SAINT-POL-ROUX (1861-1940). L.A.S., Paris [1891], à son « cher Pierre », un ami d’enfance marseillais ; 4 pages in-8 (petits défauts et répar., cachet de collection)
« Me voici bien en silence avec toi – depuis si longtemps !... Tu ne m’en veux pas plus que je ne t’en veux, j’espère, notre amitié – toute d’enfance et de village – étant faite de fraternelle miséricorde. Les amitiés de ce genre se survivent n’est-ce pas, à travers les négligences de la vie ? » Il lui demande des renseignements sur « des jeunes poètes de Marseille, les principaux ayant de l’avenir », comme Elzéar Rougier, Auguste Marin ou Gabriel Mourey, le « mouvement poétique à Marseille », ses journaux et revues, etc. Il évoque le Mercure de France où il écrit, l’Enquête sur l’évolution littéraire de Jules Huret… Il a passé quelques semaines à Marseille « dernièrement. Mais, en sauvage, je n’ai vu personne. Te félicite tardivement du ruban hyacinthe qui épiscopalise ta boutonnière, et de tes nombreux succès »…
On joint 2 L.A.S. de sa fille Divine, avril 1943, sur son séjour à Paris, le docteur Mondor qui soigne sa jambe (blessée par un soldat allemand), René de Obaldia, etc.
Live jeudi 20 juin 2019・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°172

SAINT-POL-ROUX (1861-1940). L.A.S., Paris [1891], à son « cher Pierre », un ami d’enfance marseillais ; 4 pages in-8 (petits défauts et répar., cachet de collection) « Me voici bien en silence avec toi – depuis si longtemps !... Tu ne m’en veux pas plus que je ne t’en veux, j’espère, notre amitié – toute d’enfance et de village – étant faite de fraternelle miséricorde. Les amitiés de ce genre se survivent n’est-ce pas, à travers les négligences de la vie ? » Il lui demande des renseignements sur « des jeunes poètes de Marseille, les principaux ayant de l’avenir », comme Elzéar Rougier, Auguste Marin ou Gabriel Mourey, le « mouvement poétique à Marseille », ses journaux et revues, etc. Il évoque le Mercure de France où il écrit, l’Enquête sur l’évolution littéraire de Jules Huret… Il a passé quelques semaines à Marseille « dernièrement. Mais, en sauvage, je n’ai vu personne. Te félicite tardivement du ruban hyacinthe qui épiscopalise ta boutonnière, et de tes nombreux succès »… On joint 2 L.A.S. de sa fille Divine, avril 1943, sur son séjour à Paris, le docteur Mondor qui soigne sa jambe (blessée par un soldat allemand), René de Obaldia, etc.

Estimation
150 € - 200 €
Résultat
153 €
Frais de vente
28%
SAINT-POL-ROUX (1861-1940). L.A.S., Paris [1891], à son « cher Pierre », un ami d’enfance marseillais ; 4 pages in-8 (petits défauts et répar., cachet de collection) « Me voici bien en silence avec toi – depuis si longtemps !... Tu ne m’en veux pas plus que je ne t’en veux, j’espère, notre amitié – toute d’enfance et de village – étant faite de fraternelle miséricorde. Les amitiés de ce genre se survivent n’est-ce pas, à travers les négligences de la vie ? » Il lui demande des renseignements sur « des jeunes poètes de Marseille, les principaux ayant de l’avenir », comme Elzéar Rougier, Auguste Marin ou Gabriel Mourey, le « mouvement poétique à Marseille », ses journaux et revues, etc. Il évoque le Mercure de France où il écrit, l’Enquête sur l’évolution littéraire de Jules Huret… Il a passé quelques semaines à Marseille « dernièrement. Mais, en sauvage, je n’ai vu personne. Te félicite tardivement du ruban hyacinthe qui épiscopalise ta boutonnière, et de tes nombreux succès »… On joint 2 L.A.S. de sa fille Divine, avril 1943, sur son séjour à Paris, le docteur Mondor qui soigne sa jambe (blessée par un soldat allemand), René de Obaldia, etc.
Vente jeudi 20 juin 2019・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris