Bourse de Gardien des Lieux Saints, Feraset Bohaci, de Shaykh Abbas Effendi, Turquie ottomane, fin XIXe siècle Sacoche en cuir noir à rabat, empiècements de couleur et boucle. Sur le rabat et à l’arrière, empiècements de cuir vert en forme de large mandorle brodée d’une inscription en osmanli en calligraphie naskhi de 6 lignes de texte en fils de coton jaune. Doublure en coton. 30 x 28,5 cm État : usures, parties décousues. An Ottoman calligraphic document bag, Feraset Bohaci, for Shaykh Abbas Efendi, Turkey, late 19th century Fabriquées dans les ateliers de Beykoz à Istanbul, ces pochettes étaient autrefois confiées aux personnages éminents de la cour ottomane ou aux membres de la dynastie, à l’occasion du grand pèlerinage annuel. A l’occasion du départ de la caravane pour La Mecque, tous les hauts dignitaires et fonctionnaires ottomans étaient invités à faire des dons, dont ce genre de sacoche destinée à rapporter prières et flacons d’eau sacrée de Zem Zem en provenance du Lieu Saint. On trouve une description très imagée de ces cadeaux envoyés à La Mecque dans les mémoires de la princesse Aïché Osmanoglou, fille du sultan Abdülhamid II (1876-1909) : « Le lendemain, poursuit-elle, était organisée la caravane du pèlerinage. Les cadines et les sultanes du palais avaient toutes une connaissance à la Sainte Mecque, et lui envoyaient dans des sacs de cuir de l›argent et des cadeaux. Par cette entremise on envoyait aussi de l›argent à de nombreux solliciteurs. Ces sacs étaient ensuite fermes et scellés avec des sceaux sur lesquels était écrit : « Qu›il aille et vienne dans la paix ! ». Ces sacs étaient placés par le grand Eunuque dans le Noble coffre qui accompagnait le mahmal, le palanquin dans lequel était place la kiswah envoyée par le sultan pour La Mecque » (Aïché Osmanoglou, Avec mon père le sultan Abdulhamid. De son palais à sa prison, Paris, L’Harmattan, 1991, p. 91 ; Babam Sultan Abdulhamid (Hatiralarim), Istanbul, 1978, p. 67). Peu
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Bourse de Gardien des Lieux Saints, Feraset Bohaci, de Shaykh Abbas Effendi, Turquie ottomane, fin XIXe siècle
Sacoche en cuir noir à rabat, empiècements de couleur et boucle. Sur le rabat et à l’arrière, empiècements de cuir vert en forme de large mandorle brodée d’une inscription en osmanli en calligraphie naskhi de 6 lignes de texte en fils de coton jaune. Doublure en coton.
30 x 28,5 cm
État : usures, parties décousues.
An Ottoman calligraphic document bag, Feraset Bohaci, for Shaykh Abbas Efendi, Turkey, late 19th century
Fabriquées dans les ateliers de Beykoz à Istanbul, ces pochettes étaient autrefois confiées aux personnages éminents de la cour ottomane ou aux membres de la dynastie, à l’occasion du grand pèlerinage annuel. A l’occasion du départ de la caravane pour La Mecque, tous les hauts dignitaires et fonctionnaires ottomans étaient invités à faire des dons, dont ce genre de sacoche destinée à rapporter prières et flacons d’eau sacrée de Zem Zem en provenance du Lieu Saint. On trouve une description très imagée de ces cadeaux envoyés à La Mecque dans les mémoires de la princesse Aïché Osmanoglou, fille du sultan Abdülhamid II (1876-1909) : « Le lendemain, poursuit-elle, était organisée la caravane du pèlerinage. Les cadines et les sultanes du palais avaient toutes une connaissance à la Sainte Mecque, et lui envoyaient dans des sacs de cuir de l›argent et des cadeaux. Par cette entremise on envoyait aussi de l›argent à de nombreux solliciteurs. Ces sacs étaient ensuite fermes et scellés avec des sceaux sur lesquels était écrit : « Qu›il aille et vienne dans la paix ! ». Ces sacs étaient placés par le grand Eunuque dans le Noble coffre qui accompagnait le mahmal, le palanquin dans lequel était place la kiswah envoyée par le sultan pour La Mecque » (Aïché Osmanoglou, Avec mon père le sultan Abdulhamid. De son palais à sa prison, Paris, L’Harmattan, 1991, p. 91 ; Babam Sultan Abdulhamid (Hatiralarim), Istanbul, 1978, p. 67).
Peu
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mardi 7 juillet 2020・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris