MASSENET Jules (1842-1912). 66 L.A.S. (« J. Massenet », « Massenet », « J.M. », « M. », « Mijois » ou paraphe), L.A. ou billets, [1878-1912], à SA FEMME ; 125 pages formats divers, quelques adresses et enveloppes. Il donne à sa femme des nouvelles de leurs maisons (notamment Égreville), de sa santé, de leurs parents et amis, et de quelques voyages (Barcelone, Bruxelles, Tournai…). De Barcelone, il se plaint : « Les répétitions sont lentes et énervantes – le sentiment musical de ce pays est gonflé – pas de courage au travail aussi – il faut fumer sa cigarette en répétant et il n’est pas rare de voir qu’un musicien s’arrête… pour rouler du tabac ! – On fume dans les églises – dans les coulisses du théâtre ! – On fume en omnibus, à table d’hôte – partout. – Quel pays de fumistes ! » (18 avril 1881)… En rentrant de Bruxelles, pour la création d’Hérodiade (coupures de presse collées à la lettre), il s’afflige du manque de soutien de sa femme et du silence de sa fille : « Si tu connaissais ma vie tu n’y trouverais rien à me reprocher, rien qui puisse te déplaire » (21 décembre 1881)… Il fait part de recettes… « Audition Cavalieri… étonnante ! Quelle voix !! Voilà Thaïs ! »… En 1910, il avance dans l’instrumentation d’Amadis, évoque des représentations de Werther et de Manon… Après la création de Don Quichotte à Monte-Carlo, il prépare des copies et une réduction pour piano… On rencontre aussi les noms de Hartmann, Heugel, Carvalho, Boisdeffre, Paul Fauchey, Charles Normand… On joint une L.A.S. à son gendre Léon Bessand (1910).
Estimation
1 000 € - 1 500 €
Résultat
2 080 €
Frais de vente
30%
MASSENET Jules (1842-1912).
66 L.A.S. (« J. Massenet », « Massenet », « J.M. », « M. », « Mijois » ou paraphe), L.A. ou billets, [1878-1912], à SA FEMME ; 125 pages formats divers, quelques adresses et enveloppes.
Il donne à sa femme des nouvelles de leurs maisons (notamment Égreville), de sa santé, de leurs parents et amis, et de quelques voyages (Barcelone, Bruxelles, Tournai…). De Barcelone, il se plaint : « Les répétitions sont lentes et énervantes – le sentiment musical de ce pays est gonflé – pas de courage au travail aussi – il faut fumer sa cigarette en répétant et il n’est pas rare de voir qu’un musicien s’arrête… pour rouler du tabac ! – On fume dans les églises – dans les coulisses du théâtre ! – On fume en omnibus, à table d’hôte – partout. – Quel pays de fumistes ! » (18 avril 1881)… En rentrant de Bruxelles, pour la création d’Hérodiade (coupures de presse collées à la lettre), il s’afflige du manque de soutien de sa femme et du silence de sa fille : « Si tu connaissais ma vie tu n’y trouverais rien à me reprocher, rien qui puisse te déplaire » (21 décembre 1881)… Il fait part de recettes… « Audition Cavalieri… étonnante ! Quelle voix !! Voilà Thaïs ! »… En 1910, il avance dans l’instrumentation d’Amadis, évoque des représentations de Werther et de Manon… Après la création de Don Quichotte à Monte-Carlo, il prépare des copies et une réduction pour piano… On rencontre aussi les noms de Hartmann, Heugel, Carvalho, Boisdeffre, Paul Fauchey, Charles Normand… On joint une L.A.S. à son gendre Léon Bessand (1910).
Vente
vendredi 20 novembre 2020・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris