mythe éditeur, 1948. — In-8, 217 x 178 : (4 ff.), 15 pp., (3 ff. premier blanc), (1 p.), pp. 1-11, (1 f.), 6 pp., (1 f.), 13 pp., (1 p.), pp. 1-3, (1 f.), 6 pp., (1 f.), 9 pp., (2 ff.), 12 planches. En feuilles, sous doubles couvertures illustrées à rabats. Édition originale devenue aujourd’hui d’une très grande rareté, de ce manifeste artistique considéré comme le document le plus important de l’histoire du modernisme canadien. Il fut rédigé par le peintre et sculpteur Paul-Émile Borduas (1905-1960), et cosigné par Magdeleine Arbour, Marcel Barbeau, Bruno Cormier, Claude et Pierre Gauvreau, Muriel Guilbault, Marcelle Ferron-Hamelin, Fernand et Thérèse Leduc, Jean-Paul Mousseau, Maurice Perron, Louise Renaud, Françoise et Jean-Paul Riopelle, et Françoise Sullivan. Ce manifeste est une critique sévère de la culture québécoise, dénonçant l’idéologie conservatrice, remettant en question l’autorité de l’Église, et exhortant les québécois à « rompre définitivement avec toutes les habitudes de la société, se désolidariser de son esprit utilitaire » (p. 10). « Non seulement Refus global met en question les valeurs traditionnelles (foi catholique et attachement aux valeurs ancestrales), mais il propose aussi le « refus » de toute idée de repliement sur soi (« Au diable le goupillon et la tuque! ») et se fait le champion d’une idéologie d’ouverture sur la pensée universelle pour la société québécoise. Exprimant un profond besoin de libération, le manifeste va jusqu’à souhaiter sinon l’ « anarchie resplendissante » du moins la naissance d’un nouvel « espoir collectif ». Ces idées scandalisent les autorités et Borduas perd son emploi à l’École du meuble, où il enseignait depuis 1937. La presse québécoise appuie le gouvernement et censure en grande partie le manifeste. Plus d’une centaine d’articles de journaux et de revues condamnant le manifeste sont publiés » (extrait de l’article Refus global de François-Marc Gagnon, L’Encyclopédie canadienne, 2006). Le manifeste de Borduas est complété par 8 autres textes : En regard du surréalisme actuel et Commentaires sur des mots courants par Borduas. Au cœur des quenouilles, Bien-être et L’Ombre sur le cerceau du poète, dramaturge et peintre Claude Gauvreau (1925-1971). L’Œuvre picturale est une expérience du psychanalyste et psychiatre Bruno Cormier (1919-1991). La Danse et l’espoir de la danseuse et peintre Françoise Sullivan (née en 1923). Qu’on le veuille ou non du peintre Fernand Leduc (1916-2014). L’édition fut tirée à 400 exemplaires miméographiés, numérotés sur papier Multiscript. Elle comprend deux couvertures à rabats illustrées par Jean-Paul Riopelle, et plusieurs reproductions photographiques hors texte. Le rabat droit de la couverture noire est défait et déchiré avec manques. La seconde couverture est légèrement brunie. L’intérieur est très bien conservé. On trouve à la fin 4 feuillets en double.
Estimation
1 000 € - 1 500 €
Résultat
3 500 €
Frais de vente
25%
BORDUAS (Paul-Émile).
Refus global.
[Montréal] : Lithra-Mythe éditeur, 1948. — In-8, 217 x 178 : (4 ff.), 15 pp., (3 ff. premier blanc), (1 p.), pp. 1-11, (1 f.), 6 pp., (1 f.), 13 pp., (1 p.), pp. 1-3, (1 f.), 6 pp., (1 f.), 9 pp., (2 ff.), 12 planches. En feuilles, sous doubles couvertures illustrées à rabats.
Édition originale devenue aujourd’hui d’une très grande rareté, de ce manifeste artistique considéré comme le document le plus important de l’histoire du modernisme canadien.
Il fut rédigé par le peintre et sculpteur Paul-Émile Borduas (1905-1960), et cosigné par Magdeleine Arbour, Marcel Barbeau, Bruno Cormier, Claude et Pierre Gauvreau, Muriel Guilbault, Marcelle Ferron-Hamelin, Fernand et Thérèse Leduc, Jean-Paul Mousseau, Maurice Perron, Louise Renaud, Françoise et Jean-Paul Riopelle, et Françoise Sullivan.
Ce manifeste est une critique sévère de la culture québécoise, dénonçant l’idéologie conservatrice, remettant en question l’autorité de l’Église, et exhortant les québécois à « rompre définitivement avec toutes les habitudes de la société, se désolidariser de son esprit utilitaire » (p. 10).
« Non seulement Refus global met en question les valeurs traditionnelles (foi catholique et attachement aux valeurs ancestrales), mais il propose aussi le « refus » de toute idée de repliement sur soi (« Au diable le goupillon et la tuque! ») et se fait le champion d’une idéologie d’ouverture sur la pensée universelle pour la société québécoise. Exprimant un profond besoin de libération, le manifeste va jusqu’à souhaiter sinon l’ « anarchie resplendissante » du moins la naissance d’un nouvel « espoir collectif ». Ces idées scandalisent les autorités et Borduas perd son emploi à l’École du meuble, où il enseignait depuis 1937. La presse québécoise appuie le gouvernement et censure en grande partie le manifeste. Plus d’une centaine d’articles de journaux et de revues condamnant le manifeste sont publiés » (extrait de l’article Refus global de François-Marc Gagnon, L’Encyclopédie canadienne, 2006).
Le manifeste de Borduas est complété par 8 autres textes : En regard du surréalisme actuel et Commentaires sur des mots courants par Borduas. Au cœur des quenouilles, Bien-être et L’Ombre sur le cerceau du poète, dramaturge et peintre Claude Gauvreau (1925-1971). L’Œuvre picturale est une expérience du psychanalyste et psychiatre Bruno Cormier (1919-1991). La Danse et l’espoir de la danseuse et peintre Françoise Sullivan (née en 1923). Qu’on le veuille ou non du peintre Fernand Leduc (1916-2014).
L’édition fut tirée à 400 exemplaires miméographiés, numérotés sur papier Multiscript. Elle comprend deux couvertures à rabats illustrées par Jean-Paul Riopelle, et plusieurs reproductions photographiques hors texte.
Le rabat droit de la couverture noire est défait et déchiré avec manques. La seconde couverture est légèrement brunie. L’intérieur est très bien conservé. On trouve à la fin 4 feuillets en double.
Vente
vendredi 2 juillet 2021・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris