Caspar David Friedrich (1774-1840) (d’après)

Knabe auf einem Grabhügel (Jeune garçon assoupi sur une tombe). Vers 1801-1803. Gravure sur bois par Christian Friedrich, frère de l’artiste. 112 x 76 [130 x 91]. Börsch-Supan et Jähnig 62. Très belle épreuve sur vélin blanc, avec gaufrage très visible au verso, montée par les angles supérieurs sur feuillet de vélin. Très léger empoussiérage du feuillet. Bonnes marges. De toute rareté. 



Allégorie sur la finitude de la vie, confrontation entre la jeunesse et la mort que survole un papillon – symbole  de l’éphémère, mais aussi de l’âme et de la résurrection –, ce sujet évoque probablement les nombreux deuils auxquels Friedrich fut confronté dans sa jeunesse : à l’âge de sept ans, en 1781, il perdit sa mère et sa sœur Elisabeth ; en 1787, son frère Johann Christoffer se noya dans la Baltique et en 1791 sa sœur Maria disparut à son tour. 

Le sujet est ici tiré « sec », avec la qualité de délicatesse que Friedrich louait dans une correspondance avec son frère datée de 1816 (« behutsam », mit « wenig Farbe »). Cette gravure s’inspire d’un dessin représentant un jeune bûcheron endormi sur une souche d’arbre, sa hache abandonnée au premier plan, qui provient du « Mannheim Sketchbook » (cahier d’esquisses de Mannheim) daté de septembre 1800 à mars 1802, aujourd’hui démembré. Le dessin en question est aujourd’hui conservé au musée de Brême (Kunsthalle Bremen). 

On connaît de cette gravure quelques épreuves dans les collections publiques (Dresde, Stettin, Brême, Vienne).
Live mercredi 8 juillet 2020・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°35

Caspar David Friedrich (1774-1840) (d’après) Knabe auf einem Grabhügel (Jeune garçon assoupi sur une tombe). Vers 1801-1803. Gravure sur bois par Christian Friedrich, frère de l’artiste. 112 x 76 [130 x 91]. Börsch-Supan et Jähnig 62. Très belle épreuve sur vélin blanc, avec gaufrage très visible au verso, montée par les angles supérieurs sur feuillet de vélin. Très léger empoussiérage du feuillet. Bonnes marges. De toute rareté. Allégorie sur la finitude de la vie, confrontation entre la jeunesse et la mort que survole un papillon – symbole de l’éphémère, mais aussi de l’âme et de la résurrection –, ce sujet évoque probablement les nombreux deuils auxquels Friedrich fut confronté dans sa jeunesse : à l’âge de sept ans, en 1781, il perdit sa mère et sa sœur Elisabeth ; en 1787, son frère Johann Christoffer se noya dans la Baltique et en 1791 sa sœur Maria disparut à son tour. Le sujet est ici tiré « sec », avec la qualité de délicatesse que Friedrich louait dans une correspondance avec son frère datée de 1816 (« behutsam », mit « wenig Farbe »). Cette gravure s’inspire d’un dessin représentant un jeune bûcheron endormi sur une souche d’arbre, sa hache abandonnée au premier plan, qui provient du « Mannheim Sketchbook » (cahier d’esquisses de Mannheim) daté de septembre 1800 à mars 1802, aujourd’hui démembré. Le dessin en question est aujourd’hui conservé au musée de Brême (Kunsthalle Bremen). On connaît de cette gravure quelques épreuves dans les collections publiques (Dresde, Stettin, Brême, Vienne).

Résultat
35 840 €
Frais de vente
28%
Caspar David Friedrich (1774-1840) (d’après) Knabe auf einem Grabhügel (Jeune garçon assoupi sur une tombe). Vers 1801-1803. Gravure sur bois par Christian Friedrich, frère de l’artiste. 112 x 76 [130 x 91]. Börsch-Supan et Jähnig 62. Très belle épreuve sur vélin blanc, avec gaufrage très visible au verso, montée par les angles supérieurs sur feuillet de vélin. Très léger empoussiérage du feuillet. Bonnes marges. De toute rareté. Allégorie sur la finitude de la vie, confrontation entre la jeunesse et la mort que survole un papillon – symbole de l’éphémère, mais aussi de l’âme et de la résurrection –, ce sujet évoque probablement les nombreux deuils auxquels Friedrich fut confronté dans sa jeunesse : à l’âge de sept ans, en 1781, il perdit sa mère et sa sœur Elisabeth ; en 1787, son frère Johann Christoffer se noya dans la Baltique et en 1791 sa sœur Maria disparut à son tour. Le sujet est ici tiré « sec », avec la qualité de délicatesse que Friedrich louait dans une correspondance avec son frère datée de 1816 (« behutsam », mit « wenig Farbe »). Cette gravure s’inspire d’un dessin représentant un jeune bûcheron endormi sur une souche d’arbre, sa hache abandonnée au premier plan, qui provient du « Mannheim Sketchbook » (cahier d’esquisses de Mannheim) daté de septembre 1800 à mars 1802, aujourd’hui démembré. Le dessin en question est aujourd’hui conservé au musée de Brême (Kunsthalle Bremen). On connaît de cette gravure quelques épreuves dans les collections publiques (Dresde, Stettin, Brême, Vienne).
Vente mercredi 8 juillet 2020・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris