• facebook
  • twitter
  • linkedin
  • art

Minou DROUET. 3 L.A.S. dont une avec poème,…

Lot 100
300 - 400 €
Résultats avec frais
Résultat: 375 €

Minou DROUET. 3 L.A.S. dont une avec poème,…

Minou DROUET. 3 L.A.S. dont une avec poème, 1956 ; 10 pages in‑8 et 3 pages et quart in‑4, 2 enveloppes.
Bel ensemble de la jeune prodige, âgée de neuf ans.
[7 mars 1956]. Elle remercie Maître de Rienzi, son « ami bleu », pour l’envoi d’un stéréoscope et parle de son amour pour sa maman à qui on fait des misères…
Elle transcrit au stylo rouge le poème Ciel de Paris :
« Ciel de Paris
poids
secret
chair
qui, par hoquets,
crache à nos faces
par la gueule ouverte des rangées de maisons
un jet de sang »…
Après le poème, qu’elle a écrit vite, elle avait « des tas d’autres choses mais j’avais envie de faire pipi, faut pas le dire, alors pendant que j’y étais je chantais au WC les mots qui me restaient dans le cœur […] après ça m’a rasé de les ajouter »… Elle remercie pour de nouveaux cadeaux, dont une serviette en cuir. Elle raconte son examen à la SACEM ; c’est elle qui a voulu le passer : « Je voulais sauver Maman, crier à ces saligauds des journaux que c’était moi qui faisais mes pauvres machins. La pauvre idiote que je suis croyais qu’elle vivait ses pires jours, quand on l’accusait de supercherie. [...] Le terrible est que, maintenant, on croit à ce qu’on appelle mon génie. J’ai pas de génie, pas de talent, je n’ai qu’un cœur à qui on fait payer cher son effrayant besoin de chanter »... Elle ne laissera personne la mener en laisse et ne veut pas être séparée de sa mère qui possède le vrai génie, le génie de l’amour. Elle sent en elle une faim de rythmes toujours nouveaux, parle de cinéma, de l’enregistrement d’un disque...
Lettre (minute) au Directeur de l’Assistance publique : « Je suis Minou Drouet, la pauvre petite fille dont on a tant parlé parce qu’elle a eu le malheur d’écrire un malheureux petit livre Arbre mon Ami. Je n’ai pas de génie, pas de talent, je n’ai rien qu’un cœur, rien qu’une oreille terriblement rivée au rythme du vent, de l’arbre, de la mer ». Elle craint d’être séparée de sa mère, et raconte les manœuvres de son éditeur Julliard pour « forcer maman à lui abandonner la direction de ma vie »...
On joint un exemplaire des Poèmes et extraits de lettres (Julliard, 1955), tiré à 500 exemplaires sur pur fil Lafuma, avec dédicace autographe signée à « mes Trèsors bleus », 5 mai 1926.
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de ventes
Retourner au catalogue