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Georges FEYDEAU (1862-1921). 4 L.A.S. « Georges »,…

Lot 106
500 - 600 €
Résultats avec frais
Résultat: 875 €

Georges FEYDEAU (1862-1921). 4 L.A.S. « Georges »,…

Georges FEYDEAU (1862-1921). 4 L.A.S. « Georges », à sa femme Marie-Anne ; 5 pages in-12 à son adresse 146 Rue de Longchamp, et 4 pages in-8 à en-tête et vignettes du Grand Hôtel du Louvre et Paix, Marseille (qqs petites fentes à une lettre).
Correspondance qui reflète la mésentente du couple, qui se sépare en 1909.
Paris. « Ma chérie. Ça t’est égal que je t’appelle comme ça ? C’est un qualificatif que j’ai toujours réservé à ma femme et à mes enfants. Toi tu me donnes du “Mon bon vieux”. Je ne te demande pas de m’appeler “mon chéri”, – je n’ai pas le droit d’empiéter sur les privilèges d’autrui – mais tu pourrais trouver autre chose que cette épithète protectrice et dédaigneuse ». Il lui a envoyé des billets de sleeping pour qu’elle rentre de Nice, et des places pour le Théâtre de la Gaité. Il parle longuement de sa fille Germaine, qu’il lui tarde de revoir. Il raconte une promenade avec Langenhagen, avec l’explosion d’une petite bombe « grosse comme un bouchon de champagne », place de la Concorde. Nouvelles des enfants… – Il la prie de dire à leur fils Jacques d’arrêter de faire mettre sur son compte toutes ses commandes : il a donné des instructions pour « qu’il ne soit payé aucune de ses emplettes que je n’aurais pas autorisée. C’est le moins que Jacques me doive, quand il désire quelque chose, de me le demander »…
Marseille. « Ma chère amie. Il est entendu que tu ne m’écris jamais que pour des questions d’argent. Ce ne sont pas des lettres, mais des présentations de factures. Ça ne doit pas m’étonner d’ailleurs, habitué que je suis à n’avoir qu’une raison d’être à la maison : payer ». Il lui reproche de ne pas inclure dans les « dépenses diverses » le linge et les bottines des enfants, et d’avoir encore besoin d’argent : « Je sais bien que tu tiens une table d’hôtes, mais enfin il me semble que la maison pourrait marcher avec trois mille francs par mois ». Il lui en renvoie 2000… – Il repousse son départ de Marseille, souhaitant assister à la matinée qu’on donne ce dimanche : « Je crains d’ailleurs qu’elle ne soit pas fameuse étant donné le soleil resplendissant dont nous jouissons » ; mais la première a très bien marché, et les articles sont excellents. Sur ses enfants : il a reçu une lettre de Michel, et s’étonne qu’il soit le seul à lui écrire : « Quant à Germaine un mot de sa part vaut son pesant d’or. En dehors de sa coiffure et de sa toilette le reste n’existe pas ». Il s’inquiète de la baisse de spectateurs au Théâtre des Nouveautés ces derniers temps, et demande s’il a reçu des visites, « des paquets, des factures, des embêtements », etc. Il demande avec insistance de chercher ses « boutons de manchette nacre à torsade d’or », auxquels il semble beaucoup tenir…
On joint une L.A.S. du peintre Carolus-Duran à sa fille Marie-Anne Feydeau, San Remo 10 mai 1907, racontant son séjour en Italie, et le portrait qu’il fait du Prince Charoon du Siam (plus une carte postale de « Jeanne » à la même).
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