Louis VALTAT (1869-1952) Village. Vers 1905-1910. Bois gravé. 290 x 260. Impression en couleurs. Belle épreuve sur vélin mince (« papier boucherie »), signée au crayon. Innombrables rousseurs claires. Toutes marges. Très rare. « Gauguin a joué ici son rôle : ami de Daniel de Monfreid depuis 1895, Valtat connaît certainement les bois gravés du Marquisien. Mais les demi-teintes, ces précieuses transparences et ces irisations qui, dans les bois de Gauguin nous font insensiblement glisser du noir au marron et du marron à l’orange, ces phosphorescences […] sont tout à fait étrangères aux gravures de Valtat ; bigarré dans ses toiles (en 1905, il est classé parmi les Fauves, après avoir été jugé nabi quelque dix ans plus tôt), Valtat juxtapose les tons purs dans ses bois, verts et rouges côte à côte. Contrairement aux graveurs de Pont-Aven, Valtat ne se donne pas d’alibis exotiques ou primitivistes. Ni vahinés ni damoiseaux : ses modèles sont tirés de la vie moderne, au même titre que les acteurs des paravents nabis. Mais son travail, lui, est nettement expérimental : en cela, il descend de Gauguin et d’Émile Bernard. » (Emmanuel Pernoud, L’Estampe des Fauves, Paris, Hermann, 1994, pp. 27-28).
Estimation
600 € - 800 €
Résultat
1 344 €
Frais de vente
28%
Louis VALTAT (1869-1952)
Village. Vers 1905-1910. Bois gravé. 290 x 260. Impression en couleurs. Belle épreuve sur vélin mince (« papier boucherie »), signée au crayon. Innombrables rousseurs claires. Toutes marges. Très rare.
« Gauguin a joué ici son rôle : ami de Daniel de Monfreid depuis 1895, Valtat connaît certainement les bois gravés du Marquisien. Mais les demi-teintes, ces précieuses transparences et ces irisations qui, dans les bois de Gauguin nous font insensiblement glisser du noir au marron et du marron à l’orange, ces phosphorescences […] sont tout à fait étrangères aux gravures de Valtat ; bigarré dans ses toiles (en 1905, il est classé parmi les Fauves, après avoir été jugé nabi quelque dix ans plus tôt), Valtat juxtapose les tons purs dans ses bois, verts et rouges côte à côte. Contrairement aux graveurs de Pont-Aven, Valtat ne se donne pas d’alibis exotiques ou primitivistes. Ni vahinés ni damoiseaux : ses modèles sont tirés de la vie moderne, au même titre que les acteurs des paravents nabis. Mais son travail, lui, est nettement expérimental : en cela, il descend de Gauguin et d’Émile Bernard. » (Emmanuel Pernoud, L’Estampe des Fauves, Paris, Hermann, 1994, pp. 27-28).
Vente
vendredi 24 mai 2019・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris