LANGERON Alexandre-Louis Andrault, comte de (1763-1831) général français au service de Russie, il se battit vaillamment contre les Turcs, contre les armées révolutionnaires et contre Napoléon. 13 L.A.S. « Langeron » ou « L. », Pétersbourg, Moscou, Odessa et au camp devant Schoumla 1826-1829, à Charles Brifaut ; 39 pages in-8, quelques adresses. Intéressante correspondance amicale. Félicitations pour l’élection de Brifaut à l’Académie, et encouragement au travail : « on a besoin du bel esprit, et du bon esprit ; un auteur, moral, décent, courageux, et n’ayant que de bonnes opinions, est, dans ce siecle, un être aussi utile que rare » (mai 1826)… Impressions sur le sacre de NICOLAS Ier, auquel il a participé ; anecdote sur le Grand-Duc Constantin et sa renonciation à la couronne (septembre 1826)… Il prie souvent Brifaut d’intervenir pour faire publier ou jouer ses écrits, notamment une Marie Stuart qu’il souhaiterait voir à l’Odéon… Commentaires politiques touchant Peyronnet, Dupin, Lafayette etc. Il faut bien une loi sur la presse, « si vous n’en avez pas je ne sçais où vous meneront les journaux, en vérité 89 reccomence : démence d’un côté ; atrocité de l’autre ! à quoi devons-nous nous attendre : ah ! mon cher compatriote, il nous faut un Napoléon légitime pour nous gouverner. Gloire militaire et sceptre d’acier, voila ce qui est nécéssaire à des singes et à des tigres » (8/20 juin 1827)… Protestations contre les « boucheries de Shakespeare » et les Académiciens : « vous dormez dans vos fauteuils ! inutiles immortels ! […] Si Voltaire n’était pas mort, il expirerait de rage, et moi, qui suis loin de la profanation de votre illustre scene, je jette feu et flamme »… Les Français sont « tout aussi Welches à Navarin » (4/16 novembre 1827)… Jugements contre des pièces d’Ancelot et Hippolyte Bis, et des « drammes à la Schiller » (25 novembre/6 décembre 1827)… Nouvelles de l’intervention russe en Turquie : un début très réussi, et maintenant, « nous s
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LANGERON Alexandre-Louis Andrault, comte de (1763-1831) général français au service de Russie, il se battit vaillamment contre les Turcs, contre les armées révolutionnaires et contre Napoléon.
13 L.A.S. « Langeron » ou « L. », Pétersbourg, Moscou, Odessa et au camp devant Schoumla 1826-1829, à Charles Brifaut ; 39 pages in-8, quelques adresses.
Intéressante correspondance amicale.
Félicitations pour l’élection de Brifaut à l’Académie, et encouragement au travail : « on a besoin du bel esprit, et du bon esprit ; un auteur, moral, décent, courageux, et n’ayant que de bonnes opinions, est, dans ce siecle, un être aussi utile que rare » (mai 1826)… Impressions sur le sacre de NICOLAS Ier, auquel il a participé ; anecdote sur le Grand-Duc Constantin et sa renonciation à la couronne (septembre 1826)… Il prie souvent Brifaut d’intervenir pour faire publier ou jouer ses écrits, notamment une Marie Stuart qu’il souhaiterait voir à l’Odéon… Commentaires politiques touchant Peyronnet, Dupin, Lafayette etc. Il faut bien une loi sur la presse, « si vous n’en avez pas je ne sçais où vous meneront les journaux, en vérité 89 reccomence : démence d’un côté ; atrocité de l’autre ! à quoi devons-nous nous attendre : ah ! mon cher compatriote, il nous faut un Napoléon légitime pour nous gouverner. Gloire militaire et sceptre d’acier, voila ce qui est nécéssaire à des singes et à des tigres » (8/20 juin 1827)… Protestations contre les « boucheries de Shakespeare » et les Académiciens : « vous dormez dans vos fauteuils ! inutiles immortels ! […] Si Voltaire n’était pas mort, il expirerait de rage, et moi, qui suis loin de la profanation de votre illustre scene, je jette feu et flamme »… Les Français sont « tout aussi Welches à Navarin » (4/16 novembre 1827)… Jugements contre des pièces d’Ancelot et Hippolyte Bis, et des « drammes à la Schiller » (25 novembre/6 décembre 1827)… Nouvelles de l’intervention russe en Turquie : un début très réussi, et maintenant, « nous s
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jeudi 21 novembre 2019・14:00 (Europe/Paris)
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