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Histoire




ADER est l’une des principales maisons de ventes aux enchères en France*1 et fait partie du groupe Drouot. Ses origines remontent à 1692 à Paris. Sous l’impulsion des commissaires-priseurs Fernand Lair-Dubreuil, Étienne Ader et Rémi Ader, elle a marqué le XXe siècle avec les ventes mythiques David-Weill, André Lefèvre, Sacha Guitry, Rothschild - Patino, etc. Depuis 2005, sous la direction de David Nordmann, la maison ADER connaît un nouvel essor *2.

 

XVIIe - XVIIIe siècle, les origines



Les premières traces de l’étude ADER remontent à 1692 à Paris. Louis XIV réforme les attributions des sergents à verge du Châtelet et reconnaît à 120 d’entre eux la fonction d’huissier-priseur. Il vend aux plus riches huissiers-priseurs de Paris le monopole des ventes publiques. Les offices peuvent se transmettre par hérédité moyennant finance au roi*3. Les prémices de la fonction de commissaire-priseur se dessinent à cet instant, tout comme le premier office de ce qui deviendra la maison de ventes ADER grâce à la nomination de Michel Saignet, premier huissier-priseur de l’étude*4. Après 16 ans de métier en tant que huissier-priseur, lui succèdent : Sébastien Dupré (prise de fonction le 29 janvier 1708), Jean-Baptiste Dupré (prise de fonction le 18 décembre 1747), Dupré-Desmarais (prise de fonction le 26 février 1751) et François Graux (prise de fonction le 26 février 1767). Une grande partie des ventes publiques du XVIIIe siècle se composent de ventes après décès, souvent ayant pour décor la demeure de l’ancien propriétaire, les annonces de ventes étant réalisées à l’aide d’affichage public*5.

Sous Louis XVI, Louis-François Boileau prend ses fonctions le 13 juin 1781. Il marque un tournant dans l’histoire de la maison ADER. En 1793, la fonction de commissaire-priseur remplace celle d’huissier-priseur*6; Louis-François Boileau fait partie de cette nouvelle génération. Il est le fils de Nicolas François Boileau, peintre, expert, marchand et restaurateur à Paris. Il siège notamment à la chambre des commissaires-priseurs de Paris *7.
Louis-François Boileau exerce son activité pendant 21 ans durant lesquels il se voit confier des ventes de prestige. On compte notamment la collection du comte d’Orsay, dispersée à l’ Hôtel Bullion le 14 avril 1790*8.


 
« châtelet »
Estampe d'une vente judiciaire

Place du Châtelet



 

XIXe siècle, Ader sur la scène internationale




Antoine-Claude Balbastre reprend l’office en 1802 suite au décès de Louis-François Boileau dont il disperse les effets pendant une vente aux enchères. En 24 ans de métier il réalise un total de 272 ventes*9. Il dirige notamment la vente d’objets rares et curieux provenant de la collection de M. Lebrun par cessation de commerce du 29 septembre au 6 octobre 1806.
En 1828, c’est Henry Pinart qui tient le marteau pendant 5 années durant lesquelles il réalise un total de 197 ventes*10.
En 1833, Nicolas Ridel reprend les rênes de l’office sous le règne de Louis-Philippe. Sa carrière est faste avec de très nombreuses ventes. En 21 années d’activité, on lui compte un total de 2 345 ventes*11, dont certaines ont marqué les esprits, notamment la bibliothèque du marquis de Bruyère-Chalabre, considérée encore de nos jours comme la première grande vente d’autographes. Nicolas Ridel est chargé de diriger la vente après décès de Frédéric Chopin le 30 novembre 1849 ainsi que la vente après départ (exil) de Victor Hugo le 9 juin 1852 dans la salle des ventes installée rue de la Tour-d’Auvergne*12.
En 1854, Saturnin Pouchet succède à Nicolas Ridel pendant 4 années durant lesquelles il effectue un total de 809 ventes*13.
Parmi les « habitués » de Ridel dont Pouchet hérite, on retrouve les marchands Pollux et Petit (ce dernier est le fils de François Petit qui fonde la Galerie François Petit en 1846, au 7, rue Saint-Georges à Paris). Il dirige la vente de la collection de Paul Delaroche, Hôtel Drouot, les 12 et 13 juin 1857, dont une des vacations rapporte près de 158 598 francs *14-15.
Eugène Escribe prend ses fonctions en 1858. Durant ses 32 années d’activité, il attire une clientèle proche du pouvoir politique en France. Il disperse les collections de personnages en vue comme celle du duc de Morny, le 31 mai 1865, pour 2 023 937,50 francs*16-17. Il procède à la liquidation d’environ 100 000 bouteilles et 57 fûts de vins provenant des caves des châteaux des Tuileries, de Fontainebleau et de Compiègne. La première vacation a lieu au palais du Louvre, le 16 novembre 1871. Il organise la vente dépendant de la succession de Marie Blanc, épouse de François Blanc (surnommé le « magicien de Monte-Carlo »), qui rapporte plus de 3 857 519,60 francs*18.
On remarque aussi la dispersion des effets de célébrités de la Comédie-Française comme la vente des diamants, bijoux et argenterie de Sarah Bernhardt le 8 février 1883 (Fernand Lair-Dubreuil dirigera par la suite la vente de la succession Sarah Bernhardt en 1923) ou encore de la royauté avec la vente des diamants, perles et pierreries provenant de la collection des joyaux de la Couronne lors d’une vacation au palais des Tuileries, pavillon de Flore (salle des États), le 12 mai 1887. Enfin on note la vente de bijoux appartenant à Mme Nélie André, née Jacquemart, le 24 mai 1888, ou encore la collection Albert Goupil à l’Hôtel Drouot du 23 au 27 avril 1888*19.

