• facebook
  • twitter
  • linkedin
  • art

Jean ANOUILH. L.A.S., [vers 1945 ?], et notes…

Lot 14
800 - 1 000 €
Laisser un ordre d'achat
Votre montant
 €
Enchérir par téléphone
Enchérir par téléphone

Jean ANOUILH. L.A.S., [vers 1945 ?], et notes…

Jean ANOUILH. L.A.S., [vers 1945 ?], et notes autographes avec croquis ; 10 pages in-4 (taches de peinture jaune à la dernière page), et 5 pages petit in-4 au crayon bleu au dos de musiques imprimées.
Projet inédit d’une pièce sur Don Juan. « Pour simplifier mettons que c’est un “Don Juan” et qu’il s’agit du vrai. Ça peut aussi s’appeler “Le Premier Pas”. On fête le 1er anniversaire du mariage de Juan. Une maison de campagne, le soir en Espagne. Pendant cette année Elvire a été parfaitement heureuse, sans l’ombre d’un doute. Le commandeur estime Juan. Le dernier des valets que nous surprenons tournant la broche parle de lui avec vénération »… Il est si doux et charmant qu’on l’appelle « Jean-la-fille », mais lorsqu’une bande de voleurs fait irruption parmi les convives, Juan se prend au jeu d’imiter son beau-frère volontiers batailleur : il promène un des voleurs « au bout de son canon, il est heureux, transfiguré, il lui fait peur longtemps – puis l’abat »… Après cet incident, Juan comprend que sa douceur ne fut qu’un « long mensonge »… « Il faut qu’il parte. Il le dit à Elvire et sous le bon jeune homme qu’elle avait près d’elle, elle regarde monter ce monstre »… S’ensuivent des « rencontres significatives » (dont la première, avec son « double », se termine par un meurtre), mais le lien à Elvire le ramène auprès d’elle : « Le bien ne pardonne pas plus qu’un vice. Sa part de Dieu le torture »… Par bonté, Elvire le détache d’elle, mais au moment où il va repartir, « délivré », il s’en aperçoit, « sent la chaîne entre elle et lui qu’il ne déliera jamais », et il la tue comme il a tué le voleur et son « double caricatural » : « « La mise en scène soulignera la ressemblance des trois gestes.) Et en la tuant il s’est jeté Dieu sur le dos et il ne s’en échappera plus »… Le drame se dénoue par une damnation originale…
Notes de premier jet au crayon bleu, probablement du début des années 1930, avec de nombreux dessins et croquis (principalement des têtes humaines ou fantastiques) : « Le Prométhée/Don Juan (les forces humaines et mauvaises révoltées) – Le commandeur/Dieu – Doña Elvire – Sganarelle (le peuple lâche et dur et au fond Adrien et Bigre) […] Il cherche Dieu l’absolu. […] Dieu et les hommes. Prométhée va les révolter. Ils le suivent mais Dieu les reprend et chasse seul Prométhée et ça finit pourtant par le chant d’amour de Prométhée. Ange pleure de bonheur. […] Et si Sganarelle (bigre) avait quelque chose dans le ventre ? Au fond. Don Juan amoureux du commandeur »…
On joint un tapuscrit de Claude Sylvian, Le Châtiment de Don Juan ou le Festin d’amour (33 p.).
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de ventes
Retourner au catalogue