Darius MILHAUD (1892-1974). Manuscrit autographe signé, Hommage à André Gedalge, [1926] ; 1 page et demie in-fol Hommage à son maître André Gedalge (1856-1926), publié dans La Revue musicale de mars 1926. « La mort d’André Gedalge est une perte immense pour l’enseignement de la musique. Tous ceux qui ont suivi sa classe ont pu apprécier son admirable science et son grand cœur. Il savait guider les débuts d’une personnalité qui se cherche sans nuire à son orientation ; bien au contraire il poussait ses élèves à suivre leurs plus secrètes tendances. Mais avant tout il leur apprenait la musique : il leur expliquait le sens vital de la mélodie ». Il a eu la chance de l’avoir comme professeur dès 1911 ; il lui a fait comprendre la nécessité d’une technique solide : « J’ai suivi avec lui pendant plusieurs années ses cours de contrepoint, de fugue, j’ai travaillé chez lui la composition, l’orchestration. […] Son extraordinaire sens critique, sa sévérité toujours justifiée, son absence de parti pris […] en faisaient un maître toujours prêt à tout admettre, mais à juger sans pitié. Quelle merveilleuse leçon ! Il était le Maître idéal pour les jeunes gens que leurs tendances emportent hors des sentiers académiques […] Ainsi ai-je souvent pensé que le fond de son enseignement et le sens de l’art musical reposaient dans cette phrase qu’il nous disait souvent : “Mais faites moi donc huit mesures qu’on puisse jouer sans accompagnement !” ».
Estimation
300 € - 400 €
Résultat
358 €
Frais de vente
28%
Darius MILHAUD (1892-1974). Manuscrit autographe signé, Hommage à André Gedalge, [1926] ; 1 page et demie in-fol
Hommage à son maître André Gedalge (1856-1926), publié dans La Revue musicale de mars 1926. « La mort d’André Gedalge est une perte immense pour l’enseignement de la musique. Tous ceux qui ont suivi sa classe ont pu apprécier son admirable science et son grand cœur. Il savait guider les débuts d’une personnalité qui se cherche sans nuire à son orientation ; bien au contraire il poussait ses élèves à suivre leurs plus secrètes tendances. Mais avant tout il leur apprenait la musique : il leur expliquait le sens vital de la mélodie ». Il a eu la chance de l’avoir comme professeur dès 1911 ; il lui a fait comprendre la nécessité d’une technique solide : « J’ai suivi avec lui pendant plusieurs années ses cours de contrepoint, de fugue, j’ai travaillé chez lui la composition, l’orchestration. […] Son extraordinaire sens critique, sa sévérité toujours justifiée, son absence de parti pris […] en faisaient un maître toujours prêt à tout admettre, mais à juger sans pitié. Quelle merveilleuse leçon ! Il était le Maître idéal pour les jeunes gens que leurs tendances emportent hors des sentiers académiques […] Ainsi ai-je souvent pensé que le fond de son enseignement et le sens de l’art musical reposaient dans cette phrase qu’il nous disait souvent : “Mais faites moi donc huit mesures qu’on puisse jouer sans accompagnement !” ».
Vente
jeudi 20 juin 2019・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris