FESCH Joseph, cardinal (1763-1839) oncle de Napoléon, archevêque de Lyon, grand aumônier de l’Empire. L.S. « J. Card. Fesch » avec compliment autographe, Rome 2 mai 1817, au général comte BERTRAND ; 1 page et demie in-4. Belle lettre disant son attachement à Napoléon en exil à Sainte-Hélène. Il demande des nouvelles de l’Empereur : « À chaque instant nous sommes avec lui dans son exil ; il remplit toutes nos journées ; nous sommes pleins d’espérance de le revoir, et nous nous confions bien fermement dans celui qui a toujours été son bouclier et son égide.[…] Dites à l’Empereur que je l’aime plus que moi-même, que le seul bonheur que je désire dans la vie, est de le revoir encore, que je lui offre tout ce qui peut m’appartenir ; il me reste ma gallerie, il peut en disposer ». Il place son espoir en Dieu « que bientôt il sera libre, sans me fonder sur la politique et les événemens humains. Dieu conduit tout, et il amène tout à ses fins. Mes pressentimens se sont toujours réalisés »… On joint une L.S., Rome 14 juillet 1814, à François BRACCINI à Ajaccio (2 pages in-fol., en italien, adresse), au sujet de l’administration de ses biens en Corse, dont il demande les comptes ; il est à Rome depuis un mois avec sa sœur (Letizia) et aimerait qu’on lui envoie par bateau des caisses de livres et d’objets d’art en bronze, ainsi que sa voiture ; sa sœur va partir pour l’île d’Elbe…
Estimation
400 € - 500 €
Résultat
494 €
Frais de vente
30%
FESCH Joseph, cardinal (1763-1839) oncle de Napoléon, archevêque de Lyon, grand aumônier de l’Empire.
L.S. « J. Card. Fesch » avec compliment autographe, Rome 2 mai 1817, au général comte BERTRAND ; 1 page et demie in-4.
Belle lettre disant son attachement à Napoléon en exil à Sainte-Hélène.
Il demande des nouvelles de l’Empereur : « À chaque instant nous sommes avec lui dans son exil ; il remplit toutes nos journées ; nous sommes pleins d’espérance de le revoir, et nous nous confions bien fermement dans celui qui a toujours été son bouclier et son égide.[…] Dites à l’Empereur que je l’aime plus que moi-même, que le seul bonheur que je désire dans la vie, est de le revoir encore, que je lui offre tout ce qui peut m’appartenir ; il me reste ma gallerie, il peut en disposer ». Il place son espoir en Dieu « que bientôt il sera libre, sans me fonder sur la politique et les événemens humains. Dieu conduit tout, et il amène tout à ses fins. Mes pressentimens se sont toujours réalisés »…
On joint une L.S., Rome 14 juillet 1814, à François BRACCINI à Ajaccio (2 pages in-fol., en italien, adresse), au sujet de l’administration de ses biens en Corse, dont il demande les comptes ; il est à Rome depuis un mois avec sa sœur (Letizia) et aimerait qu’on lui envoie par bateau des caisses de livres et d’objets d’art en bronze, ainsi que sa voiture ; sa sœur va partir pour l’île d’Elbe…
Vente
jeudi 4 avril 2019・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
9, rue Drouot
75009 Paris