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Jean ANOUILH. 2 tapuscrits, notes autographes…

Lot 11
800 - 1 000 €
Résultats avec frais
Résultat: 1 000 €

Jean ANOUILH. 2 tapuscrits, notes autographes…

Jean ANOUILH. 2 tapuscrits, notes autographes et manuscrit autographe signé, Le Voyageur sans bagage, [1936-1950].
Important ensemble sur la genèse de cette pièce, créée le 17 février 1937 au Théâtre des Mathurins par Georges Pitoëff.
* Tapuscrit d’une première version très différente, intitulée Le Tour est joué (titre biffé avec le nouveau titre inscrit au crayon) (double carbone, [2]-82 pages in-4, dos toile noire, étiquette du sténographe A.B. Wyler). Il présente quelques additions et corrections autographes. Outre d’importantes variantes, cette version se déroule en un seul acte, et ne comprend pas les personnages du Petit Garçon et de Maître Pickwick ; notons encore que Gaston est ici appelé Charles (et non Jacques).
* Tapuscrit du synopsis, Le Voyageur sans bagage (20 pages in-4), en vue de l’adaptation cinématographique (réalisée par Anouilh lui-même avec Pierre Fresnay dans le rôle-titre, sortie en février 1944). « à l’Asile du Pont-au-Bronc, le jeune et moderne Dr. Albert succède au feu et désuet Dr. Bonfant, et sa Tante, la Duchesse Dupont-Dufort, très active, prend la direction générale des Œuvres de l’Établissement. Un cas la passionne entre tous : celui de “Gaston”, un amnésiaque de guerre, soigné à l’Asile depuis 18 ans, et auquel les soins les plus assidus n’ont pu encore rendre la mémoire. Les nombreuses familles ayant un disparu à la guerre se le disputent, soit par affection, soit par intérêt »…
* Notes autographes (25 pages in-8 sur papier quadrillé de carnet), pendant les répétitions de la reprise de la pièce le 1er avril 1944 au théâtre de la Michodière, avec Pierre Fresnay et Marguerite Deval : « Piano bien fort […]. 1er acte. Regard Marg. Deval. Costume Huspar. D le surnom d’un ami. Fresnay pas bouger. […] MD. On ne donnera pas un amnésique à un frotteur. MA. En vous perdant j’ai tout effacé – sans la regarder. Mde M. Regarder Valentine quand elle parle du banc […]. Il s’en va vite parce que Valentine le regarde […] Rideau Voyageur »… Etc.
* Manuscrit autographe signé, Le Voyageur sans bagage, pour le programme de la reprise de 1950 au théâtre Montparnasse (4 pages in-4, avec ratures et corrections), dans une première version avec variantes. « Accusé de toutes sortes de noirceurs à la reprise d’Antigone en quarante-cinq je dus déjà relire longuement la pièce, comme un bon élève, pour me faire une idée sur elle et tâcher de répondre convenablement sur ce que j’avais voulu dire. Avant de donner le Voyageur à Marguerite Jamois j’ai fait le même petit travail me demandant moi spectateur de 1950, si cela m’amusait encore de la voir jouer. Je me suis peut-être un peu imprudemment répondu oui. Mais sans doute avais-je l’excuse de la découverte. En effet j’ai pourtant été coupable d’une adaptation cinématographique du sujet et complice d’une reprise avec Pierre Frenay en 1944 à la Michodière, Le Voyageur sans bagage est une pièce que j’oublie toujours. […] à chaque lecture tous les cinq ou six ans j’entre dans cette pièce, comme Gaston, l’amnésique dans sa chambre »… Il parle de Michel Vitold qui va reprendre le personnage après Pitoëff et Fresnay… Etc.
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