En 1890, Georges Duchesne reprend l’étude. Il exerce pendant 10 années durant lesquelles il conserve une clientèle de connaisseurs et marchands en tenant le marteau pour de nombreuses ventes*20.
Il disperse à l’Hôtel Drouot en 1897 la collection des frères Goncourtainsi que la bibliothèque du château de Valençay dépendant de la succession du duc de Talleyrand, Valençay et Sagan les 4, 5, 7 et 8 décembre 1899*21.


 
chalabre
Frontispice du catalogue de vente de Livres et d'autographes dépendants du cabinet de feu M. de Bruyère Chalabre
affiche
Affiche de la vente d'après départ de Victor Hugo
Mac Sunglasses
Page du catalogue de la vente des diamants, perles et pierreries provenant de la collection des Joyaux de la Couronne de France
affiche
Page de titre de la vente de la succession des frères Goncourt


 

XXe siècle, la dynastie Ader




La légende de la famille Ader à la tête d’une maison de ventes aux enchères commence en 1931 lorsque Maurice Ader succède à Fernand Lair-Dubreuil le 17 décembre à midi. À 14 heures, il mène sa première vente. On a pu lire dans la presse : « Il semblerait que Maurice Ader dût être très intimidé pour ses débuts. Il n’en fut rien, bien au contraire, l’aisance avec laquelle le jeune commissaire-priseur nommé à midi, dirigea deux heures plus tard sa première vacation fit l’admiration des spectateurs. C’est que Maurice Ader s’était déjà produit en public, il avait une voix chaude, prenante, un certain sens de l’humour aussi *25.

Maurice Ader mène ses ventes avec habileté et autorité. Il avait déjà eu l’opportunité de tenir le marteau auprès de Fernand Lair-Dubreuil pour des ventes de prestige telles que la vacation finale de la succession de S.A.R Mgr le duc de Vendôme le 4 décembre 1931, à la Galerie Georges Petit. Il dirige par la suite la vente de la collection de M. Georges Blumenthal, les 2 et 3 juin 1932, Galerie Georges Petit, qui rapporte plus de 6 millions de francs*26.

En février 1933, Maurice Ader est contraint de s'interrompre au milieu d'une vente pour cause de douleurs abdominales. Il décède le 6 avril 1933. Le retentissement de sa mort est tel qu'on compte, en plus de sa famille, un très grand nombre de personnalités de la vie parisienne venues assister aux funérailles*27.

En 1933, Jean Ader, notaire à Paris, désigne son troisième fils, Étienne, pour assurer la charge laissée vacante par son fils aîné, Maurice. Étienne abandonne aussitôt la profession de notaire à laquelle il se destinait et passe son examen de commissaire-priseur en des temps record. Il brille rapidement dans la profession et exerce pendant près de 45 années durant lesquelles il effectue des ventes de prestige dans d’innombrables lieux incontournables du marché de l’art français. Étienne Ader réalise pendant plus de 20 ans la moitié du chiffre de ventes de la Compagnie des commissaires-priseurs de Paris.

« Les nostalgiques de la prééminence de la place de Paris se plaisent à souligner qu’en 1950, l’étude française de Me Étienne Ader réalisait un chiffre d’affaires en matière de ventes d’œuvres d’art équivalent aux ventes cumulées de Christie’s et Sotheby’s à la même date*28.» « Qu'on me permette, en forme de conclusion, d'esquisser rapidement un portrait, celui de Me Étienne Ader, à coup sûr le prince des commissaires-priseurs. Toujours souriant, d'une distinction de manières sans égale, doué d'une voix ferme à la fois forte et nuancée, d'un calme à toute épreuve, il domine la vente qu'il conduit. Auxiliaire de justice, justement convaincu de la valeur de sa mission, doublé d'un diplomate accompli, Étienne, est devenu très justement une puissance dans la société parisienne. On ne le dira jamais trop, "le style c'est l'homme". Le style Ader est incomparable*29» Parmi le florilège de ventes dirigées par Étienne Ader, on note la vente de la bibliothèque de M. Beraldi, en 1934 à la Galerie Charpentier (aujourd’hui actuels locaux de Sotheby’s France) et la collection Bernard Franck, en 1935.

Parmi les ventes de prestige organisées par Étienne Ader, on remarque aussi la collection Ali Khan à la Galerie Charpentier en 1957 ou la collection André Lefèvre, au palais Galliera le 25 novembre 1965. La collection réunit 1 000 tableaux des artistes les plus prestigieux de son temps (Picasso, Braque, Miró, Léger, Gris, Modigliani…). Une trentaine de tableaux sera léguée aux musées nationaux. La collection du duc de Nemours, le 11 mars 1971, est aussi très remarquée. Enfin, on note la collection D. David-Weill, aux enchères en 1971.

 
Famille Ader
Photographie de la famille Ader, debout de gauche à droite: Eugène, Maurice, Jean, Pierre et Etienne Ader, Assis : Maris, Alice, François et Anne-Maris Ader
Maurice Ader
Portrait en buste de Maurice Ader
Etienne Ader
Etienne Ader tenant le marteau pendant la vente de la Bibliothèque Raphaël Esmérian

 
Etienne Ader
Dessin de Etienne Ader par Roger Wild
Etienne Ader
Dessin de Etienne Ader à la vente de la bibliothèque de M. Beraldi
Etienne Ader
Affiche de la vente de la bibliothèque M. Béraldi


 

XXe - XXIe siècle, Ader Picard Tajan




La forte augmentation de l’activité de l’étude mène Étienne Ader à envisager l’aide de certains de ses confrères pour diriger ses ventes.
En 1965, Jean-Louis Picard rejoint ADER. L’étude devient ADER PICARD. En 1972, Jacques Tajan intègre la maison de ventes : naît alors ADER PICARD TAJAN, société civile professionnelle de commissaires-priseurs.
ADER PICARD TAJAN est la plus importante maison de ventes aux enchères du XXe siècle. Elle domine le marché de l’art français pendant plus de 20 ans jusqu’à totaliser à elle seule un tiers du chiffre d’affaires des commissaires-priseurs de Paris. Son activité ne se limite pas seulement à Paris et à la France, mais s’étend à Monaco, Genève, Bruxelles, Tokyo ou encore New York. L’exigence de qualité de la société la place aux côtés des maisons de ventes anglo-saxonnes à partir de 1950 puis au 4e rang mondial en 1979*30.
La saison d’octobre 1988 à octobre 1989 marque les esprits avec un record inégalé : la maison ADER PICARD TAJAN réalise 1 148 000 000 de francs*31, le plus fort résultat jamais obtenu par une maison de ventes.

Dès les années 1970, les succès s’enchaînent. Les ventes proposées par la maison, dans des lieux prestigieux de la capitale, ne cessent de rythmer le marché français et donnent le ton. Notamment avec la dispersion de tableaux modernes de la collection Eduardo Mollard organisée au palais Galliera en 1972, où le public peut admirer des chefs-d’œuvre de Delacroix, dont Cavalier arabe se chauffant, vendu 580 000 francs*32.

La même année, ADER PICARD TAJAN ouvre des bureaux dans le monde entier. La société compte des locaux à Bruxelles, Lausanne, Genève, Monaco, Budapest, São Paulo, Tokyo et New York. L’implantation de relais commerciaux lui permet de profiter d’un riche marché d’acheteurs et de vendeurs étrangers, amateurs d’art français et sensibles au rayonnement culturel et artistique de Paris.
La réputation de la maison ADER PICARD TAJAN incite les acheteurs et vendeurs internationaux à assister à certaines ventes françaises mais aussi à confier des lots à la maison grâce à des représentants accessibles et procurant expertises et conseils. La vente de l’imposante bibliothèque de Raphaël Esmérian, au palais Galliera, illustre le succès de l’ouverture de ce bureau aux États-Unis. On peut noter aussi la vente des collections Anténor Patiño, et du baron Philippe de Rothschild au palais Galliera, les 9 et 10 juin 1976.

