VALÉRY Paul (1871-1945) [AF 1925, 38e f].
3 L.A.S. « Paul Valéry », Paris ou Montpellier [1922-1927] ; 4 pages formats divers, une adresse, une enveloppe.

Mardi [5 décembre 1922], à Henry de montherlant. « J’aurais grand plaisir à causer avec vous. Hélas ! Nous avons perdu notre “académie” ! »… 2 avril 1926. Il décline l’invitation de présider une séance de la Société d’agriculture, des sciences et des arts d’Indre-et-Loire, consacrée à la mémoire de René BOYLESVE. « Boylesve a été pour moi un ami constant, l’un de ceux qui m’ont suggéré de me présenter à l’Académie et qui ont soutenu ma candidature. Il est mort quelques semaines après l’élection et les dernières lignes qu’il a écrites sont les lignes d’un article sur moi qui n’a pas encore paru et dont j’ignorais l’existence. Les épreuves m’en ont été montrées trois ou quatre jours après sa mort et je ne puis vous dire avec quelle émotion j’ai lu ce texte posthume dans lequel le mort parle du vivant ! »… 17 juillet [1927], à Maurice Herbette, ambassadeur de France en Belgique : « Je reçois à l’instant la triste nouvelle de la mort de ma mère. Ne pouvant donc à cause de ce grand deuil assister au dîner du 28, je vous prie de m’excuser auprès de LL. MM. »…
On joint une lettre dactylographiée à sa maîtresse Mme Jean VOILIER, 26 mars 1939 (3 p. in-8, enveloppe) : « Il faisait un froid. Neige et vent de rasoir à la glace. Je songeais à l’Etre, fou de fleurs et de faïences, avec des cheiks devant et derrière, pendant que le triste My self gelait l’âme accablée d’événements, et se demandait ce qu’il allait débiter le soir. […] suppose que ton cœur soit un fruit. Bon, eh bien, ce sourire est le goût de ce fruit quand il vient à maturité »… Plus 2 télégrammes à la même, signés « Pauline ».
Live jeudi 21 novembre 2019・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°1147

VALÉRY Paul (1871-1945) [AF 1925, 38e f]. 3 L.A.S. « Paul Valéry », Paris ou Montpellier [1922-1927] ; 4 pages formats divers, une adresse, une enveloppe. Mardi [5 décembre 1922], à Henry de montherlant. « J’aurais grand plaisir à causer avec vous. Hélas ! Nous avons perdu notre “académie” ! »… 2 avril 1926. Il décline l’invitation de présider une séance de la Société d’agriculture, des sciences et des arts d’Indre-et-Loire, consacrée à la mémoire de René BOYLESVE. « Boylesve a été pour moi un ami constant, l’un de ceux qui m’ont suggéré de me présenter à l’Académie et qui ont soutenu ma candidature. Il est mort quelques semaines après l’élection et les dernières lignes qu’il a écrites sont les lignes d’un article sur moi qui n’a pas encore paru et dont j’ignorais l’existence. Les épreuves m’en ont été montrées trois ou quatre jours après sa mort et je ne puis vous dire avec quelle émotion j’ai lu ce texte posthume dans lequel le mort parle du vivant ! »… 17 juillet [1927], à Maurice Herbette, ambassadeur de France en Belgique : « Je reçois à l’instant la triste nouvelle de la mort de ma mère. Ne pouvant donc à cause de ce grand deuil assister au dîner du 28, je vous prie de m’excuser auprès de LL. MM. »… On joint une lettre dactylographiée à sa maîtresse Mme Jean VOILIER, 26 mars 1939 (3 p. in-8, enveloppe) : « Il faisait un froid. Neige et vent de rasoir à la glace. Je songeais à l’Etre, fou de fleurs et de faïences, avec des cheiks devant et derrière, pendant que le triste My self gelait l’âme accablée d’événements, et se demandait ce qu’il allait débiter le soir. […] suppose que ton cœur soit un fruit. Bon, eh bien, ce sourire est le goût de ce fruit quand il vient à maturité »… Plus 2 télégrammes à la même, signés « Pauline ».

Estimation
500 € - 700 €
Résultat
Non vendu
Frais de vente
30%
VALÉRY Paul (1871-1945) [AF 1925, 38e f]. 3 L.A.S. « Paul Valéry », Paris ou Montpellier [1922-1927] ; 4 pages formats divers, une adresse, une enveloppe. Mardi [5 décembre 1922], à Henry de montherlant. « J’aurais grand plaisir à causer avec vous. Hélas ! Nous avons perdu notre “académie” ! »… 2 avril 1926. Il décline l’invitation de présider une séance de la Société d’agriculture, des sciences et des arts d’Indre-et-Loire, consacrée à la mémoire de René BOYLESVE. « Boylesve a été pour moi un ami constant, l’un de ceux qui m’ont suggéré de me présenter à l’Académie et qui ont soutenu ma candidature. Il est mort quelques semaines après l’élection et les dernières lignes qu’il a écrites sont les lignes d’un article sur moi qui n’a pas encore paru et dont j’ignorais l’existence. Les épreuves m’en ont été montrées trois ou quatre jours après sa mort et je ne puis vous dire avec quelle émotion j’ai lu ce texte posthume dans lequel le mort parle du vivant ! »… 17 juillet [1927], à Maurice Herbette, ambassadeur de France en Belgique : « Je reçois à l’instant la triste nouvelle de la mort de ma mère. Ne pouvant donc à cause de ce grand deuil assister au dîner du 28, je vous prie de m’excuser auprès de LL. MM. »… On joint une lettre dactylographiée à sa maîtresse Mme Jean VOILIER, 26 mars 1939 (3 p. in-8, enveloppe) : « Il faisait un froid. Neige et vent de rasoir à la glace. Je songeais à l’Etre, fou de fleurs et de faïences, avec des cheiks devant et derrière, pendant que le triste My self gelait l’âme accablée d’événements, et se demandait ce qu’il allait débiter le soir. […] suppose que ton cœur soit un fruit. Bon, eh bien, ce sourire est le goût de ce fruit quand il vient à maturité »… Plus 2 télégrammes à la même, signés « Pauline ».
Vente jeudi 21 novembre 2019・14:00 (Europe/Paris)
Salle 9 - Hôtel Drouot 9, rue Drouot 75009 Paris