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Marcel PROUST. L.A.S., Lundi [9 février 1920],…

Lot 209
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Marcel PROUST. L.A.S., Lundi [9 février 1920],…

Marcel PROUST. L.A.S., Lundi [9 février 1920], à Maurice Levaillant au Figaro ; 7 pages in-8, enveloppe.
Belle lettre inédite, après l’article de Maurice Levaillant dans Le Figaro du 8 février, « Les Petites Polémiques. Du côté de chez les Goncourt ».
Il remercie son « cher Confrère » de sa charmante lettre, et aurait voulu le remercier de vive voix. Il a fait téléphoner au Figaro pour lui demander de venir dîner. « Mais vous n’y étiez pas. Je me suis levé après le dîner et je suis allé au Figaro très tard (pour la 1ère fois depuis la mort de Calmette !). Mais vous n’y étiez pas et on m’a dit que vous ne veniez jamais à ces heures là ». Il n’a pas voulu déranger Henri Vonoven qui était « à sa “mise en page” ; et comme je n’avais rien à lui dire et que je lui aurais seulement exprimé le plaisir de le retrouver après si longtemps j’ai trouvé plus gentil de ne pas le déranger ». Il remercie Levaillant de son article Du côté de chez les Goncourt” : « j’ai cru comprendre que vous aviez bien voulu prendre de la peine, non seulement pour le faire, mais pour le “faire paraître”. J’y ai de plus trouvé de très jolies choses. Mais malgré cela laissez-moi vous dire que j’ai été un peu désappointé. […] il semble ne pas m’être favorable. Je vous expliquerai de vive voix pourquoi. Nous n’en sortirions pas si nous entrions par correspondance dans cette discussion. D’ailleurs je ne peux que vous remercier puisque me donnant, malgré vous, moins que je ne souhaitais, vous m’avez donné beaucoup plus, un véritable article construit et plein de talent, alors que je pensais seulement à un “A travers les Revues”. Seulement à cela je pense beaucoup ». Il regrette que Levaillant n’ait cité aucun des articles qu’il lui avait envoyés, « ni le mien sur Flaubert. Nous n’y pouvons plus rien. Mais je voudrais (puisque vous comptez parler de l’article de Jacques Rivière, et du mien sur Venise), bien décider avec vous la manière pratique de ne pas échouer cette fois comme la 1ère. Le second échec serait d’ailleurs plus grave pour moi que le 1er, puisque à votre 1er A travers les Revues vous avez substitué un article, ce qui, en somme, est la mariée trop belle du dicton, tandis que si le second A travers les revues ne paraissait pas, vous ne pourriez plus recommencer un nouvel article pour en donner un équivalent plus prestigieux ». Il tient beaucoup à ce que le Figaro « donne des extraits de l’article de Rivière » (retardé par une grève d’imprimeurs) et de son propre article sur Venise dans Feuillets d’art, et demande à qui il doit s’adresser pour cela, et comment : « Rien qu’en me disant ce que je dois demander et à qui je dois le demander vous me serez fort utile »…
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