Paul VALÉRY (1871-1945). L.A.S., Paris Vendredi, [à Maurice Rostand] ; 2 pages in-12. Il a été très sensible à l’envoi de son recueil : « Il porte une dédicace charmante qui exprime un doute. Vous vous demandez, vous me demandez, si la colonne peut aimer le rossignol ? – Ne pensez-vous pas que la colonne soit contente toujours d’être colonne. Elle n’est même pas bien sûre de l’être. Certains sont condamnés à se sentir, comme le prince du conte arabe, mi-hommes mi-marbre, et ceux là sont envieux de la liberté des oiseaux. Soyez heureux de chanter comme vous voulez. C’est peut-être toute la poésie que de faire sentir ce bonheur, et vos vers le respirent. Je m’y connais assez pour en jouir beaucoup plus qu’on ne l’attendrait d’une colonne »… On joint 2 L.A.S. au même par la veuve de Paul Valéry, et par son fils François, plus un télégramme de condoléances en 1953.
Estimation
200 € - 250 €
Résultat
256 €
Frais de vente
28%
Paul VALÉRY (1871-1945). L.A.S., Paris Vendredi, [à Maurice Rostand] ; 2 pages in-12.
Il a été très sensible à l’envoi de son recueil : « Il porte une dédicace charmante qui exprime un doute. Vous vous demandez, vous me demandez, si la colonne peut aimer le rossignol ? – Ne pensez-vous pas que la colonne soit contente toujours d’être colonne. Elle n’est même pas bien sûre de l’être. Certains sont condamnés à se sentir, comme le prince du conte arabe, mi-hommes mi-marbre, et ceux là sont envieux de la liberté des oiseaux. Soyez heureux de chanter comme vous voulez. C’est peut-être toute la poésie que de faire sentir ce bonheur, et vos vers le respirent. Je m’y connais assez pour en jouir beaucoup plus qu’on ne l’attendrait d’une colonne »…
On joint 2 L.A.S. au même par la veuve de Paul Valéry, et par son fils François, plus un télégramme de condoléances en 1953.
Vente
jeudi 6 février 2020・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris