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François-René de CHATEAUBRIAND. Manuscrit…

Lot 75
600 - 800 €
Résultats avec frais
Résultat: 875 €

François-René de CHATEAUBRIAND. Manuscrit…

François-René de CHATEAUBRIAND. Manuscrit avec ratures et corrections autographes, Avertissement, [1838] ; 3 pages et demie in-8 de la main de son secrétaire Hyacinthe Pilorge avec corrections autographes.
Avant-propos du livre Congrès de Vérone. Guerre d’Espagne. Négociations : colonies espagnoles (Paris et Leipzig, Delloye et Brockhaus & Avenarius, 1838). Ce manuscrit présente d’intéressantes variantes par rapport à l’Avertissement publié. La déclaration « Mon ouvrage actuel porte en soi sa préface » est suivie ici de trois lignes retouchées par l’auteur : « les vérités que je veux démontrer, les erreurs que je cherche à détruire y sont exposées, les preuves à l’appui »… L’allusion aux « hommes publics qui furent en relation avec moi », que l’on connaît, fait l’objet ici d’un ample développement : « ma correspondance isolée n’auroit point montré l’enchaînement des faits. Mais dans les lettres que j’ai produites, j’ai eu soin d’en retrancher ce qui sortoit du cercle des affaires générales, ce qui pourroit gêner maintenant les auteurs de ces missives, en laissant connoître des particularités que leur devoir les obligeoit alors à me mander. Ainsi dans les lettres de M. le Cte de Laferronnays j’ai supprimé les jugements sans équité de l’Empereur Alexandre : le genre de supériorité de M. le Cte de Villèle, ne pouvoit être ni senti, ni connu du Czar : c’étoit en vain que M. le Cte de Laferronnays cherchoit à rectifier les idées de l’autocrate ; il suffisoit que le Président du Conseil vît des inconvénients à la guerre d’Espagne pour qu’Alexandre fut injuste envers lui »… On relève, en outre, quelques formulations qui seront modifiées avant l’impression : « la vanité française » au lieu de « notre vanité » ; « Quant à mes opinions particulières, comme elles tiennent de celles des divers partis, elles ne plairont guères à personne » deviendra « Il faudra croire que le congrès de Vérone n’a jamais voulu la guerre ; que l’entreprise d’Espagne a été une entreprise commandée par les intérêts de la France ; que l’ordonnance d’Andujar, toute belle qu’elle étoit philosophiquement parlant, étoit une faute politique ; en un mot, il faudra croire le contraire de ce qu’on a cru »… Enfin citons cette réflexion critique, écartée de la publication : « Je cherche à être juste ; je suis ce que je suis ; je ne puis me changer »…
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