Marie Cappelle, Madame LAFARGE (1816-1852) elle empoisonna son mari ; son procès eut un grand retentissement. L.A.S. « M.C. », [Montpellier vers 1850 ?, au Dr Poujade] ; 2 pages in-8 (pliures et légères taches). Lettre de prison. « Les dimanches, mardi, vendredi, à cinq h. précises je suis ordinairement à ma fenêtre, et seule. Les dimanches plus particulièrement j’ai une heure de quasi-liberté, rarement menacée par un regard des religieuses qui sont à leurs offices. – Il y a si longtems que mon regard est un vieil ami de votre regard – il y a si long tems que vos larmes honorent mon malheur et que vos prières le consolent, que je suis sûre de ne pas commettre une indiscrétion »… Elle a aperçu une épaulette dans la fenêtre de Poujade : « Le sang d’un soldat coule dans mes veines – et toute morte que je suis je me sens la sœur de ces braves fils de la France, qui font honorer ses jours de paix – qui la font craindre aux jours de lutte, qui dictent à l’histoire les plus belles de ses pages – et fondent à coup d’épée et de sabre, toute une noblesse de héros, pour la gloire de la patrie. Ne riez pas de mon enthousiasme j’adorais mon père – j’adore son souvenir »… En tête de la lettre, note d’envoi du Dr Poujade à M. Hostein.
Estimation
150 € - 200 €
Résultat
281 €
Frais de vente
28%
Marie Cappelle, Madame LAFARGE (1816-1852) elle empoisonna son mari ; son procès eut un grand retentissement. L.A.S. « M.C. », [Montpellier vers 1850 ?, au Dr Poujade] ; 2 pages in-8 (pliures et légères taches).
Lettre de prison. « Les dimanches, mardi, vendredi, à cinq h. précises je suis ordinairement à ma fenêtre, et seule. Les dimanches plus particulièrement j’ai une heure de quasi-liberté, rarement menacée par un regard des religieuses qui sont à leurs offices. – Il y a si longtems que mon regard est un vieil ami de votre regard – il y a si long tems que vos larmes honorent mon malheur et que vos prières le consolent, que je suis sûre de ne pas commettre une indiscrétion »… Elle a aperçu une épaulette dans la fenêtre de Poujade : « Le sang d’un soldat coule dans mes veines – et toute morte que je suis je me sens la sœur de ces braves fils de la France, qui font honorer ses jours de paix – qui la font craindre aux jours de lutte, qui dictent à l’histoire les plus belles de ses pages – et fondent à coup d’épée et de sabre, toute une noblesse de héros, pour la gloire de la patrie. Ne riez pas de mon enthousiasme j’adorais mon père – j’adore son souvenir »… En tête de la lettre, note d’envoi du Dr Poujade à M. Hostein.
Vente
mercredi 30 juin 2021・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris