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Louis de FONTANES (1757-1821) écrivain et…

Lot 107
300 - 400 €

Louis de FONTANES (1757-1821) écrivain et…

Louis de FONTANES (1757-1821) écrivain et homme politique, Grand Maître de l’Université, ami de Chateaubriand. L.A.S. « F. » (« copie » ou minute), [1802-1803 ?], au Citoyen Premier consul [Napoléon Bonaparte] ; 1 page et quart in-4 avec quelques ratures et corrections.
Recommandation de son ami Bonald, pour un projet de livre. « Vos pensées ne pouvaient avoir un plus digne commentateur que M. de Bonald. Le sujet que vous lui proposez est d’accord avec toutes les méditations de sa vie. Il n’a jamais partagé l’enthousiasme des publicistes modernes pour les institutions anglaises et la politique mercantile lui est odieuse. Mais un pareil ouvrage ne peut se faire qu’à Paris. Il faut prendre des renseignemens aux Bureaux de la marine, citer des faits, et peindre les vexations les plus recentes de l’Angleterre et dans les Indes et dans l’Europe. La mauvaise fortune a forcé M. Bonald de retourner dans le Rouergue sa patrie. La révolution lui enlève tout son patrimoine et ne lui laisse qu’une nombreuse famille, des vertus, des talens et de la pauvreté. Son genre de mérite qui est celui d’une tête forte et pensante ne peut être apprécié que par un petit nombre de lecteurs. Le temps, si vous n’existiez pas, pouvait seul le mettre à sa place. Mais le suffrage d’un grand homme peut hâter pour M. Bonald la justice des contemporains. Daignez l’appeller à Paris. Une gratification médiocre lui suffira. C’est un homme délicat et laborieux qui meritera vos encouragemens. Je reponds de lui. Au reste j’ai déjà écrit dans le Rouergue, et M. Bonald va executer vos ordres. Vous m’avez fait l’honneur de m’interroger quelquefois sur la cause de la décadence des lettres. […] il ne suffit pas que le chef de l’etat les aime et les honore. Il est placé trop haut pour tout voir. Il faut encore que les administrateurs subalternes aient de l’esprit et du goût et devinent le merite qui se cache. Mon ambition serait d’entourer votre puissance de tout ce qui nous reste encore d’hommes distingués. Le talent aujourd’huy ne peut avoir de plus noble occupation que celle de servir vos desseins et votre renommée »…
On joint une l.a.s. de Théodore de La Rive offrant cet autographe à un collectionneur (Genève 24 avril 1875).
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