Paul Dubois (1827-1905)
La Charité
Bronze à patine brun clair nuancé de rouge
Signé « P.  Dubois » à l’arrière
Marque du fondeur « F. Barbedienne Fondeur »
H : 49 cm et repose sur une base en marbre rouge griotte H : 10 cm

Œuvre en rapport :
Paul Dubois, La Charité, chef-modèle en bronze, entre 1876 et 1879, Barbedienne fondeur, H. 95,5 cm ; L. 38 cm ; P. 50 cm

Littérature en rapport :
Florence Rionnet, Les Bronzes Barbedienne. L’oeuvre d’une dynastie de fondeurs (1834-1954), Arthena, 2016, p. 314 -315, modèle répertorié sous le n° cat. 692.
 à la mort du général de La Moricière (1806-1865), le général Changarnier et le comité qu’il préside souhaitent voir ériger dans la cathédrale de Nantes un monument funéraire en l’honneur du défunt. Un tel privilège trouve son explication dans l’implication du général de La Moricière auprès du pape Pie IX dont il a dirigé les troupes. 
Le projet démarre en 1869, confié à l’architecte Louis Boitte et au sculpteur Paul Dubois. Les deux vont trouver dans la Renaissance une source d’inspiration. Les œuvres de Paul Dubois trahissent l’influence michelangélesque, notamment dans la figure allégorique du Courage Militaire. Aux côtés de cette dernière trois autres vertus viennent exalter la vie du général. Outre le Courage militaire sont ainsi représentées aux autres angles les vertus de Foi, de Sagesse et enfin de Charité. 
Celle-ci est présentée au Salon de 1876, aux côtés du Courage militaire. L’admiration suscitée par ces deux sculptures est telle qu’elles se voient qualifiées de « chefs-d’œuvre de la sculpture contemporaine » . L’œuvre perd son sens premier d’allégorie de la charité pour devenir plutôt un symbole républicain de fécondité et d’abondance que représente la figure maternelle. Le succès est immédiat et ces deux œuvres valent à Paul Dubois la médaille d’honneur de la sculpture ainsi que la reconnaissance de l’Académie qui lui offre de succéder au siège de Perraud à l’Institut.
Live mercredi 10 février 2021・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°73

Paul Dubois (1827-1905) La Charité Bronze à patine brun clair nuancé de rouge Signé « P. Dubois » à l’arrière Marque du fondeur « F. Barbedienne Fondeur » H : 49 cm et repose sur une base en marbre rouge griotte H : 10 cm Œuvre en rapport : Paul Dubois, La Charité, chef-modèle en bronze, entre 1876 et 1879, Barbedienne fondeur, H. 95,5 cm ; L. 38 cm ; P. 50 cm Littérature en rapport : Florence Rionnet, Les Bronzes Barbedienne. L’oeuvre d’une dynastie de fondeurs (1834-1954), Arthena, 2016, p. 314 -315, modèle répertorié sous le n° cat. 692. à la mort du général de La Moricière (1806-1865), le général Changarnier et le comité qu’il préside souhaitent voir ériger dans la cathédrale de Nantes un monument funéraire en l’honneur du défunt. Un tel privilège trouve son explication dans l’implication du général de La Moricière auprès du pape Pie IX dont il a dirigé les troupes. Le projet démarre en 1869, confié à l’architecte Louis Boitte et au sculpteur Paul Dubois. Les deux vont trouver dans la Renaissance une source d’inspiration. Les œuvres de Paul Dubois trahissent l’influence michelangélesque, notamment dans la figure allégorique du Courage Militaire. Aux côtés de cette dernière trois autres vertus viennent exalter la vie du général. Outre le Courage militaire sont ainsi représentées aux autres angles les vertus de Foi, de Sagesse et enfin de Charité. Celle-ci est présentée au Salon de 1876, aux côtés du Courage militaire. L’admiration suscitée par ces deux sculptures est telle qu’elles se voient qualifiées de « chefs-d’œuvre de la sculpture contemporaine » . L’œuvre perd son sens premier d’allégorie de la charité pour devenir plutôt un symbole républicain de fécondité et d’abondance que représente la figure maternelle. Le succès est immédiat et ces deux œuvres valent à Paul Dubois la médaille d’honneur de la sculpture ainsi que la reconnaissance de l’Académie qui lui offre de succéder au siège de Perraud à l’Institut.

Estimation
600 € - 800 €
Résultat
1 408 €
Frais de vente
28%
Paul Dubois (1827-1905) La Charité Bronze à patine brun clair nuancé de rouge Signé « P. Dubois » à l’arrière Marque du fondeur « F. Barbedienne Fondeur » H : 49 cm et repose sur une base en marbre rouge griotte H : 10 cm Œuvre en rapport : Paul Dubois, La Charité, chef-modèle en bronze, entre 1876 et 1879, Barbedienne fondeur, H. 95,5 cm ; L. 38 cm ; P. 50 cm Littérature en rapport : Florence Rionnet, Les Bronzes Barbedienne. L’oeuvre d’une dynastie de fondeurs (1834-1954), Arthena, 2016, p. 314 -315, modèle répertorié sous le n° cat. 692. à la mort du général de La Moricière (1806-1865), le général Changarnier et le comité qu’il préside souhaitent voir ériger dans la cathédrale de Nantes un monument funéraire en l’honneur du défunt. Un tel privilège trouve son explication dans l’implication du général de La Moricière auprès du pape Pie IX dont il a dirigé les troupes. Le projet démarre en 1869, confié à l’architecte Louis Boitte et au sculpteur Paul Dubois. Les deux vont trouver dans la Renaissance une source d’inspiration. Les œuvres de Paul Dubois trahissent l’influence michelangélesque, notamment dans la figure allégorique du Courage Militaire. Aux côtés de cette dernière trois autres vertus viennent exalter la vie du général. Outre le Courage militaire sont ainsi représentées aux autres angles les vertus de Foi, de Sagesse et enfin de Charité. Celle-ci est présentée au Salon de 1876, aux côtés du Courage militaire. L’admiration suscitée par ces deux sculptures est telle qu’elles se voient qualifiées de « chefs-d’œuvre de la sculpture contemporaine » . L’œuvre perd son sens premier d’allégorie de la charité pour devenir plutôt un symbole républicain de fécondité et d’abondance que représente la figure maternelle. Le succès est immédiat et ces deux œuvres valent à Paul Dubois la médaille d’honneur de la sculpture ainsi que la reconnaissance de l’Académie qui lui offre de succéder au siège de Perraud à l’Institut.
Vente mercredi 10 février 2021・14:00 (Europe/Paris)
Salle 16 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris