Pierre LOUŸS (1870-1925). L.A.S., Bordeaux 15 juillet 1918, au Préfet de la Gironde ; 4 pages in-8 à en-tête de l’Hôtel Continental de Bordeaux. 
 On joint un brouillon de lettre autogr. à une dame (1 p. ¼ in-8 deuil, défauts) : « À quel valet de chambre, madame, pensez-vous si tendrement ? Je vous parle d’un lac et d’une barque et un domestique vous fait oublier Lamartine »… ; et une carte de visite a.s., 7 juillet 1910 : « Abominable, le verdict de Bourges ! et plus abominable encore, l’arrêt. Quelle pauvre petite fille ! »

 Il se plaint que « la poste restante refuse d’envoyer mes lettres à mon hôtel. Ma signature et mon sauf conduit ne lui suffisent pas. On répond que je ne suis “pas connu”. En effet le nom de Pierre Louÿs est fort obscur. – Si, le jour de mon arrivée à Bordeaux, le 2 juillet, tant de matelots américains portaient à leur béret “U.S.S. Aphrodite” c’était simple hasard. […] Ce mois-ci, toute lettre de famille peut me dire si l’un des deux de ma race, l’un des deux enfants qui n’étaient pas tués – est mort ou vivant. Voulez-vous avoir la bonté de faire dire à la poste que je demeure véritablement Hôtel Continental chambre 32, au 3e étage »...
Live mardi 16 mars 2021・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°129

Pierre LOUŸS (1870-1925). L.A.S., Bordeaux 15 juillet 1918, au Préfet de la Gironde ; 4 pages in-8 à en-tête de l’Hôtel Continental de Bordeaux. On joint un brouillon de lettre autogr. à une dame (1 p. ¼ in-8 deuil, défauts) : « À quel valet de chambre, madame, pensez-vous si tendrement ? Je vous parle d’un lac et d’une barque et un domestique vous fait oublier Lamartine »… ; et une carte de visite a.s., 7 juillet 1910 : « Abominable, le verdict de Bourges ! et plus abominable encore, l’arrêt. Quelle pauvre petite fille ! » Il se plaint que « la poste restante refuse d’envoyer mes lettres à mon hôtel. Ma signature et mon sauf conduit ne lui suffisent pas. On répond que je ne suis “pas connu”. En effet le nom de Pierre Louÿs est fort obscur. – Si, le jour de mon arrivée à Bordeaux, le 2 juillet, tant de matelots américains portaient à leur béret “U.S.S. Aphrodite” c’était simple hasard. […] Ce mois-ci, toute lettre de famille peut me dire si l’un des deux de ma race, l’un des deux enfants qui n’étaient pas tués – est mort ou vivant. Voulez-vous avoir la bonté de faire dire à la poste que je demeure véritablement Hôtel Continental chambre 32, au 3e étage »...

Estimation
200 € - 250 €
Résultat
358 €
Frais de vente
28%
Pierre LOUŸS (1870-1925). L.A.S., Bordeaux 15 juillet 1918, au Préfet de la Gironde ; 4 pages in-8 à en-tête de l’Hôtel Continental de Bordeaux. On joint un brouillon de lettre autogr. à une dame (1 p. ¼ in-8 deuil, défauts) : « À quel valet de chambre, madame, pensez-vous si tendrement ? Je vous parle d’un lac et d’une barque et un domestique vous fait oublier Lamartine »… ; et une carte de visite a.s., 7 juillet 1910 : « Abominable, le verdict de Bourges ! et plus abominable encore, l’arrêt. Quelle pauvre petite fille ! » Il se plaint que « la poste restante refuse d’envoyer mes lettres à mon hôtel. Ma signature et mon sauf conduit ne lui suffisent pas. On répond que je ne suis “pas connu”. En effet le nom de Pierre Louÿs est fort obscur. – Si, le jour de mon arrivée à Bordeaux, le 2 juillet, tant de matelots américains portaient à leur béret “U.S.S. Aphrodite” c’était simple hasard. […] Ce mois-ci, toute lettre de famille peut me dire si l’un des deux de ma race, l’un des deux enfants qui n’étaient pas tués – est mort ou vivant. Voulez-vous avoir la bonté de faire dire à la poste que je demeure véritablement Hôtel Continental chambre 32, au 3e étage »...
Vente mardi 16 mars 2021・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris