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Victor HUGO. Brouillons autographes, [1863-1866] ;…

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Victor HUGO. Brouillons autographes, [1863-1866] ;…

Victor HUGO. Brouillons autographes, [1863-1866] ; 2 pages et demie in-8 sur une brochure, et 2 pages grand in-fol. (un pli fendu).
* Brouillon écrit sur les deux faces de la couverture (dont une partie a été découpée) et sur la page de titre de la brochure de Ciro Gojorani et Stanislao Mercantini, Post Tenebras Lux. Versi (Cremona, B. Mntaldi, 1863). Ce premier jet donnera le texte plus élaboré connu sous le titre Le Tyran, recueilli dans les Proses philosophiques. « Il existe des sceptiques agréables que le mot tyran fait sourire. Est-il bien sûr qu’il y ait jamais eu des tyrans, s’écrient-ils. L’histoire voit les trônes à la loupe. Juvénal a exagéré Messaline, Tacite a grossi Néron, dans tous les cas, s’il y en a eu il n’y en a plus. Tyranniser, c’est un mot vide de sens. Tyrans, tyrannie, despotes, despotisme, que signifient ces déclamations ? Tout un côté des philosophes et des poètes radote. Les trois quarts des tragédies rabâchent. Nous sommes heureux. De grâce rayez ces noms, matière à amplification. Ne nous parlez plus de Richard 3 laissons là Henri VIII »… Etc.
* Brouillons de premier jet notés à la plume et au crayon au dos d’un numéro du Moniteur de Castelnau Lodge daté des 6 et 7 mars 1866, imprimé à Londres, et adressé à Hugo : « à l’auteur des Chansons de Rues et des Bois. Souvenir »… Il s’agit de quelques notes (sur les variétés d’huissier) et de nombreuses répliques de Glapieu, Rousseline, le procureur du Roi, Cyprienne et Edgar Marc, destinées aux dernières scènes de Mille francs de récompense, dont les actes III et IV furent écrits en mars 1866. En voici quelques-unes :
« Gl. bas au baron. – M. vous vous appelez André. Si par hasard vous vous appelez aussi Cyprien – voici un papier qui peut vous intéresser. / Le P. à l’huissier. – Saisissez ce papier. Aucun papier ne doit être communiqué à qui que ce soit sans passer d’abord sous les yeux de la justice. […] / Il est écrit : tu épouseras ton Edgar. Il sort avant que les paroles se sont accomplies. »
« C’était vous. – Ne vous nommons pas. Je ne vous reconnais pas tout haut. Je vous ménage. »
« Gl. Edgar – c’est Edgar ? Mademoiselle n’est-ce pas c’est Edgar? […] C’est Edgar. Pardon, M. le juge – une minute. Cela change la question. Monsieur est Edgar. Vous comprenez… / Cyp. C’est mon Edgar »…
« Ah ! çà mais ce n’est plus ça. Ce n’est plus ça du tout. Vous vous appelez Edgar Marc. Vous êtes Edgar. Une minute, monsieur le p. du R., c’est Edgar »…
« messieurs et dames, j’avais mes raisons. Voulez-vous me permettre de les garder pour moi. La Vérité finit toujours par être inconnue. »
L’autre moitié de cette grande feuille est recouverte d’esquisses pour une scène de marins, qui pourrait se rattacher au début de L’Homme qui rit, ou à une suite ébauchée des Travailleurs de la mer.
« Les pilotes font leurs conditions en pleine mer. Ils abordent le navire en danger/détresse et discutent le sauvetage. […] – D’où venez-vous ? / Le capitaine – Je ne sais pas. / Le pilote – Où allez-vous ? / Le capitaine – Je ne sais pas. / Le pilote – Voulez-vous que je vous tire ? […] voulez-vous que je vous tire à Guernesey ? / Le C. – Où est Guernesey ? / Le p. – Là »… Etc.
On joint une l.a.s. de Paul Meurice (Veules 1er septembre 1897) à propos des œuvres de Hugo ; un feuillet d’adresse au nom de Mme Victor Hugo, place Royale ; et un petit ensemble de fac-similés, coupures de presse, copies, documents divers.
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