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Gabriel FAURÉ (1845-1924). 15 L.A.S., [Paris…

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Gabriel FAURÉ (1845-1924). 15 L.A.S., [Paris…

Gabriel FAURÉ (1845-1924). 15 L.A.S., [Paris vers 1889-1900] et s.d., à Mme Georges Halphen ; 23 pages in-8 ou in-12, qqs adresses et enveloppes.
Belle correspondance avec la mère de son élève Fernand Halphen (1872-1917, qui travailla sous la direction de Fauré dès l’âge de dix ans). Henriette Stern, Mme Georges Halphen (1836-1905) était fille et épouse de riches banquiers.
[Décembre 1889, pour la première de Shylock à l’Odéon] : il va faire changer ses places contre une loge, Porel a dû être « hypnotisé par le titre sonore de la Princesse de Scey-Montbéliard qui était sur ma liste !! » Il va tâcher de faire entrer Fernand à la répétition générale, « à moins qu’on impose une consigne rigoureuse »... [Septembre ? 1891], remerciant pour l’envoi d’excellent gibier ; ils rentrent à Paris : « la séparation d’avec Chatou ne nous coûte pas la moindre larme ! ». Son beau-père [Frémiet] est encore bien souffrant. « J’espère voir bientôt Fernand, mais je ne veux le voir qu’avec un morceau de violon trop bien commencé pour qu’il ne s’occupe pas, sans désemparer, de le bien conduire et de le terminer »... [4 décembre 1892] : « Je suis sûr que vous comptez très largement avec moi et je ne sais comment vous en exprimer ma reconnaissance. Fernand est-il disposé à reprendre le mercredi ? J’en serais très enchanté et dans ce cas je viendrais mercredi prochain » (4 décembre 1892)... [Décembre 1895]. Il est pris par la Madeleine et par Auguez, et doit aller samedi « à la répétition de Lamoureux pour l’Élégie » ; il a aussi des tâches administratives pour les palmes académiques. Il ira voir Fernand lundi matin. « Je suis désolé qu’il ne puisse pas venir Dimanche au Châtelet. Déjà l’année dernière, pour Shylock, j’ai eu la même mauvaise chance ! Dimanche dernier on a été frais pour La Naissance de Vénus. Je crois qu’on s’attendait à quelque chose de moins sobre que ce que j’ai fait ! [...] je vais m’habituer à aller à Londres comme on va à Saint-Germain. J’y retournerai du 15 au 21 pour redonner le même programme redemandé de la façon la plus flatteuse. […] mille amitiés à Fernand (c’est lui qui écrit les fugues et c’est moi qui les exécute !) »... [Mai 1898], surchargé de travail, il renonce à sortir. « Je dînerai seulement chez Mme Bardac lundi prochain parce qu’elle m’avait invité avant mon retour [...]. Si Fernand peut venir Samedi, à 11h ¼ je serai très heureux de le voir : j’espère qu’il m’apportera des merveilles ! »... [13 août 1899] : « J’espère que Fernand fait encore de la musique ! Il y a bien longtemps que j’ai vu un morceau de violon qui devait être précédé et suivi de deux autres ! »... 12 septembre [1900], la remerciant de ses félicitations [pour Prométhée] : « J’ai été heureux de voir là-bas, dans ce si lointain Béziers, Fernand qui m’a semblé plein d’ardeur pour l’ouvrage qu’il prépare en collaboration avec mon charmant ami Hérold [Le Cor fleuri, féerie]. J’espère qu’ils nous donneront quelque chose d’excellent ! »... – Au sujet d’une audition avec Gabrielle Krauss. Il ne sait si Théodore Dubois « permet à ses élèves de se produire comme compositeurs ; et avec son caractère un peu pointu il y a toujours des précautions à prendre. Il vaut mieux ne rien demander de moi à Mme Krauss. Cela lui ferait trop de choses à voir pour le même jour »... – Envoi d’une réponse de Dubois : « Fernand fera bien de profiter de cette seconde épreuve. Et surtout qu’il n’ait pas l’air d’avoir été prévenu par moi »... – « Je suis bien vivement touché […] de tout ce que vous me dites de si affectueux et de si encourageant et de tout ce que vous faites pour moi. Je vous suis bien reconnaissant de cette séance de lundi que vous avez eu la bonté d’organiser autant pour Fernand que pour moi et qui a si bien réussi. Et comme tout se recommence dans la vie je vois se renouveller entre Fernand et moi la même amitié et le même intérêt qui existe entre St Saëns et moi, et je m’en réjouis bien vivement »... – « C’est moi […] qui dois toujours vous remercier ! Ne fût-ce que de me forcer à jouer du piano ; ce qui ne m’arriverait jamais je crois, sans les si attachantes matinées ! – Je n’ai osé rien conseiller à Fernand : toutes ses raisons sont bonnes ! Ce serait à se décider pour pile ou face ! »… – « Vous devez me croire mort, ou malade, ou en fuite ! Je ne suis ni les uns ni l’autre ! Mais j’ai des occupations bien au dessus de mes cheveux et de mon chapeau. […] Si Fernand avait à me montrer de la Suite de son quatuor je viendrais tout de suite »... Etc.
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