En 1978, Étienne Ader se retire de l’association. Cette retraite fait grand bruit dans le monde du marché de l’art qui voit l’un de ses acteurs les plus charismatiques quitter la scène.

Les associés d’ADER PICARD TAJAN dont Rémi Ader, héritier de la charge d’Étienne, son père, mènent des ventes dans des lieux exceptionnels de la capitale : vente d’automobiles dans le Hall Peugeot le 16 décembre 1981 ou vente des collections du paquebot Normandie au palais d’Orsay en 1979. Ils profitent également de leur réseau établi à l’international en organisant de nombreuses vacations à l’étranger. Les ventes historiques telles que l’escalier hélicoïdal (de 156 mètres reliant le 2e et le 3e étage) de la tour Eiffel *33, au 1er étage de la tour, le 1er décembre 1983 suscitent un intérêt mondial.
Parmi les nombreuses ventes de prestige dirigées par la société ADER PICARD TAJAN, on remarque la dispersion de la collection Daum, à Tokyo, Hôtel Okura, le 15 mars 1984 et la collection Sérusier les 19 et 20 juin 1984.

En 1987, la maison de ventes ADER PICARD TAJAN totalise un chiffre de vente de 400 millions de francs*34, dont 10% sont réalisés à l’étranger*35.

La saison 1988-1989 signe la consécration de la société ADER PICARD TAJAN*36: 500 000 objets sont vendus d’octobre 1988 à octobre 1989*37-38.
On notera la vente de 40 œuvres de Bernard Buffet de 1945 à 1955*39, à Tokyo, Hôtel Okura, le 7 décembre 1988 ou encore la vente de la collection de son Altesse Royale le prince Abdallah al Faycal bin Abdullaziz al Saud le 10 décembre 1988*40-41.
Dans chaque domaine, les pièces vendues par l’étude sont de premier ordre. La liste proposée par la publication du bilan de la saison octobre 1988-1989 souligne 14 adjudications d’œuvres vendues à plus de 5 millions de francs*42.
La société ADER PICARD TAJAN réalise plusieurs records mondiaux : Bernard Buffet, Autoportrait à la palette atteint 3 814 000 francs*43 et un Moïse Kisling est adjugé 3 500 000 francs*44. Dans le domaine des arts anciens, un bronze de Jean-François Susini, L’Enlèvement d’Hélène par Pâris, atteint 21 millions de francs*45, alors qu’une œuvre de Bernat Martorell, Retable de la légende de sainte Lucie, première moitié du XVe siècle, est adjugée 21 500 000 francs*46 constituant un record mondial pour un primitif à fond or *47.
Durant cette période, l'étude réalise une moyenne de 250 ventes par an dont 150 sont publiées sur catalogue. Une centaine de collaborateurs officient à l'étude de la rue Favart.

Cependant, des tensions grandissantes agitent l’étude. Les nombreuses incompatibilités entre les associés mènent à la dissolution de la société ADER PICARD TAJAN.
En 1992, Jean Louis Picard quitte la société et reprend son indépendance. Par la suite, il fonde avec les commissaires-priseurs Pierre-Emmanuel Audap et Lucien Solanet la maison PIASA.

En 1994, Jacques Tajan et Antoine Ader quittent la rue Favart pour la rue des Mathurins. Rémi Ader est seul à la tête de l’étude ADER. Il renoue avec les valeurs du « style Ader » en plaçant l’objet au cœur du métier.

Parmi les ventes menées par Rémi Ader, on distingue : table à bord des paquebots, dispersée le 26 mars 1994, au Pavillon Christofle, la vente de la bibliothèque musicale de la comtesse de Chambure, du 26 mai 1993 au 25 mars 1997 ou encore la vente de l’ancienne collection Rolf Jährling*48 du 27 mars 1995. Une œuvre de Guido Reni, La Vierge cousant avec trois anges, est adjugée 2 600 000 francs*49 lors d’une vente de tableaux anciens, le 6 décembre 2001*50.


 
Photographie de l'exposition de la collection Daum à la Tour Eiffel
Recto du catalogue de la vente de l'escalier de la Tour Eiffel


 

XXIe siècle, l’association Rémi Ader – David Nordmann




En 2004, David Nordmann rejoint la maison Ader.
L’étude ADER réalise une progression spectaculaire de son produit de ventes, passant d’un total d’adjudication de 600 000 € en 2004 à plus de 20 millions d’euros à partir de 2013*51. David Nordmann met en place une politique d’hyper-spécialisation établissant des collaborations privilégiées avec les experts français les plus réputés dans leur domaine : estampes, manuscrits autographes, livres, art du XXe siècle, photographies, livres de photographies, miniatures, bijoux, argenterie, Extrême-Orient, art de l’Islam et de l’Inde, art russe, militaria, franc-maçonnerie ou encore Judaïca*52. Les tableaux modernes et contemporains, parmi lesquels se distinguent les peintres étrangers de la place de Paris ou l’abstraction des années 1950, domaines chers à David Nordmann, sont également l’un des secteurs phares de la maison de ventes ADER.
Dès le début de l’association entre Rémi Ader et David Nordmann, des ventes importantes sont organisées. Le 6 décembre 2006, une huile sur toile d’ Albert Marquet, Matin à Porquerolles, est adjugée 360 000 € *53-54. Le 16 juin 2007, les amateurs de la conquête spatiale, médusés, voient exposé devant l’Hôtel Drouot un vaisseau soviétique photon venu de l’espace. Celui-ci est vendu 86 000 €*55. Toujours au chapitre de l’insolite, la maison de ventes disperse la collection sur le cinéma underground, série B et d’horreur de l’inclassable Jean-Pierre Dionnet*56. En 2008, dans le domaine de l’abstraction des années 1950, un tableau de Gérard Schneider, Révolution, est adjugé 173 488 €*57, le 18 avril*58.
Cette même année, le 25 juin, un plat en porcelaine d’époque Yuan est adjugé 816 000 €*59.

Le 20 mars 2009 revient à l’étude ADER l'occasion de disperser la succession Jean Bourgogne, arrière-petit-fils d’ Émile Gallé. Plusieurs œuvres importantes du célèbre verrier sont dispersées dont un vase Les Hommes noirs, 1900 par Gallé et Victor Prouvé pour 183 750 €*60.

En 2010, l’étude ADER est classée 20e maison de ventes française par le Conseil des ventes volontaires*61. Cette année est marquée par la vente d’une partie de la collection Jacques Prévert, à Drouot-Richelieu, le 9 juin 2010 *62. La planche scénaristique des Visiteurs du soir est préemptée par la Bibliothèque nationale de France.

En 2011, l’étude ADER propose, à l'Hôtel Drouot les 17 et 18 novembre, la collection André Bernard*63 réunissant 820 lots autour de la vie et du travail de Sacha Guitry. La vente totalise plus d’un million d’euros, et André Bernard offre au théâtre Georges VII, le grand portrait de Lucien Guitry par Antonio Ortiz-Echagüe.

En 2013, ADER atteint la 10e place des meilleures sociétés de ventes volontaires françaises, avec un produit vendu de 20 millions d’euros*64. Les ventes emblématiques se succèdent. Le 11 avril, au cours d’une vente de dessins anciens et modernes à l'Hôtel Drouot, trois records du monde sont battus dont un pastel du Grec Démétrios Galanis qui atteint 117 724 €*65. Le 20 avril est dispersé l’ameublement signé Philippe Starck du célèbre restaurant Kong à Paris*66. Le 17 novembre, le fonds photographique de l’ Institut catholique de Paris crée l’événement. Un album sur le Mexique réalisé par Désiré Charnay est adjugé 225 000 € *67. 2013 est également l’occasion pour ADER d’inaugurer un nouveau bureau à Neuilly-sur-Seine, 42 rue Madeleine Michelis *68.

En 2014, l’étude ADER présente 55 ventes thématiques cataloguées. Plusieurs temps forts sont à noter. Le 6 octobre, les collections de la créatrice Michèle Gignoux sont proposées aux enchères et donnent l’occasion d’une exposition pendant la Nuit blanche de Paris*69. Le 18 novembre, c’est au tour de l’exceptionnelle collection de manuscrits de femmes réunis par le marquis de Flers*70 d’attirer les amateurs du monde entier à la salle des ventes Favart. Une lettre de Catherine d’Aragon, reine d’Angleterre, est adjugée 68 750 €. Dans le domaine des arts décoratifs, il faut attendre le 5 décembre pour voir le lampadaire Trompette de Giacometti être adjugé 500 000 €.
En 2015, plusieurs lots vendus ont fait l’objet de records mondiaux. Une suite d’estampes d’Edouard Vuillard est adjugée 187 616 € le 28 mai *71 , une toile du peintre Alois Heinrich Priechenfried, Rabbins en méditation, adjugée 75 000 € lors de la vente Judaïca du 22 avril*72 et un dessin de León Ferrari, artiste argentin, vendu 67 500 € le 12 juin*73.

