FRANÇOIS DE NEUFCHÂTEAU Nicolas-Louis (1750-1828) homme d’État et littérateur ; député à la Législative, ministre de l’Intérieur, il fut un des Directeurs, et devint sous l’Empire sénateur et comte.
L.A.S. « Le Cte François de Neufchâteau », 28 mars 1822, à Albert MONTÉMONT ; 2 pages in-4, adresse.

Lettre en vers à un compatriote lorrain.
Épitre en 7 quatrains faisant l’éloge et la critique des vers que Montémont lui a soumis :
« Vous me citez parmi les illustres Lorrains !
Ma vieille Muse en est touchée ; 
Mais en vous le disant, je crains
Que tant de vanité ne me soit reprochée. […]
Des Muses, quoiqu’enfant, j’essayai le langage.
Ainsi donc à ce mal trop tôt je succombai ;
Et je suis, pour ma peine, après un si long âge,
Dans l’enfance, hélas ! retombé. » 
Il fait ensuite quelques remarques sur des « mots étrangers à notre langue poëtique », et sur les répétitions dont Montémont semble abuser…
Live jeudi 4 avril 2019・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°846

FRANÇOIS DE NEUFCHÂTEAU Nicolas-Louis (1750-1828) homme d’État et littérateur ; député à la Législative, ministre de l’Intérieur, il fut un des Directeurs, et devint sous l’Empire sénateur et comte. L.A.S. « Le Cte François de Neufchâteau », 28 mars 1822, à Albert MONTÉMONT ; 2 pages in-4, adresse. Lettre en vers à un compatriote lorrain. Épitre en 7 quatrains faisant l’éloge et la critique des vers que Montémont lui a soumis : « Vous me citez parmi les illustres Lorrains ! Ma vieille Muse en est touchée ; Mais en vous le disant, je crains Que tant de vanité ne me soit reprochée. […] Des Muses, quoiqu’enfant, j’essayai le langage. Ainsi donc à ce mal trop tôt je succombai ; Et je suis, pour ma peine, après un si long âge, Dans l’enfance, hélas ! retombé. » Il fait ensuite quelques remarques sur des « mots étrangers à notre langue poëtique », et sur les répétitions dont Montémont semble abuser…

Estimation
200 € - 300 €
Résultat
520 €
Frais de vente
30%
FRANÇOIS DE NEUFCHÂTEAU Nicolas-Louis (1750-1828) homme d’État et littérateur ; député à la Législative, ministre de l’Intérieur, il fut un des Directeurs, et devint sous l’Empire sénateur et comte. L.A.S. « Le Cte François de Neufchâteau », 28 mars 1822, à Albert MONTÉMONT ; 2 pages in-4, adresse. Lettre en vers à un compatriote lorrain. Épitre en 7 quatrains faisant l’éloge et la critique des vers que Montémont lui a soumis : « Vous me citez parmi les illustres Lorrains ! Ma vieille Muse en est touchée ; Mais en vous le disant, je crains Que tant de vanité ne me soit reprochée. […] Des Muses, quoiqu’enfant, j’essayai le langage. Ainsi donc à ce mal trop tôt je succombai ; Et je suis, pour ma peine, après un si long âge, Dans l’enfance, hélas ! retombé. » Il fait ensuite quelques remarques sur des « mots étrangers à notre langue poëtique », et sur les répétitions dont Montémont semble abuser…
Vente jeudi 4 avril 2019・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 9, rue Drouot 75009 Paris