Langlumé éditeur (vers 1820)
Dépositaire de journaux de la Ville de Chartres. Caricature. Vers 1820. Lithographie. [305 x 460]. Curieuse épreuve sur vergé, en beau coloris du temps, soigneusement lavée (avec petites restaurations au verso, marquées à l’endroit des plis), augmentée de virulentes apostrophes à la plume et à l’encre sépia, attribuables au modèle ici portraituré. Toutes marges. Cette planche a été gravée par Alavoine lui-même. Après Jacques Cellerier, il fut le deuxième architecte chargé par Vivant Denon de mener à bien la construction de cette fontaine monumentale en forme d’éléphant surmonté d’un palanquin, qui devait acheminer l’eau depuis le canal de l’Ourcq par le canal Saint-Martin, et être installée sur la place de la Bastille. Après la chute de Napoléon, le projet fut abandonné, remplacé par une statue de Paris, réalisée par Jean-Pierre Cortot (1787-1843), les travaux toujours confiés à Alavoine. La Révolution des Trois Glorieuses (juillet 1830) interrompit ce nouveau projet. C’est finalement la colonne de Juillet qui fut érigée sur la place. Le bassin circulaire et la base de marbre blanc sur laquelle elle repose sont tout ce qui reste du projet initial de fontaine. L’éléphant ne fut jamais réalisé en bronze, mais de 1814 à 1846, un modèle en plâtre grandeur nature, réalisé par le sculpteur Pierre Charles Bridan fut élevé sur la place, avant d’être détruit. 
Dans Les Misérables, Victor Hugo en fait le refuge de Gavroche : « C’était une tanière ouverte à celui auquel toutes les portes étaient fermées. Il semblait que le vieux mastodonte misérable, envahi par la vermine et par l’oubli, couvert de verrues, de moisissures et d’ulcères, chancelant, vermoulu, abandonné, condamné, espèce de mendiant colossal demandant en vain l’aumône d’un regard bienveillant au milieu du carrefour, avait eu pitié, lui, de cet autre mendiant, du pauvre pygmée qui s’en allait sans souliers aux pieds, sans plafond sur la tête, soufflant dans ses doigts, vêtu de ch
Live mardi 15 décembre 2020・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°61

Langlumé éditeur (vers 1820) Dépositaire de journaux de la Ville de Chartres. Caricature. Vers 1820. Lithographie. [305 x 460]. Curieuse épreuve sur vergé, en beau coloris du temps, soigneusement lavée (avec petites restaurations au verso, marquées à l’endroit des plis), augmentée de virulentes apostrophes à la plume et à l’encre sépia, attribuables au modèle ici portraituré. Toutes marges. Cette planche a été gravée par Alavoine lui-même. Après Jacques Cellerier, il fut le deuxième architecte chargé par Vivant Denon de mener à bien la construction de cette fontaine monumentale en forme d’éléphant surmonté d’un palanquin, qui devait acheminer l’eau depuis le canal de l’Ourcq par le canal Saint-Martin, et être installée sur la place de la Bastille. Après la chute de Napoléon, le projet fut abandonné, remplacé par une statue de Paris, réalisée par Jean-Pierre Cortot (1787-1843), les travaux toujours confiés à Alavoine. La Révolution des Trois Glorieuses (juillet 1830) interrompit ce nouveau projet. C’est finalement la colonne de Juillet qui fut érigée sur la place. Le bassin circulaire et la base de marbre blanc sur laquelle elle repose sont tout ce qui reste du projet initial de fontaine. L’éléphant ne fut jamais réalisé en bronze, mais de 1814 à 1846, un modèle en plâtre grandeur nature, réalisé par le sculpteur Pierre Charles Bridan fut élevé sur la place, avant d’être détruit. Dans Les Misérables, Victor Hugo en fait le refuge de Gavroche : « C’était une tanière ouverte à celui auquel toutes les portes étaient fermées. Il semblait que le vieux mastodonte misérable, envahi par la vermine et par l’oubli, couvert de verrues, de moisissures et d’ulcères, chancelant, vermoulu, abandonné, condamné, espèce de mendiant colossal demandant en vain l’aumône d’un regard bienveillant au milieu du carrefour, avait eu pitié, lui, de cet autre mendiant, du pauvre pygmée qui s’en allait sans souliers aux pieds, sans plafond sur la tête, soufflant dans ses doigts, vêtu de ch

Estimation
150 € - 180 €
Résultat
230 €
Frais de vente
28%
Langlumé éditeur (vers 1820) Dépositaire de journaux de la Ville de Chartres. Caricature. Vers 1820. Lithographie. [305 x 460]. Curieuse épreuve sur vergé, en beau coloris du temps, soigneusement lavée (avec petites restaurations au verso, marquées à l’endroit des plis), augmentée de virulentes apostrophes à la plume et à l’encre sépia, attribuables au modèle ici portraituré. Toutes marges. Cette planche a été gravée par Alavoine lui-même. Après Jacques Cellerier, il fut le deuxième architecte chargé par Vivant Denon de mener à bien la construction de cette fontaine monumentale en forme d’éléphant surmonté d’un palanquin, qui devait acheminer l’eau depuis le canal de l’Ourcq par le canal Saint-Martin, et être installée sur la place de la Bastille. Après la chute de Napoléon, le projet fut abandonné, remplacé par une statue de Paris, réalisée par Jean-Pierre Cortot (1787-1843), les travaux toujours confiés à Alavoine. La Révolution des Trois Glorieuses (juillet 1830) interrompit ce nouveau projet. C’est finalement la colonne de Juillet qui fut érigée sur la place. Le bassin circulaire et la base de marbre blanc sur laquelle elle repose sont tout ce qui reste du projet initial de fontaine. L’éléphant ne fut jamais réalisé en bronze, mais de 1814 à 1846, un modèle en plâtre grandeur nature, réalisé par le sculpteur Pierre Charles Bridan fut élevé sur la place, avant d’être détruit. Dans Les Misérables, Victor Hugo en fait le refuge de Gavroche : « C’était une tanière ouverte à celui auquel toutes les portes étaient fermées. Il semblait que le vieux mastodonte misérable, envahi par la vermine et par l’oubli, couvert de verrues, de moisissures et d’ulcères, chancelant, vermoulu, abandonné, condamné, espèce de mendiant colossal demandant en vain l’aumône d’un regard bienveillant au milieu du carrefour, avait eu pitié, lui, de cet autre mendiant, du pauvre pygmée qui s’en allait sans souliers aux pieds, sans plafond sur la tête, soufflant dans ses doigts, vêtu de ch
Vente mardi 15 décembre 2020・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris