Erik SATIE. L.A.S. « Air-Iksati ES » (monogramme à l’encre rouge), Arcueil 13 novembre 1905, à son ami le Dr Louis Le Monnier ; 3 pages in-8
Amusante demande d’argent.
« Mon bon Monsieur Louis – Mon élève d’Amérique vient de partir pour une contrée étrange : l’Italie. Me pourriez-vous envoyer 200 (deux cents) francs ? Pardonnez-moi si j’abuse de votre amitié, mais j’en ai fortement besoin. Je me suis entièrement vêtu de costumes somptueux, grâce à votre avance du mois dernier, et ai payé quelques dettes. Et voilà ! »…
Il donne des nouvelles de personnes d’Arcueil : « Monsieur Tonare est décongestionné magnifiquement. C’est l’Eau-de-vie allemande qui a fait ce miracle. Monsieur le Docteur Durand lui en avait ordonnancé une dose opulente qui fit merveille, le faisant rendre du haut et du bas. Aussi, s’en est-il senti plus frais. Je viens de l’apercevoir. Il agitait un tapis poussiéreux au devant de sa maison. Madame Geng [son aubergiste] m’a donné, ce matin, un plat de moules de sa façon. Hier, elle m’en avait touché deux mots ; aussi, ai-je été heureux de ce mets, bien que je m’en trouve légèrement alourdi. Madame Geng ignore la mesure : nous étions trois à table, ses moules eussent rassasié vingt personnes. Monsieur Geng était fort rouge à la fin du repas. Peut-être sera-t-il malade ». Puis il parle de son ami Henri Pacory (le parolier de Je te veux), qui est journaliste à L’Intransigeant, et qui « met la dernière main à un volume de vers, lequel va paraître sous peu…….. Étrange. Il avait demandé à Bellon de lui écrire une préface ; mais celui-ci a refusé, sans doute par jalousie »…
Correspondance presque complète, n° CXVII.
Live jeudi 20 juin 2019・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°250

Erik SATIE. L.A.S. « Air-Iksati ES » (monogramme à l’encre rouge), Arcueil 13 novembre 1905, à son ami le Dr Louis Le Monnier ; 3 pages in-8 Amusante demande d’argent. « Mon bon Monsieur Louis – Mon élève d’Amérique vient de partir pour une contrée étrange : l’Italie. Me pourriez-vous envoyer 200 (deux cents) francs ? Pardonnez-moi si j’abuse de votre amitié, mais j’en ai fortement besoin. Je me suis entièrement vêtu de costumes somptueux, grâce à votre avance du mois dernier, et ai payé quelques dettes. Et voilà ! »… Il donne des nouvelles de personnes d’Arcueil : « Monsieur Tonare est décongestionné magnifiquement. C’est l’Eau-de-vie allemande qui a fait ce miracle. Monsieur le Docteur Durand lui en avait ordonnancé une dose opulente qui fit merveille, le faisant rendre du haut et du bas. Aussi, s’en est-il senti plus frais. Je viens de l’apercevoir. Il agitait un tapis poussiéreux au devant de sa maison. Madame Geng [son aubergiste] m’a donné, ce matin, un plat de moules de sa façon. Hier, elle m’en avait touché deux mots ; aussi, ai-je été heureux de ce mets, bien que je m’en trouve légèrement alourdi. Madame Geng ignore la mesure : nous étions trois à table, ses moules eussent rassasié vingt personnes. Monsieur Geng était fort rouge à la fin du repas. Peut-être sera-t-il malade ». Puis il parle de son ami Henri Pacory (le parolier de Je te veux), qui est journaliste à L’Intransigeant, et qui « met la dernière main à un volume de vers, lequel va paraître sous peu…….. Étrange. Il avait demandé à Bellon de lui écrire une préface ; mais celui-ci a refusé, sans doute par jalousie »… Correspondance presque complète, n° CXVII.

Estimation
1 000 € - 1 500 €
Résultat
3 840 €
Frais de vente
28%
Erik SATIE. L.A.S. « Air-Iksati ES » (monogramme à l’encre rouge), Arcueil 13 novembre 1905, à son ami le Dr Louis Le Monnier ; 3 pages in-8 Amusante demande d’argent. « Mon bon Monsieur Louis – Mon élève d’Amérique vient de partir pour une contrée étrange : l’Italie. Me pourriez-vous envoyer 200 (deux cents) francs ? Pardonnez-moi si j’abuse de votre amitié, mais j’en ai fortement besoin. Je me suis entièrement vêtu de costumes somptueux, grâce à votre avance du mois dernier, et ai payé quelques dettes. Et voilà ! »… Il donne des nouvelles de personnes d’Arcueil : « Monsieur Tonare est décongestionné magnifiquement. C’est l’Eau-de-vie allemande qui a fait ce miracle. Monsieur le Docteur Durand lui en avait ordonnancé une dose opulente qui fit merveille, le faisant rendre du haut et du bas. Aussi, s’en est-il senti plus frais. Je viens de l’apercevoir. Il agitait un tapis poussiéreux au devant de sa maison. Madame Geng [son aubergiste] m’a donné, ce matin, un plat de moules de sa façon. Hier, elle m’en avait touché deux mots ; aussi, ai-je été heureux de ce mets, bien que je m’en trouve légèrement alourdi. Madame Geng ignore la mesure : nous étions trois à table, ses moules eussent rassasié vingt personnes. Monsieur Geng était fort rouge à la fin du repas. Peut-être sera-t-il malade ». Puis il parle de son ami Henri Pacory (le parolier de Je te veux), qui est journaliste à L’Intransigeant, et qui « met la dernière main à un volume de vers, lequel va paraître sous peu…….. Étrange. Il avait demandé à Bellon de lui écrire une préface ; mais celui-ci a refusé, sans doute par jalousie »… Correspondance presque complète, n° CXVII.
Vente jeudi 20 juin 2019・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris