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Louis-François de BAUSSET (1748-1824) évêque…

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Louis-François de BAUSSET (1748-1824) évêque…

Louis-François de BAUSSET (1748-1824) évêque d’Alès, cardinal et littérateur (Académie française). 3 L.A.S., 1818-1822, au comte Boissy d’Anglas ; 5 pages in-12 et 1 page et demie in-8.
Belle correspondance sur Malesherbes. 10 novembre 1818. Il le remercie le comte pour son ouvrage sur Malesherbes, qu’il admirait tant. Personne n’est plus avide « de recueillir tous les titres qui doivent assurer à la mémoire de cet homme vertueux par excellence, le respect et la tendre admiration des siècles qui doivent nous suivre. Il daigna constamment m’honorer de sa bonté et de son amitié jusqu’à son dernier soupir, et je puis attester que je n’ai jamais connu aucun homme qui ait mis à un degré aussi remarquable, la pureté des intentions, la prodigieuse étendue des connaissances les plus rares et les plus variées, à autant de simplicité, de candeur et de modestie. Sa mort a été la révélation de sa vie pour son siècle, comme pour la postérité. C’est avec un sentiment bien profondément gravé dans mon cœur, que je vais lire et relire l’ouvrage que vous venez de consacrer à sa mémoire »… 4 mars 1821 : « tout ce qui intéresse Malesherbes est sacré pour moi. La confiance et l’amitié dont il m’a constamment honoré, et dont il aimait encore à m’entretenir […] avant de monter à l’échafaud, sont et seront éternelles »… 24 juin 1822, au sujet de sa notice sur le duc de Richelieu (décédé le 17 mai) : « Je l’ai peint tel que je l’ai toujours vu et connu, comme l’un de ces caractères antiques devenus entièrement étrangers à notre siècle et à nos mœurs, absolument désintéressé de lui-même, et exclusivement préoccupé du bonheur et de la gloire de son pays. […] j’ai rencontré peu d’âmes aussi vertueuses, aussi pures et aussi modestes ». La postérité lui rendra plus justice que sa génération, au milieu de laquelle il était déplacé : « Il ne pouvait rien comprendre aux petits intérêts et aux petites passions », qui maintenant régissent tout : « C’est une maladie inévitable dans un siècle qui a vu bouleversés presque tous les sentimens généreux, les pensées nobles, et les traditions honorables. Ma carrière est finie, je suis sans aucun intérêt […] au milieu des vicissitudes qui peuvent encore agiter la France »… On joint une Notice sur S. Em. M. le Cardinal de Bausset, par l’abbé de Montesquiou (Paris, Impr. Jules Didot aîné, 1824, in-8).
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