L’étude participe à l’enrichissement des collections publiques. Parmi les nombreux objets ou manuscrits acquis par les institutions, on note : quatre lettres autographes de Charles de Gaulle aux Archives de France (2010), une Bible enluminée du XVIIIe siècle au Louvre Abu Dhabi (2013), une dague Algue de Sarah Bernhardt au musée du Petit Palais (2014), une miniature indienne du Haut-Penjab au musée Guimet (2015), des carnets de jeunesse de Jean-Émile Laboureur à l’INHA (2015) ou enfin un dessin d’Ephraïm Moses Lilien au musée d’Art et d’histoire du judaïsme (2015)*74.


 
Rémi Ader
Portrait de Rémi Ader
catalogue
Portrait de David Nordmann au marteau


 

La rue Favart – salle des ventes Favart - Paris



La rue Favart est le fief historique de la maison ADER. D’abord située au 6, l’étude déménage au 12 de la rue Favart en 1956. Après la dissolution de la société ADER PICARD TAJAN, l’étude est temporairement transférée rue Saint-Marc pour revenir en 2009 au 3 de la rue Favart. La maison ADER est située en face de l’ Opéra-Comique, à l’angle de la rue Favart et de la place Boieldieu*75. D’importants travaux d’agrandissement sont entrepris pour répondre aux besoins croissants d’une étude en expansion. Ces travaux lui permettent d’installer au rez-de-chaussée une salle des ventes et d’aménager les étages pour mieux accueillir les experts et la nouvelle génération de collaborateurs. À deux pas de l’Hôtel Drouot, la maison ADER est restée dans le cœur du quartier des collectionneurs, experts et amateurs.


 

La rue Madeleine Michelis – Neuilly-sur-Seine



En 2013, l'étude ADER ouvre un bureau à Neuilly-sur-Seine, dirigé par Nicolas Nouvelet. Cette antenne de la maison de ventes historique procure expertises et inventaires.

 

Annexes



Bibliographie

Isabelle Rouge-Ducos, Le Crieur et le Marteau, Belin, 2013.
Patrick Michel, Le Commerce du tableau à Paris dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, Presse universitaire du Septentrion, 2007.
Répertoire des tableaux vendus en France au XIXe siècle, Burton B.Fredericksen, Benjamin Perronet, 1998.
Michel Beurdeley, Trois siècles de ventes publiques, Tallandier, 1988.
Alain Quemin, Les commissaires-priseurs, la mutation d'une profession, Revue française de sociologie,1999.
Arthur Bloche, La vente des diamants de la couronne, son histoire, ses préparatifs, ses résultats : avec le catalogue raisonné des joyaux, précédé de la reproduction du catalogue officiel et orné de 35 dessins des principaux bijoux, Paris, Quantin, 1888.




Notes et références
 
  1. ADER se place à la 9e place des premières maisons de ventes aux enchères de France. Rapport d'activité 2014 du Conseil des Ventes Volontaires.http://www.conseildesventes.fr/sites/default/files/CVV_Flipbook_2014.pdf [archive]
  2. www.ader-paris.fr

  3. « Marchands, connaisseurs et curieux à Paris au XVIIIe siècle », Revue de l’art, no 43, 1979.
    Isabelle Rouge-Ducos, Le Crieur et le Marteau, Belin, 2013, op. cit., p. 37-38.

  4. Isabelle Rouge-Ducos, Répertoire des commissaires-priseurs de Paris et du département de la Seine (1801-1937), document créé en 2011 par la chargée de mission aux archives privées, Archives nationales.
    Tableau des nominations et mutations des huissiers-priseurs, Archives nationales de Paris.

  5. Benjamin Peronnet, Collection et marché de l’art en France : 1789-184, actes du colloque, Paris, INHA, Institut national d'histoire de l'art, 4-6 décembre 2003.

  6. Patrick Michel, Le Commerce du tableau à Paris dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, Presse universitaire du Septentrion, 2007, op.cit., p. 88.
    Isabelle Rouge-Ducos, Le Crieur et le Marteau, op.cit., p. 87.

  7. Registre des déclarations des ventes des commissaires-priseurs (floréal an IX-germinal an X), Chambre des commissaires-priseurs de Paris.

  8. Patrick Michel, Le Commerce du tableau à Paris dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, Presse universitaire du Septentrion, 2007, op. cit., p. 88.

  9. Répertoire des tableaux vendus en France au XIXe siècle, Burton B. Fredericksen, Benjamin Perronet, 1998, op.cit., volumes I & II.

  10. Quitus de la chambre des commissaires-priseurs, Chambre des commissaires-priseurs de Paris.

  11. Quitus de la chambre des commissaires-priseurs, Chambre des commissaires-priseurs de Paris.

  12. Journal des commissaires-priseurs, 1843, Archives nationales, cote BB29 735 à 39.

  13. Michel Beurdeley, Trois siècles de ventes publiques, Tallandier, 1988, op. cit., p. 145.

  14. Quitus de la chambre des commissaires-priseurs, Chambre des commissaires-priseurs de Paris.

  15. (soit ~ 1 295 745 €), Selon le cours du franc en France de 1786 à 1840. 1 franc équivaut à 8,17 euros de 2007, le convertisseur INSEE tient compte de l’inflation du cours de l’euro entre 2007 et 2014.

  16. Journal des amateurs d'objets d'art et de curiosité, 1885-1858 (T5), op. cit., p. 54.
    Vente publique à Paris des objets d'art et de curiosité de la collection Humann, Archives de Paris, cote D42E3 31-38.

  17. (soit ~ 16 535 569 €), Selon le cours du franc en France en 1858. 1 franc équivaut à 8,17 euros de 2007, le convertisseur INSEE tient compte de l’inflation du cours de l’euro entre 2007 et 2014.

  18. (soit ~ 31 515 935 €), Selon le cours du franc en France en 1871. 1 franc équivaut à 8,17 euros de 2007, le convertisseur INSEE tient compte de l’inflation du cours de l’euro entre 2007 et 2014.

  19. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6455555s/f21.image [archive]
    archive].
    Arthur Bloche, La vente des diamants de la couronne : son histoire, ses préparatifs, ses résultats : avec le catalogue raisonné des joyaux : précédé de la reproduction du catalogue officiel et orné de 35 dessins des principaux bijoux, Paris, Quantin, 1888.

  20. Minutes et procès-verbaux de Me Duchesne, Chambre des commissaires-priseurs de Paris, Archives de Paris, côte, D42E3 76 à 86.

  21. http://www.inha.fr/fr/ressources/publications/publications-numeriques/dictionnaire-critique-des-historiens-de-l-art/goncourt-jules-et-edmond-de.html [archive] http://www.idref.fr/151930937

  22. Michel Beurdelay, Trois siècles de ventes publiques, Tallandier, 1988, op. cit., p. 145.

  23. Michel Beurdelay, Trois siècles de ventes publiques, Tallandier, 1988, op. cit., p. 147.
    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64711831 

  24. Alain Quemin, Les commissaires-priseurs, la mutation d’une profession, Anthropos, 1997.
    Archives de Paris, côte D43E3 168 – D43E3 85 / 86.
    Bulletin de l’art, 1911.

  25. Gazette de l’Hôtel Drouot, 8 avril 1932

  26. (soit ~ 391 770 992 €), compte tenu de l'érosion monétaire due à l'inflation, le pouvoir d'achat de millions d’anciens francs en 1932 correspond à 3 917 709,92 euros en 2014. Convertisseur monétaire INSEE- http://www.insee.fr/fr/service/reviser/calcul-pouvoir-achat.asp

  27. Jean Ader, Un certain marteau d'ivoire, Artip Communication, 2007, op. cit., p. 7, p. 69.
    Comédia, 8 avril 1933.

  28. M. Philippe Houillon, député. Sénat : 210, Rapport fait au nom de la Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République sur la proposition de loi (no 2002), adoptée par le Sénat, de libéralisation des ventes volontaires de meubles aux enchères publiques, rect., 533, 534 rect. (2008-2009) et T.A. 13 (2009-2010).
    http://www.assemblee-nationale.fr/13/rapports/r3019.asp 

  29. Maurice Hamburger, Une grande institution, les ventes publiques, la gazette du palais, 21 juillet 1975.
    Cabinet Portier, Les Cent Ans du Cabinet Portier, 2009.

  30. M. Philippe Houillon, député. Sénat : 210, Rapport fait au nom de la Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la république sur la proposition de loi (no 2002), adoptée par le Sénat, de libéralisation des ventes volontaires de meubles aux enchères publiques, rect., 533, 534 rect. (2008-2009) et T.A. 13 (2009-2010).
    http://www.assemblee-nationale.fr/13/rapports/r3019.asp [archive]
    Art Antique Auctions, mai 1979.

  31. (soit ~ 268 154 214 €), compte tenu de l'érosion monétaire due à l'inflation, le pouvoir d'achat de 1 148 millions de francs en 1989 correspond à 268154214,06 euros en 2014. Convertisseur monétaire INSEE : http://www.insee.fr/fr/service/reviser/calcul-pouvoir-achat.asp

  32. (soit ~ 550 560 €), Compte tenu de l'érosion monétaire due à l'inflation, le pouvoir d'achat de 580 000 francs en 1972 correspond à 550 560,66 euros en 2014. Convertisseur monétaire INSEE- http://www.insee.fr/fr/service/reviser/calcul-pouvoir-achat.asp [archive]

  33. http://www.paristribune.info/Les-marches-d-Eiffel-ou-la-gloire-chez-soi_a7565.html

  34. (soit ~ 99 410 552 €), compte tenu de l'érosion monétaire due à l'inflation, le pouvoir d'achat de 400 000 000 anciens francs en 1987 correspond à 99 410 552 euros en 2014. Convertisseur monétaire INSEE- http://www.insee.fr/fr/service/reviser/calcul-pouvoir-achat.asp

  35. Le Figaro économique, 9 novembre 1987.

  36. Ader Picard Tajan, 1988-1989, Monelle Hayot, 1989, op. cit., p. 11.

  37. François Duret-Robert, Une étude déchirée.

  38. Ader Picard Tajan, 1988-1989, Monelle Hayot, 1989, op. cit., p. 139.

  39. id., ibid., op., cit., p. 136-137.

  40. Id., ibid., op., cit., p. 159.

  41. Id., ibid., op., cit.,p. 163.

  42. Id., ibid., op., cit., p. 11 et 12. (soit ~ 1 167 919 €), compte tenu de l'érosion monétaire due à l'inflation, le pouvoir d'achat de 5 000 000 d'anciens francs en 1989 correspond à 1 167 919 € en 2014. Convertisseur monétaire INSEE- http://www.insee.fr/fr/service/reviser/calcul-pouvoir-achat.asp.

  43. (soit ~ 923 055 €), compte tenu de l'érosion monétaire due à l'inflation, le pouvoir d'achat de 3 814 000 d'anciens francs en 1989 correspond à 923 055 € en 2014. Convertisseur monétaire INSEE- http://www.insee.fr/fr/service/reviser/calcul-pouvoir-achat.asp [archive].

  44. (soit ~ 847 062 €), compte tenu de l'érosion monétaire due à l'inflation, le pouvoir d'achat de 3 500 000 d'anciens francs en 1989 correspond à 847 062 € en 2014. Convertisseur monétaire INSEE- http://www.insee.fr/fr/service/reviser/calcul-pouvoir-achat.asp [archive]

  45. (soit ~ 5 082 372 €), compte tenu de l'érosion monétaire due à l'inflation, le pouvoir d'achat de 21 millions d'anciens francs en 1989 correspond à 5 082 372 € en 2014. Convertisseur monétaire INSEE- http://www.insee.fr/fr/service/reviser/calcul-pouvoir-achat.asp [archive]

  46. (soit ~ 5 203 381 €), compte tenu de l'érosion monétaire due à l'inflation, le pouvoir d'achat de 21 500 000 d'anciens francs en 1989 correspond à 5 203 381 € en 2014. Convertisseur monétaire INSEE- http://www.insee.fr/fr/service/reviser/calcul-pouvoir-achat.asp [archive]

  47. Id., ibid., op., cit., p. 24-25.

  48. Catalogue de l’Ancienne Collection Rolf Jährling, lundi 27 mars 1995.

  49. (soit ~ 487 734 €), Compte tenu de l'érosion monétaire due à l'inflation, le pouvoir d'achat de 2600000 francs en 1997 correspond à 5 203 381 € en 2014. Convertisseur monétaire INSEE- http://www.insee.fr/fr/service/reviser/calcul-pouvoir-achat.asp

  50. Catalogue de vente Tableaux modernes, tableaux modernes, bijoux orfèvrerie, céramique et objets d’art, meubles et tapis, Hôtel Drouot le 6 décembre 2001, annoté par Rémi Ader.

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  56. Fonds de l’étude ADER, catalogue de vente à Drouot, Collection sur le cinéma underground, série B, 19 novembre 2006.

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  58. Fonds de l’étude ADER, catalogue de vente à Drouot, Abstraction des années 1950, 18 avril 2008.

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