Gustave FLAUBERT. L.A.S., Croisset 13 décembre [1859], à Aglaé Sabatier, " la Présidente " ; 2 pages in-8, sur papier bleu.

Jolie lettre tendre à la Présidente, lui parlant de sa sœur Adèle-Irma Sabatier, dite " Bébé " ou " Doudou " [maîtresse du peintre Fernand Boissard, dont elle eut une fille, morte en octobre 1859].
" Voulez-vous, belle Présidente, faire à Melle Doudou tous mes compliments de condoléance, pour la mort de son pauvre petit enfant, que j'ai apprise avant hier au soir.
Je ne lui écris pas, pour mille raisons. - Mais la meilleure de toutes et que vous vous entendrez à cela, bien mieux que moi, en votre qualité de femme. - Dites lui de ces choses qui font pleurer & qui soulagent.
La voilà revenue telle que devant. - Rien ne reste plus de cette liaison que le souvenir. Ainsi finissent les choses humaines. Quelle triste mascarade que l'existence !
Quant à vous, vous savez les sentiments que je vous porte. Le silence et donc plus éloquent que toutes les paroles. Lorsque vous n'aurez rien de mieux à faire, écrivez-moi pour me dire si vous vous ennuyez beaucoup & si la portraiture fait son chemin. [La Présidente peignait des miniatures.]
Mille tendresses "...
Correspondance (Pléiade), t. III, p. 63.
Live mardi 6 octobre 2020・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°247

Gustave FLAUBERT. L.A.S., Croisset 13 décembre [1859], à Aglaé Sabatier, " la Présidente " ; 2 pages in-8, sur papier bleu. Jolie lettre tendre à la Présidente, lui parlant de sa sœur Adèle-Irma Sabatier, dite " Bébé " ou " Doudou " [maîtresse du peintre Fernand Boissard, dont elle eut une fille, morte en octobre 1859]. " Voulez-vous, belle Présidente, faire à Melle Doudou tous mes compliments de condoléance, pour la mort de son pauvre petit enfant, que j'ai apprise avant hier au soir. Je ne lui écris pas, pour mille raisons. - Mais la meilleure de toutes et que vous vous entendrez à cela, bien mieux que moi, en votre qualité de femme. - Dites lui de ces choses qui font pleurer & qui soulagent. La voilà revenue telle que devant. - Rien ne reste plus de cette liaison que le souvenir. Ainsi finissent les choses humaines. Quelle triste mascarade que l'existence ! Quant à vous, vous savez les sentiments que je vous porte. Le silence et donc plus éloquent que toutes les paroles. Lorsque vous n'aurez rien de mieux à faire, écrivez-moi pour me dire si vous vous ennuyez beaucoup & si la portraiture fait son chemin. [La Présidente peignait des miniatures.] Mille tendresses "... Correspondance (Pléiade), t. III, p. 63.

Estimation
1 000 € - 1 500 €
Résultat
1 280 €
Frais de vente
28%
Gustave FLAUBERT. L.A.S., Croisset 13 décembre [1859], à Aglaé Sabatier, " la Présidente " ; 2 pages in-8, sur papier bleu. Jolie lettre tendre à la Présidente, lui parlant de sa sœur Adèle-Irma Sabatier, dite " Bébé " ou " Doudou " [maîtresse du peintre Fernand Boissard, dont elle eut une fille, morte en octobre 1859]. " Voulez-vous, belle Présidente, faire à Melle Doudou tous mes compliments de condoléance, pour la mort de son pauvre petit enfant, que j'ai apprise avant hier au soir. Je ne lui écris pas, pour mille raisons. - Mais la meilleure de toutes et que vous vous entendrez à cela, bien mieux que moi, en votre qualité de femme. - Dites lui de ces choses qui font pleurer & qui soulagent. La voilà revenue telle que devant. - Rien ne reste plus de cette liaison que le souvenir. Ainsi finissent les choses humaines. Quelle triste mascarade que l'existence ! Quant à vous, vous savez les sentiments que je vous porte. Le silence et donc plus éloquent que toutes les paroles. Lorsque vous n'aurez rien de mieux à faire, écrivez-moi pour me dire si vous vous ennuyez beaucoup & si la portraiture fait son chemin. [La Présidente peignait des miniatures.] Mille tendresses "... Correspondance (Pléiade), t. III, p. 63.
Vente mardi 6 octobre 2020・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 9, rue Drouot 75009 Paris