Agostino Veneziano (1490-c. 1569) La Carcasse (Lo Stregozzo). Gravé d’après Raphaël (selon Bartsch). [645 x 308]. Bartsch (Raimondi) 426-1. Bonne épreuve sur vélin, rognée sur le coup de planche ou légèrement à l’extérieur de celui-ci, d’un tirage effectué fin XIXe ou début XXe siècle à partir du cuivre original, avec diverses reprises au burin dans les tailles (angle supérieur gauche, monogramme en pied). Pli vertical médian perceptible au verso. Menus accidents, infimes déchirures aux bords du feuillet, petites auréoles d’humidité et légers plis de manipulation. Un article de Christiane Wiebel paru en 2015 dans le Print Quarterly (XXXI, 1) nous éclaire sur les conditions dans lesquelles la planche de cuivre a été retravaillée en vue d’un retirage. Ce cuivre est conservé au Cabinet des Estampes de la collection Veste Coburg. Le prince Albert, époux de la reine Victoria, garda toujours un lien avec cette collection constituée par son grand-père le duc Franz Friedrich Anton of Saxe-Coburg-Saalfeld. Il établit lui-même la collection d’estampes et dessins du château de Windsor et entreprit de promouvoir les œuvres des maîtres anciens, en commençant par Raphaël, puis Michel-Ange et Léonard de Vinci. Sa mort en 1861 interrompit ce projet alors même qu’il se consacrait au premier de ces artistes, particulièrement en rassemblant les gravures de Raimondi et de Veneziano d’après ses dessins. Apprenant que le cuivre de La Carcasse était conservé à Coburg, le prince demanda qu’en fussent tirées quelques épreuves. Dans une lettre conservée aux Archives royales de Windsor, en date du 20 juin 1857, le conseil privé du prince, Fischer, lui écrit que 12 épreuves vont lui parvenir – 6 sur chine, 6 sur « papier blanc ». C’est le peintre de cour Rothbart qui fut chargé de mettre en œuvre le retirage. Il confia le cuivre à l’imprimeur de Nuremberg Carl Joseph Berg, lequel reprit quelques tailles affaiblies sur la plaque, dans l’angle supérieur gauche et dans le monogramme, puis
Estimation
1 500 € - 1 800 €
Résultat
1 920 €
Frais de vente
28%
Agostino Veneziano (1490-c. 1569)
La Carcasse (Lo Stregozzo). Gravé d’après Raphaël (selon Bartsch). [645 x 308]. Bartsch (Raimondi) 426-1. Bonne épreuve sur vélin, rognée sur le coup de planche ou légèrement à l’extérieur de celui-ci, d’un tirage effectué fin XIXe ou début XXe siècle à partir du cuivre original, avec diverses reprises au burin dans les tailles (angle supérieur gauche, monogramme en pied). Pli vertical médian perceptible au verso. Menus accidents, infimes déchirures aux bords du feuillet, petites auréoles d’humidité et légers plis de manipulation.
Un article de Christiane Wiebel paru en 2015 dans le Print Quarterly (XXXI, 1) nous éclaire sur les conditions dans lesquelles la planche de cuivre a été retravaillée en vue d’un retirage. Ce cuivre est conservé au Cabinet des Estampes de la collection Veste Coburg. Le prince Albert, époux de la reine Victoria, garda toujours un lien avec cette collection constituée par son grand-père le duc Franz Friedrich Anton of Saxe-Coburg-Saalfeld. Il établit lui-même la collection d’estampes et dessins du château de Windsor et entreprit de promouvoir les œuvres des maîtres anciens, en commençant par Raphaël, puis Michel-Ange et Léonard de Vinci. Sa mort en 1861 interrompit ce projet alors même qu’il se consacrait au premier de ces artistes, particulièrement en rassemblant les gravures de Raimondi et de Veneziano d’après ses dessins. Apprenant que le cuivre de La Carcasse était conservé à Coburg, le prince demanda qu’en fussent tirées quelques épreuves. Dans une lettre conservée aux Archives royales de Windsor, en date du 20 juin 1857, le conseil privé du prince, Fischer, lui écrit que 12 épreuves vont lui parvenir – 6 sur chine, 6 sur « papier blanc ». C’est le peintre de cour Rothbart qui fut chargé de mettre en œuvre le retirage. Il confia le cuivre à l’imprimeur de Nuremberg Carl Joseph Berg, lequel reprit quelques tailles affaiblies sur la plaque, dans l’angle supérieur gauche et dans le monogramme, puis
Vente
mardi 15 décembre 2020・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris