Pierre-Jean de BÉRANGER (1780-1857). 3 L.A.S., [1830-1838], à Félicité de Lamennais ; 7 pages et demie in-4 ou in-8, une adresse.

 5 février [1830]. Sympathie pour le garde-malade, et plaintes sur la nécessité de déménager… Passy 20 juillet 1834. Belle lettre sur Paroles d’un croyant : « Vous voilà donc désigné à la vindicte de toute la chrétienté. Je n’ai pas lu souvent d’encycliques ; mais celle qui vous frappe a été l’objet de toute mon attention, moins pour ce qu’elle renferme que pour l’effet qu’elle peut produire. […] On annonce une réponse de vous : dois-je y croire ? J’en sens la nécessité pourtant ; mais je vous connais des scrupules qui me semblent devoir embarrasser votre esprit, si ferme et si haut placé qu’il soit. Malheureusement votre situation n’est pas de celles où un homme du monde, ou un impie, comme on dit dans l’Église catholique, puisse se placer pour juger de ce qu’il y a de mieux à faire »… Il fait part de pressions de croyants pour engager Lamennais à examiner sa situation vis-à-vis de Rome, mais Lamennais a trop fait pour le Saint-Siège pour vouloir « recourir aux libertés de l’Église gallicane »… etc. 1er août [1838]. Il demande s’il est vrai que la police a fait une descente chez Lamennais. Lui-même est fort heureux : « Vous ne vous figurez pas combien de témoignages d’amitié j’ai reçus depuis 3 mois. M. de Chateaubriand, qui va quitter sa maison de la rue d’Enfer, ne voulait-il pas m’aider à rester dans la retraite à laquelle j’ai été obligé de renoncer, toute modeste qu’elle été »…
Live mardi 16 mars 2021・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°78

Pierre-Jean de BÉRANGER (1780-1857). 3 L.A.S., [1830-1838], à Félicité de Lamennais ; 7 pages et demie in-4 ou in-8, une adresse. 5 février [1830]. Sympathie pour le garde-malade, et plaintes sur la nécessité de déménager… Passy 20 juillet 1834. Belle lettre sur Paroles d’un croyant : « Vous voilà donc désigné à la vindicte de toute la chrétienté. Je n’ai pas lu souvent d’encycliques ; mais celle qui vous frappe a été l’objet de toute mon attention, moins pour ce qu’elle renferme que pour l’effet qu’elle peut produire. […] On annonce une réponse de vous : dois-je y croire ? J’en sens la nécessité pourtant ; mais je vous connais des scrupules qui me semblent devoir embarrasser votre esprit, si ferme et si haut placé qu’il soit. Malheureusement votre situation n’est pas de celles où un homme du monde, ou un impie, comme on dit dans l’Église catholique, puisse se placer pour juger de ce qu’il y a de mieux à faire »… Il fait part de pressions de croyants pour engager Lamennais à examiner sa situation vis-à-vis de Rome, mais Lamennais a trop fait pour le Saint-Siège pour vouloir « recourir aux libertés de l’Église gallicane »… etc. 1er août [1838]. Il demande s’il est vrai que la police a fait une descente chez Lamennais. Lui-même est fort heureux : « Vous ne vous figurez pas combien de témoignages d’amitié j’ai reçus depuis 3 mois. M. de Chateaubriand, qui va quitter sa maison de la rue d’Enfer, ne voulait-il pas m’aider à rester dans la retraite à laquelle j’ai été obligé de renoncer, toute modeste qu’elle été »…

Estimation
150 € - 200 €
Résultat
256 €
Frais de vente
28%
Pierre-Jean de BÉRANGER (1780-1857). 3 L.A.S., [1830-1838], à Félicité de Lamennais ; 7 pages et demie in-4 ou in-8, une adresse. 5 février [1830]. Sympathie pour le garde-malade, et plaintes sur la nécessité de déménager… Passy 20 juillet 1834. Belle lettre sur Paroles d’un croyant : « Vous voilà donc désigné à la vindicte de toute la chrétienté. Je n’ai pas lu souvent d’encycliques ; mais celle qui vous frappe a été l’objet de toute mon attention, moins pour ce qu’elle renferme que pour l’effet qu’elle peut produire. […] On annonce une réponse de vous : dois-je y croire ? J’en sens la nécessité pourtant ; mais je vous connais des scrupules qui me semblent devoir embarrasser votre esprit, si ferme et si haut placé qu’il soit. Malheureusement votre situation n’est pas de celles où un homme du monde, ou un impie, comme on dit dans l’Église catholique, puisse se placer pour juger de ce qu’il y a de mieux à faire »… Il fait part de pressions de croyants pour engager Lamennais à examiner sa situation vis-à-vis de Rome, mais Lamennais a trop fait pour le Saint-Siège pour vouloir « recourir aux libertés de l’Église gallicane »… etc. 1er août [1838]. Il demande s’il est vrai que la police a fait une descente chez Lamennais. Lui-même est fort heureux : « Vous ne vous figurez pas combien de témoignages d’amitié j’ai reçus depuis 3 mois. M. de Chateaubriand, qui va quitter sa maison de la rue d’Enfer, ne voulait-il pas m’aider à rester dans la retraite à laquelle j’ai été obligé de renoncer, toute modeste qu’elle été »…
Vente mardi 16 mars 2021・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris