Cosima WAGNER (1837-1930). 2 L.A.S. et 1 L.S., 1871-1889 ; 12 pages in-8 ; en allemand.

Tribschen 24 mai 1871, à une amie [probablement Malwida von Meysenburg. Cosima a épousé Wagner l'année précédente, et ils se sont installés à Tribschen au bord du lac de Lucerne]. Richard et elle sont comme deux solitaires égarés dans le Monde (" zwei Einsiedlern [...] die sich gar sonderbar in der Welt vorkommen "). Elle remercie son amie de l'envoi de son livre [Mémoires d'une idéaliste] qui lui a bien fait comprendre son évolution spirituelle et sentimentale. Elle évoque Berlin, ainsi que Bismarck et Moltke, et se demande si le but fixé sera atteint. Elle a pris pour devise un mot de Joseph de Maistre : " entreprendre comme si l'on pouvait tout, et se résigner comme si l'on ne pouvait rien ", et elle songe à Paris où le Louvre est en train de brûler, ce qui lui arrache un cri de souffrance. Rien dans l'avenir ne remplacera ce qui s'effondre là-bas ; la stupidité de l'humanité est désespérante (" Paris wo der Louvre in diesem Augenblick brennt, was mir einen wahren Schmerzenschrei entrissen hat. Keine Zukunft wird jemals ersetzen was hier zu Grunde geht ; was soll man zu der stupiden Menschheit sagen ? es ist trostlos ! ")... Ils ont séjourné à Leipzig chez Ottilie Brockhaus, ont visité Darmstadt et Heidelberg, et sont revenus à Tribschen pour fêter l'anniversaire de Richard, à qui le Roi [Louis II de Bavière] a envoyé une dépêche chaleureuse confirmant qu'il lui conserve son amitié... Elle demande une copie des poèmes du Prof. Karl Friedrich Werder dont elle aime tant le drame Columbus, dont la beauté s'apprécie de plus en plus au fil des années...
Bayreuth 19 avril 1878, L.S. au Prof. Adolf von Harnack, théologien protestant, lui adressant la copie (jointe) d'une méditation de sa fille Daniela, Mme Thode, inspirée par le sermon prononcé par Harnack pour le dimanche de Pâques à Gardone.
 Bayreuth 23 mars 1889, à Oskar von Chelius. Elle parle du Festival de Bayreut
Live mardi 6 octobre 2020・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°174

Cosima WAGNER (1837-1930). 2 L.A.S. et 1 L.S., 1871-1889 ; 12 pages in-8 ; en allemand. Tribschen 24 mai 1871, à une amie [probablement Malwida von Meysenburg. Cosima a épousé Wagner l'année précédente, et ils se sont installés à Tribschen au bord du lac de Lucerne]. Richard et elle sont comme deux solitaires égarés dans le Monde (" zwei Einsiedlern [...] die sich gar sonderbar in der Welt vorkommen "). Elle remercie son amie de l'envoi de son livre [Mémoires d'une idéaliste] qui lui a bien fait comprendre son évolution spirituelle et sentimentale. Elle évoque Berlin, ainsi que Bismarck et Moltke, et se demande si le but fixé sera atteint. Elle a pris pour devise un mot de Joseph de Maistre : " entreprendre comme si l'on pouvait tout, et se résigner comme si l'on ne pouvait rien ", et elle songe à Paris où le Louvre est en train de brûler, ce qui lui arrache un cri de souffrance. Rien dans l'avenir ne remplacera ce qui s'effondre là-bas ; la stupidité de l'humanité est désespérante (" Paris wo der Louvre in diesem Augenblick brennt, was mir einen wahren Schmerzenschrei entrissen hat. Keine Zukunft wird jemals ersetzen was hier zu Grunde geht ; was soll man zu der stupiden Menschheit sagen ? es ist trostlos ! ")... Ils ont séjourné à Leipzig chez Ottilie Brockhaus, ont visité Darmstadt et Heidelberg, et sont revenus à Tribschen pour fêter l'anniversaire de Richard, à qui le Roi [Louis II de Bavière] a envoyé une dépêche chaleureuse confirmant qu'il lui conserve son amitié... Elle demande une copie des poèmes du Prof. Karl Friedrich Werder dont elle aime tant le drame Columbus, dont la beauté s'apprécie de plus en plus au fil des années... Bayreuth 19 avril 1878, L.S. au Prof. Adolf von Harnack, théologien protestant, lui adressant la copie (jointe) d'une méditation de sa fille Daniela, Mme Thode, inspirée par le sermon prononcé par Harnack pour le dimanche de Pâques à Gardone. Bayreuth 23 mars 1889, à Oskar von Chelius. Elle parle du Festival de Bayreut

Estimation
800 € - 1 000 €
Résultat
1 024 €
Frais de vente
28%
Cosima WAGNER (1837-1930). 2 L.A.S. et 1 L.S., 1871-1889 ; 12 pages in-8 ; en allemand. Tribschen 24 mai 1871, à une amie [probablement Malwida von Meysenburg. Cosima a épousé Wagner l'année précédente, et ils se sont installés à Tribschen au bord du lac de Lucerne]. Richard et elle sont comme deux solitaires égarés dans le Monde (" zwei Einsiedlern [...] die sich gar sonderbar in der Welt vorkommen "). Elle remercie son amie de l'envoi de son livre [Mémoires d'une idéaliste] qui lui a bien fait comprendre son évolution spirituelle et sentimentale. Elle évoque Berlin, ainsi que Bismarck et Moltke, et se demande si le but fixé sera atteint. Elle a pris pour devise un mot de Joseph de Maistre : " entreprendre comme si l'on pouvait tout, et se résigner comme si l'on ne pouvait rien ", et elle songe à Paris où le Louvre est en train de brûler, ce qui lui arrache un cri de souffrance. Rien dans l'avenir ne remplacera ce qui s'effondre là-bas ; la stupidité de l'humanité est désespérante (" Paris wo der Louvre in diesem Augenblick brennt, was mir einen wahren Schmerzenschrei entrissen hat. Keine Zukunft wird jemals ersetzen was hier zu Grunde geht ; was soll man zu der stupiden Menschheit sagen ? es ist trostlos ! ")... Ils ont séjourné à Leipzig chez Ottilie Brockhaus, ont visité Darmstadt et Heidelberg, et sont revenus à Tribschen pour fêter l'anniversaire de Richard, à qui le Roi [Louis II de Bavière] a envoyé une dépêche chaleureuse confirmant qu'il lui conserve son amitié... Elle demande une copie des poèmes du Prof. Karl Friedrich Werder dont elle aime tant le drame Columbus, dont la beauté s'apprécie de plus en plus au fil des années... Bayreuth 19 avril 1878, L.S. au Prof. Adolf von Harnack, théologien protestant, lui adressant la copie (jointe) d'une méditation de sa fille Daniela, Mme Thode, inspirée par le sermon prononcé par Harnack pour le dimanche de Pâques à Gardone. Bayreuth 23 mars 1889, à Oskar von Chelius. Elle parle du Festival de Bayreut
Vente mardi 6 octobre 2020・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 9, rue Drouot 75009 Paris