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Christian de CHATEAUBRIAND (1791-1843) officier,…

Lot 84
500 - 600 €
Résultats avec frais
Résultat: 625 €

Christian de CHATEAUBRIAND (1791-1843) officier,…

Christian de CHATEAUBRIAND (1791-1843) officier, il servit dans l’expédition en Espagne, puis entra chez les Jésuites ; neveu de l’écrivain. 37 L.A.S. ou L.A., 1817-1824, à sa belle-sœur Zélie d’Orglandes, comtesse de Chateaubriand ; 113 pages in-4 ou in-8, la plupart avec adresse.
Correspondance familiale, parlant de son frère Louis, du député Nicolas d’Orglandes, père de la comtesse, de son oncle Hervé de Tocqueville, de son oncle Chateaubriand et de la vicomtesse, ainsi que des nouvelles du jour : ordonnances sur la Garde nationale et l’armée, évacuation des troupes alliées, débuts du Conservateur, changement de ministère… Les lettres sont écrites de Paris, Auch, Orthez, Irun, Vittoria, Burgos, Madrid, Tolède, Madrilajos, Andujar, Cordoue, Saint-Jean-de-Luz, Lyon, Rome, etc. « Le pauvre oncle ne voit pas en beau, et il a malheureusement bien raison. Tout va chez nous comme au temps de la confusion des langues » (22 octobre 1817)… Après que plusieurs promotions eurent lieu « sous le nez de l’oncle » sans bénéficier au neveu, le cher vicomte était « tout furieux » : « je lui ait dit pauvre cher homme à quoi bon avoir fait le Génie du christianisme si vous ne savez pas qu’il n’y a de sacremens que pour ceux qui ont reçu le baptême » (18 mai 1821)… Le plus grand nombre de ces lettres furent écrites dans la campagne d’Espagne : commentaires sur le gouvernement délabré qui attend le retour du roi Ferdinand, les dégâts de la peste constitutionnelle, la léthargie espagnole… Il s’impatiente de savoir si l’oncle a obtenu qu’il serve d’officier d’ordonnance au duc d’Angoulême, déplore qu’un aide de camp de Guilleminot soit pris en flagrant délit de conspiration alors que des royalistes éprouvés attendent encore de bonnes affectations, augure d’une expédition militaire « facile, et pacifique » (23 avril 1823), témoigne de l’enthousiasme suscité par le prince et de l’excellent accueil qu’on fait aux Français, évoque des camisados, des partisans embusqués quelques mouvements des troupes, la reddition de Ballesteros et le bruit selon lequel « tout est arrangé d’avance avec Cadiz et que le prince n’aura qu’à se montrer pour que les portes s’ouvrent à l’instant » (14 août 1823), la mort de Pie VII, la rentrée solennelle en France voulue par le duc d’Angoulême, et quelques mois plus tard, sa propre vocation qui l’emmène à Rome à la recherche de « cette côte qui me manque » (28 mars 1824), et où se retrouve « notre abbé duc » [de Rohan]…
On joint une L.A.S. à l’abbé Louis-François duc de Rohan, pair de France [et futur cardinal], à Rome, exposant sa décision de suivre son « généreux exemple » et d’entrer dans les ordres, [1824].
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