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Cora LAPARCERIE 1875 1951

Lot 354
400 - 500 €
Résultats avec frais
Résultat: 813 €

Cora LAPARCERIE 1875 1951

Cora LAPARCERIE (1875-1951) comédienne, directrice de théâtre et femme de lettres, épouse du poète Jacques Richepin. 6 L.A.S. (dont 2 incomplètes non signées), [vers 1899-1900], à Jean Lorrain ; environ 60 pages in‑8.
Très intéressante correspondance amicale, notamment au sujet de leurs projets dramatiques. Nous ne pouvons donner qu’un aperçu de ces longues lettres, évoquant notamment le Prométhée écrit par Jean Lorrain et André-Ferdinand Hérold, et mis en musique par Gabriel Fauré pour les Arènes de Béziers.
Sur les débuts de leur collaboration et leur amitié : « vous êtes tel que je vous voyais, tel que je le désirais. […] Dans bien longtemps […] vous saurez combien et comment je vous aime. Ne me faites jamais de chagrin, je souffrirais trop. […] Vous êtes maintenant parmi les êtres qui me sont les plus chers »… Son dernier Pall Mall l’a profondément touchée : « Je suis confuse d’une admiration si grande parce qu’elle vient de vous ! Je reçois une pluie de lettres enthousiastes sur Raitif de la Bretonne [pseudonyme de Jean Lorrain] et sur moi ». On la compare notamment à Sarah Bernhardt : « Vous êtes la cause directe de ce déchaînement »... Elle est pleine d’enthousiasme sur leurs projets : « Ennoïa ! Ennoïa, quand ? quand ? sonnera son heure ? [...] Votre Valkyrie vous remercie et vous donne des gerbes de rayonnantes tendresses »… – Elle s’inquiète de la santé de Lorrain et l’engage à se reposer et se soigner : « Il y a bien dix vies en vous […]. Vous êtes nécessaire à Paris. Paris sans Jean Lorrain ne serait plus Paris et ce sera ainsi jusqu’à la fin de votre très longue vie »… Le jeune sculpteur Bacqué va présenter au salon deux statuettes : « le portrait de Polaire en retroussés de jupes et froufrous – puis aussi mon portrait dans la divine Pandore de Jean Lorrain – vous verrez, une merveille ! »… Elle est fâchée contre Castelbon de Beauxhostes « le mécène de la Biterre » qui fait tout pour se faire pardonner ses gaffes « en m’envoyant force violettes de Toulouse. Il doit craindre que je ne veuille plus jouer Pandore ! » Elle a croisé De Max : « il paraît triste et découragé, il m’a dit qu’il allait quitter définitivement le théâtre ». Tous ses amis, depuis la nouvelle officielle de son mariage avec Jacques Richepin, lui ont tourné le dos : « J’aimais tant mes amis, je vivais pour eux […] Tous ceux qui dépités ne me voient plus, sont remplacés en bloc par un seul être qui m’est plus cher qu’ils ne le furent jamais eux tous ensemble ! »… – Elle envoie la copie d’une longue lettre qu’elle a écrite à Castelbon de Beauxhostes, très intéressante sur l’actualité et la création théâtrale, où défilent Mounet-Sully, Sarah Bernhardt, etc. « Et quand je pense que vous avez la suprême joie d’avoir en même temps J. Lorrain et Hérold, Saint-Saëns et Fauré ! voyez cet assemblage pour le Prométhée – et De Max pour principal interprète ! Ce serait […] colossalement beau et puis inédit […]. Créer, il faut créer ! ». En s’attelant dès maintenant à Prométhée, ils seront prêts : « J. Lorrain m’en a dit le plan, j’en ai été émerveillée ! »… Etc.
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